‹ Une lecture par jour, mosaïque littéraire, historique, morale et religieuse, composée de 365 pièces extraites des prosateurs françaisChapitre 43 sur 370 · M.\D.\ME · texte numérisé non relu

M.\D.\ME

Quoi(pic je doive mourir par un arrêt signé de votre main , ne pensez ])as (jue je uu'ure votre ennemie. Je suis d'une religion qui m'apprend à supjtorter tous les maux du monde, connue la véitre vous permet de les faire impunément'. Dieu (pieje sois condanuiéecouune criminelle, je n'en suis pas moins innocente. Je serai décapitée, non pour avoir voulu vous ôter la vie, mais pour avoir porté une coiironneaprès laquelle vous soupiriez. La foi<iui fit prier saint l'aul pour Aérou , me fait aussi prier pour vous. D'ailleurs une reine illégitime2 n'est pas digne de la colère d'une reine qui tient son sceptre de la justice et de sa naissance.

Ce langage vous choquera sans doute ; mais, condamnée à la mort , qu'ai-je à craindre? Mon supplice, (pie vous regardez comme ignominieux, mettra le comble à ma gloire. Ne croyez pas m'avoir inunf)lée iminiuément; souvenez-vous cpTim jour vous serez jugée ainsi qui; moi. Loin de souhaiter de me voir vengée, (pioiipie cette vengeance fiU juste, je m'estimerais au contraire iuHniment heureuse, si la mort temporelle tiue je vais soulFrir vous conduisait au chemin de cette autre vie (pii doit durer autant (pie l'éternité.

Adieu. Madame, songez (prune couronne est un bienfait dangereux , puis(pi'elle a fait perdre la vie à votre cousine'.

il se calma auxsiltM, .se mit a sourire, et me donna un ouvrage qu'il venait (le publier. " Kevenez , dit-il, «lan» linéiques jours, et apporle/.-moi rilliiérairc que vousnCavez promis.» Le soir même , inqui<.'t, je relournai chez lui, et il resta prts d'une heure sans me parU-r, se promenant diin roin de la chambre à l'antre, et je sorti» pcrsna<IO de sini alicnaliou mentale. I.c lendemain, il n'était |)lu» I C'Olall a la llr de dCceml»rc Wl'i.

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