Je connais des cultivateurs qui vendent régulièrement
Vase
F16G. 62, Baratte perfectionnée.
227. Choix des tinettes; les faire en chêne; préparation des tinettes ; plantes aromatiques employées pour donner aux tinettes une bonne odeur; propreté et vigilance qu’exige a fabrication du beurre.—228, R'atte perfectionnée.—229, Différence de cent pour cent et plus dans le p;:.x du beurre ; perte que l’on éprouve en fabriquant du mauv: : beurre.
30 centins la livre tout le beurre en tinette qu'ils peuvent faire pendant l'année. J'en connais d’autres qui demeurent près des villes, et qui obtiennent des épiciers quarante sous pour chaque livre de beurre qu'ils leur envoient. Je connais de plus une femme qui vend tout son beurre (elle en fait au-delà de 1000 livres par année) deux chelins la livre, en moyenne. Mais j'en connais aussi en très-grand nombre qui n’en obtiennent pas plus de dix-huit sous, en moyenne, parce que leur beurre n’est point de première qualité,
230. Une bonne vache ordinaire, bien soignée, donnera au moins 150 livres de beurre par année. Six de ces vaches donneront 900 livres par année, ce qui, à 18 sous, formera la somme de $135 ; tandis qu'à 30 centins, le prix en gros du beurre salé de premier choix, on aurait $270. Voilà donc, sur le produit de six vaches seulement, $135 de perdues, chaque année, pour la masse des cultivateurs. Y avez-vous songé, mères de famille qui ne savez comment doter vos filles ? Enseignez-leur donc à faire du beurre dé première qualité ; ce sera déjà une source de fortune pour les heureux cultivateurs qui les épouseront. Et si vous joignez l’économie à la pratique de cet art, vous aurez de plus, et sertainement, de beaux écus sonnants a mettre dans leur corbeille de noces.