PREFACE. V
connaissances et leur énergie au développement de l’agriculture et à la prospérité du pays. Les femmes instruites qui appartiennent à cette classe, ont aussi un noble rôle à remplir : elles doivent rechercher, par l'étude et par l'observation, toutes les pratiques connues qui peuvent enrichir la famille, lui rendre attrayant le séjour de la campagne, attacher, par là même, le enfants au sol qui les a vu naître, et accroître dans leur cœur l'amour de la patrie.
Celui qui a écrit ces lignes, ne peut prendre congé de ses lecteurs sans demander le bienveillant concours de tous les véritables patriotes, dans le but de régénérer notre agricr:lture. Il faut bien, malgré soi, admettre qu’elle est aujourd’hui dans l’état le plus précaire : l'abandon de la propriété par le grand nombre de nos cultivateurs, qui vont à l'étranger chercher une existence meilleure, ne prouve que malheureusement trop la vérité de ce que nous avançons ici.
Unissons-nous donc, dans un effort suprême, pour combattre un aussi grand mal. Que le clergé, le meilleur ami du peuple, lui enseigne, plus fortement que jamais, ses devoirs sociaux ; lui fasse comprenüre qu'il se doit à lui-même, qu'il doit à sa famille et à son pays, de tirer des biens qu’il a entre les mains toutes les richesses qu'ils peuvent produire. Que nos maisons d'éducation à la campagne rappellent très-souvent à la jeunesse—aux tilles comme aux garçons, —que l’agriculture est la première et la plus grande source de bien-
être d'un pays; que le cultivateur honnête, industrieux, intelli-