‹ Une journée parlementaireChapitre 54 sur 61 · ACTE TROISIEME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIEME

rence peuvent tuer ton affection. Partons, je t'en supplie.

MADAME THLRIXGE

André, dis-moi plutôt que tu as une minute de faiblesse, de défaillance physique sous cette journée trop lourde, mais tu es brave, tu ne laisseras pas ton honneur en péril.

Tiicr.iNGE, s' agenouillant.

Tu repousses ma demande, petite fille? Tu ne m'aimes donc plus?

MADAME THIRINGE

C'est parce que je t'aime que je ne peux pas fuir. Je ne veux pas que tu semblés coupable. Nous leur ferons tête tous deux. Et puis alors, si la politique t'écœure toujours, si ton dégoût n'est pas la lassitude d'une affreuse journée, soit! je ne m'opposerai point à ton bonheur. Penses-y encore, et si tu persistes dans ton sentiment, nous quitterons tout ; je ne serai plus belle que pour toi.

TuuRiNGE, se relevant, essayant de rentraîner.

Tout de suite, Hélène ! partons. Une vie cachée, paisible, auprès de toi, rien que pour toi. Partons pour èlre heureux.

MADAME TUURINGE

Non, pas en fugitifs! Après m'avoir associée trop d'années à sa vie honteuse, Gaudechart m'imposerait aujourd'hui une humiliation pire qu'aucune de jadis. Jamais ! Paris ne doit pas croire que l'homme que

j'aime a fui. Attendons la calomnie et ses suites en iionnêtes gens.

TIIURINGE

Écoute ! J'entends quelqu'un ! On monte... Viens, nous n'avons pas fini d'être heureux. On monte ; on va nous empêcher de nous aim.er. Partons...

MADAME TIIURINGE

C'est impossible.

THURINGE

Tu neveux pas? Le temps presse. Les voici; partons.

MADAME THLRixGE, 671 pleuvs, épouvantée. Mon bien-aimé !

THLRIXGE

Tu refuses de partir ! Eh bien ! abandonne-moi. Va-t-en! (Il la pousse vers laporle.) Je suis perdu.

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