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F1G. 61. Houe à cheval avec versoirs.
118 216. On ouvrira donc les rangs à la charrue, et on laissera un rang non ouvert pour chaque rang qu’on ouvrira : ce qui per-
214, Révelte des plantes-racines. Des patates; énnque à laquelle se fait la récolte; mettre les patates en tas sur le champ.—215, Les arrscher à la charrue; autres instruments employés à cêtte fin.—216, Manière d'ouvrir les rangs ; comment mettre les patates en tas ou silos ; les couvrir ; établir des ventilateurs: emyêcher toute humidité.
mettra au laboureur d'ouvrir plusieurs rangs à la fois. Puis,
eu quand les premiers seront ramassés, on pourra ouvrir ceux A ll qui sont laissés dans les intervalles. En ramassant les pommes #4 de terre, on en fera de suite de petits tas, qui pourront 4 ins contenir à peu près 40 minots, et qui devront rester sur le 4 uit champ jusqu'à ce que les patates soient bien sèches. La Ki ps gravure suivante indique comment se font ces tas. Ils à sont doivent avoir trois pieds de :
due largeur sur une longueur ut Ar convenable, et une hauteur 1 PU aussi considérable que pos- À q® sible. On couvre ensuite ces à tas de.10 à 12 pouces de # d’ar- paille, puis de 2 à 3 pouces de F1 et la terre, qu'on bat avec le dos :) ver- dE ES dela ferré. On fait au des- % entée F16. 61 Patates mises en tas, avant de SUus, un trou de trois pouces Ai rique les encaver, que l'on bouche avec de la e des paille, afin de faire disparaître l'humidité du tas, et en laisser f! qu'ils échapper la chaleur. Si l'on n'a pas le temps de couvrir im- LA médiatement les tas de terre, il faut les abriter (abrier) chaque it ! soir, avec de la paille, pour ne pas que la pluie y pénètre, et se | Ü hâter de couvrir la terre et de la battre, avant que la pluie 4 vienne mouiller toutes les patates et les expose à pourrir. 1 Si les patates étaient entrées tout humides, ou dans une cave 1 chaude, elles courraient risque de pourrir complètement avant À l'hiver. | 1 21/. Il faut, chaque après-midi, ou plutôt, s'il y a apparence A de pluie, herser plusieurs fois la partié du champ qui a été ! ramassée après le passage de la charrue ; car si l’on négligeait 1 de le faire, une grande quantité de patates, à peine couvertes ; | = de terre, seraient exposées aux gelées, si fréquentes dans nos | il à nuits d'automne. | | sera un 218. Aussitôt que la pièce est arrachée et hersée sur le long, | i per- il faut également herser sur le travers, et ramasser de nouveau les patates qui peuvent se trouver à la surface. Après ces b fait la .
la char- PU PRE ES es TANGS ; 217. Herser la partie arrachée et ramarser avant la nuit.—-218. Herser touts ; ventila- la pièce, aussitôt les patates arrachées ; 2 Vantage de labourer immédiatemeni. /X 2! 14 UX à TS
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opérations, si elles sont bien faites, il en restera bien peu en terre. Si l’on peut labourer de suite, pour les guérets d’automne, et faire suivre la charrue par une ou deux personnes, il ne doit rester aucune patate en terre.
219. Pour conserver les patates, il faut une cave sèche, où il ne gèle point, mais où l'air circule librement, Couvrir les patates, en les entrant dans la cave, d'un peu de chaux vive, mélangée à trois fois son poids de sable bien sec, est un excellent préservatif, qui les assèche parfaitement, et ne leur donne aucun mauvais goût.
220. Pour récolter les betteraves, les carottes, et les panais, il ne faut pas attendre trop tard. Ces racines sont sensibles à la gelée, et se conservent mal en cave lorsqu'elles ont déja souffert du froid. On devrait donc, règle générale, les encaver au commencement d'octobre. Si la terre est durcie, ilest bon de faire un sillon de charrue, le plus près possible de ces légumes, afin de pouvoir ensuite les arracher sans les briser, Les fanes ou feuilles de ces légumes sont très-recherchées par le bétail ; mais il est bon de leur en donner peu à la fois, pour ne point les exposer à des diarrhées qui peuvent les affaiblir beaucoup. Il faut couper les feuilles sans attaquer le légume, On fera bien de corder ces légumes dans les caves, et de laisser de petits intervalles entre les rangées, afin que l'on y circule librement. On gagnera ainsi de l'espace, et les légumes se conserveront mieux.
221. Les navets peuvent rester sur le champ plus longtemps que tous les autres légumes, et endurer, sans dommage, une gelée assez forte, pourvu que la terre dégèle avant qu'on les entre. Il faut couper toutes les feuilles avec soin, afin de ne pas attaquer les nav ets eux-mêmes. Eviter également de les meurtrir pendant qu'on les encave, car ces meurtrissures les exposeraient à se gâter. Les feuilles de navet, ou de chou
219. Cave à l’àäbri de la gelée; " -nière d’assécher les patates.—220. Se hâter de récolter les betteraves, les ca as et les panais. Eviter la gelée ; quand récolter et comment; fanes pour le bétaii; ne lui en donner que peu à la fois ; corder les légumes: intervalles à laisser entre eux; avantages de cette pratique.—221. Les navets se récoltes en dernier lieu; précaution que l’on doit prendre en coupant les feuilles ; ne point donner les fenilles au bétail; les enfuir,
de Siam, ne font aucun bien au bétail, surtout après les gelées d'automne. Il vaut donc mieux les étendre sur le champ pour les enfouir à la charrue, afin qu'elles engraissent la terre.
222. DU BEURRE.—-I1 est un produit de toutes les saisons,on pourrait dire de tous les jours ; un produit qui se fait sars bruit, sans dépense, sans avoir rien à débourser pour les frais de main d'œuvre ; un produit qui fait ressortir les talents, l'intelli’ence, la bonne conduite qui doit présider dans la maison du cultivateur ; enfin un produit, le plus profitable de tous, quand il est bien fait, puisqu'il est toujours fort rare, trèsrecherché, et chèrement payé : je veux parler du beurre, En effet, pour le cultivateur canadien, qui a la bonne fortune d'être secondé par une femme intelligente, propre et industricuse, le beurre est certainement une source de revenus considérables, profits, comme nous venons de le dire, et de plus, l’oblige à avoir un grand nombre de vaches, qui lui donneront les engrais nécessaires à sa terre. Comment se fait-il donc que cette branche de l'industrie rurale soit si négligée et qu'elle donne si peu dans notre pays? Si l'on disait que pas plus d’un cultivateur sur cent vend du bon beurre, on se sentirait presqu'insulté, et pourtant n'est-ce pas très-vrai ?
223. Qu'y a-t-il donc de si difficile dans la fabrication du beurre de premier choix ?— Rien.-— Il faut tout simplement (1) une propreté scrupuleuse, depuis le moment où l'on trait les vaches, jusqu'à celui où le beurre est vendu ; (2) éloigner du lait et du beurre tout ce qui pourrait sentir mauvais ; car rien n'est plus délicat que le lait, et rien n'absorbe plus vite les mauvaises odeurs ; (3.) conserver le lait dans une laiterie fraîche, et bien aérée ; (4.) écrémer le lait, aussitôt que la crême est toute formée ; (5.) tenir la crème ax frais, et la brasser un instant, avant d'y mêler de la nouvelle ; (6.) faire le beurre avant que la crème vieillisse ; (7.) élaiter parfaitement le beurre sans l’a-
222. Du Beurre. Valeur de sa production; avantages qui en découlent ; pourquoi ce produit est-il si négligé ?—223, 11 règls pour la fabrication du bon beurre,
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mollir, et le saler éga!ement, dans toutes ses parties, avec du sel fin ; (8.). battre le beurre une seconde fois, au bout de 24 heures ordinairement, avant de le mettre en tinette ; (9.) ne jamais faire le beurre ni le battre avec la main, puisque le beurre ainsi fait ne peut pas se conserver longtemps (si la quantité de beurre à faire est très-petite, servez-vous d’une palette ou d’une cuillère, mais jamais de la main) ; (10)Choisir des tinettes de bon bois, parfaitement étanches, préparées de manière que le beurre n’y prenne point de mauvais goût ; (11.) couvrir le beurre d’une couche de bon sel, et d’un linge de toile, et bien fermer les tinettes : voilà tout ; mais en voilà trop, paraît-il, puisque si peu de cultivateurs parviennent à vendre du beurre passable.
224. Sur ces onze règles, il y en a neuf qui sont à la portée de tout le monde ; la femme la plus pauvre peut les mettre en pratique si elle le veut. Les deux autres peuvent également s'adapter à toutes les positions et à toutes les bourses, avec un peu de bonne volonté.—Mais, direz-vous, dans nos grandes chaleurs, n'a pas une laiterie fraîche qui veut.—Pardon; rien n'est plus facile, si vous le voulez. Si vous n’avez pas une laiterie parfaitement fraîche, vous pouvez vous faire une glacière dans la cave de votre maison, avec quelques planches, et du bran de scie, ou du tan. Ou bien faites tout simplement, à côté de votre laiterie, une remise de 12 pieds carrés tout au plus, dans laquelle vous corderez quinze à vingt charges de glace sur la terre, après que vous y aurez mis un pied de tan, ou de bran de scie ; mettez 18 pouces de tan, ou de bran de scie, entre l'entourage de votre remise et la couche de glace ; recouvrez la glace d'une épaisse couche de tan, et vous aurez une glacière de première qualité.
225. Si la clacière et la laiterie avaient un toit commun, ceile-ci serait toujours suffisamment fraiche ; dans le cas contraire, il faudrait y mettre un gros morceau de glace, enveloppé de plusieurs doubles de flanelle, ce qui la rafraichirait suffsamment.