‹ Une leçon d'agriculture [microforme]Chapitre 3 sur 49 · VI PREFACE · texte numérisé non relu

VI PREFACE

gent et instruit est le plus indépendant et le plus heureux des hommes. Que les personnes instruites habitant la campagne étudient sérieusement l’agriculture, et introduisent tous les perfectionnements qui peuvent, sans aucun doute, (1) augmenter la production des terres, et rendre l’agriculture plus profitable et plus attrayante. Que les terres des fabriques, celles qui appartiennent aux institutions publiques, aux communautés religieuses, etc., etc., deviennent de véritables fermesmodèles (c'est-à-dire des terres donnant les plus grands revenus possible), afin que le cultivateur puisse acquérir, par l'exemple d’une bonne pratique, les connaissances agricoles dont il a besoin. Que chaque maître et chaque maitresse d'école apprennent et pratiquent l’horticulture et l’arboriculture, et qu’ils se plaisent à en parler familièrement avec les personnes au milieu desquelles ils vivent. Que la jeunesse qui fréquente les écoles et les maisons d’éducaticn à la campagne, ait souvent l’occasion de visiter les terres, les jardins et les vergers les mieux cultivés, ainsi que les fromageries, les laite-

ries et les basses-cours qui donnent le plus de profits, et qui

‘sont les mieux entretenues. Que, dans chaque maison d’édu-

cation, un professeur, au moins, soit chargé d'étudier: spéciale- ; » » le]

nent l’agriculture ; qu'il se tienne au courant de tous les perfec-

(1) Nous soulignons les mots sans aucun doute, parce qu’il est très-dangereux de se lancer, sans expérience, dans des essais infructueux. Ils ont toujours pour effet de préjuger la population agricole, peu instruite, et de lui faire croire que tout ce qui est nouveau pour elle est mauvais, et qu’en agriculture on ne peut rien lui apprendre d’avantageux.

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