‹ Une lecture par jour, mosaïque littéraire, historique, morale et religieuse, composée de 365 pièces extraites des prosateurs françaisChapitre 64 sur 370 · MIRABEAU · texte numérisé non relu

MIRABEAU

Pîir «m ^loqiioncp piiissanlo .

Oc notre librii^ naiSKanle Jo vois les ciincniis vaincus!

(.iih.MEft. —

Le plus audacieux des chefs populaires, celui qui, toujours en avant, ouvrait les d('libérations les plus hardies, était Mirabeau. Les absurdes institutions de la vieille monarchie avaient blesse des esprits justes et indigne des cœurs droits ' ; mais il n'était pas possible; (prelles n'eussent froissé (piehpie Ame ardente et irrité de grandes passions 2. Cette Ame fut celle de Mirabeau, qui, rencontrant dès sa naissance tous les despolismes, celui de son père, du gouvernemenl et des tribunaux, employa sa jeunesse à les combattre el à les haïr. 11 elait né sous h; soleil de la Provence, el issu d'une famille noble. De bonne heure il s'était fait connaître par ses désordres, ses querelles el une éloquence emportée. Ses voyages, ses observations, ses inunenses lectures lui avaieiiî. tout ap])ris, et il avait tout retenu. Mais outré, bizarre, sophiste même (juand il n'était pas soutenu par la passion, il devenait tout autre par elle, rromptement excité j)ar la tribune et la présence de ses contradicteurs, son esprit s'enfiaminail : d'abord ses premières vues élaient confus(!S, ses paroles entrecoupées, ses chairs palpitantes ^, mais bient('H venait la lumière; alors son esprit faisait eu un instant le travail des années; et à la Irilnine même, tout était j)0ur lui découverte, expression vive et soudaine. (Contrarié dt; nouveau, il revenait plus pressant et plus clair, et présenlail la vcrilé en images frap-

pantes ou terribles. Les circonstances étaientelles diffrciles. les esprits falijîués d'une lon- Que discussion, ou iiUiniidés par le danger, un cri, un mol décisil' s'eohappail do sa bouche, sa tôt»' se montrait elfrayanle de laideur et de génie, et rassemblée éclairée ou ralVermie rendait des lois, ou prenait des résolutions magnaninu'S.

Fier de ses hautes qualités, s'égayant de ses vices, lour h tour allier ou souple, il séduisait les uns par ses ilalleries, intimidait les autres par ses sarcasmes, et les conduisait tous à sa suite par une singulière puissance d'entraînement. Son [)arli élait partout, dans le peuple, dans rassemblée, dans la coiu" même, dans tous ceux enfin au\(iuels il s'adressait <lans le .moment. Se mêlant familièrement avec les hommes, juste «piaïul il fallait l'être ^ il avait applaudi au talent naissant de Rarnave &, qnoiqu'il n'aim;U pas ses jeunes amis ; il appréciait l'esprit profond de Sieycs ^, et caressait son iiumcur sauvage ; il redoutait dans Lafayette une vie trop pure; il détestait dans Necker ^ un rigorisme extrême, une raison orgueilleuse, et la prétention tlè gouverner une révolution qu'il savait lui appartenir. Il aimait peu le ilue d'Orléans et son ambition incertaine; et il n'eut jamais avec lui auciui intérêt commun. Seul ainsi avec son génie, il attaquait le despotisnue qu'il avait juré de détruire, dépendant, s'il ne voulait pas les vanités de la monarchie, il voulait encore moins de l'ostracisme des républiques; mais, n'étant pas assez vengé des grands et du pouvoir, il continuait de détruire. D'ailleurs, dévoré de besoins, mécontent du présent, il s'avançait vers un avenir inconnu, faisant tout supposer de ses talents, de son ambition, de ses vices, du mauvais état de sa fortune, et autorisant, par le cynisme de ses propos, tous les soupçons et toutes les calomnies.

— TniERs.—

Uistdirodo la révitlnlion franraisc.

TniERS {Adolphe),

Ministre de l'intérieur et l'un de nos écrivains distin[i;ués. naquit à Marseille, vers n'js.

Son premier essai en littérature fut un Éloge de f aurcnnrrjues, proiiosé par la société académique d'Aix, (jui lui ailjuj;ea le |)rix. Attaché en- 1 suite à la rédaction du Coustilufionnel, il rendit comptP de l'exposition du Louvredei822; et, Tannée suivante, il rédijjfa le bulletiu politique des Tablellcs lnston'(jnes. 11 fit ensuite un voyafçe aux Pyrénées, dont il doinia une relation intéressante ; mais son ouvrage capital, celui qui fera sa gloire dans la postérité, c'est son Histoire de la lîévoluf ion fronça ise. Ce livre a tout l'intérêt d'un grand drame qui se passe sous vos yeux: vous voyez la révolution naître, fjrandir, régner par la terreur et la gloire, pour tomber ensuite aux mains puissantes de Napoléon. Les personnages qui ont joué

un rôle dans ce drame terrible se montrent ù vous a\ec leur physionomie; vous les entendez parler, vous les voyez a[;ir. l'ii slyle piMorescpie el animé donne au récit le mouvement et la \ie. I/liistorieu n'est i)as accablé sous le poids de sa tâche; il jelle sur les hommes et sur les choses un regard impartial, cl son esi)rit, dégagé de toute i)assion i)()litique, plane au-dessusde celle grande épn((ue sans en être épouvanté ni irrité. Nommé député, el miinslre de l'Intérieur, M. Thiers a ajouté au litre (•"historien celui d'orateur : rien n'égale la vivacité . la pétulance , la chaleur el linépuisable fécondité de son éloquence.

' — Ces inslilutions avaient vieilli, mais il y a quelque injustice à les taxer toutes d'absurdité.

'^ — Kn etiel, son opinion reposait i)lus sur des passions que sur une loi politique quelconque.

' — Image un peu outrée.

* — Ouoi ! y aurait-il des cas où l'on ne doit point l'être?

^ — Jeune membre très-éloquent de l'Assemblée conslituaiile. Mirabeau disait de lui : « C'est un jeune arbre qui montera si ou le laisse croître. » Funeste i)ressenliment ! Barnave péril sur l'échal'aud ù trente-deux ans, le 29 novead)rc 1793.

^ — L'abbé Siej'es fit successivement partie de l'Assemblée constituante, de la Convention nationale el du Directoire; il fut l'un des trois consuls.

' — Ministre des finances , elpère de madame de Staël.

Observation générale. L'historien juge et peint ^lirabeau avec calme et précision; il l'analyse tout entier dans sou caractère, ses vertus et ses vices. Le si vie. ferme et animé, est bien en harmonie avec le

sujet.

-l(iGl.—/.ouis\\v cominenco à gouverner par lui-niC-nie.

lOUIS XIV.

L'orgticil (!c vos cités, ses sièges, ses bat.tillcs. Les palmes de Denain, les lauriers de Marsailtes, Ces arts, d'un doux loisir nobles amusements, A'os porls, vos arsenaux, voilà ses monuments! — Delille. —

Jamais la France n'eut autant d'éclat que sous Louis XIV, mais cet éclat, coiuiue on le sait trop, fut mêlé d'orages '. Sous lui, la France compta trente ans de victoires, et dix ans de désastres; elle contpiit des provinces, et vit ses provinces épuisées; elle donna la loi à l'Europe, et fut sur le point d'être démembrée par toutes les provinces de l'Europe 2. Ce contraste de malheur et de gloire, cette brillante administration pendant un temps, cette administration pénible et forcée l»endant l'autre, naquit des mêmes principes; tout fut enchaîné. Louis xiv etit dans son caractère je ne sais (pioi d'exagéré qui se répandit sur sa personne eoiume sur tout son règne : il fut jeté, pour ainsi dire, hors des

bornes do In nature '. Cependant cotte exatïeration nu'iuv lui donna une idée »te grandeur d'où résulta Iieaneoup dr iiicn. (l'est à elle (|ue Louis \iv tint les principales qualités lie son i'iiue; celte droiture, ennemie tie la dissinniiation. et qui ne sut jtresque janiais s'ahaisser à un dejjuisenient ; cet aninur île la {gloire (pii. en ele\aut s<'s sentinuMils. lui donnait de la dignité à ses propres yeux, et lui faisait toujours sentir le liesoin de s'estimer; cette application qui. dans sa jeunesse nuMne, fut toujours prèle à innnolt r le pi.uMr au travail ; cette volonté (pii savait donner une impulsion forte à toutes les volontés, et qui entraînait tout ; cette tlignite du commandement tpii. sans (pi'on sache trop \»onr(juoi. met tant de dislance entre un homme et un honnne, et, au lieu d'une ohéissance raisonnée. produit une obéissance irinslinct, vinj^t fois plus forte que celle de rellexion * ; ce désir de suj)ériorite (pi'il étendait de lui à sa nation, parce qu'il regardait sa nation connue ])arlie de lui-même et (pii le portait à tout perfectiomier ^ ; le goût des arts et des lettres, parce que les arts et les lettres servaient pour ainsi dire, de décoration à tout cet édifice de grandeur; enfin, la constance et la fermeté intrépide dans le malheur, (jui, ne jjonvant diriger les événements, en triomphait du moins, et prouva à l'Kurope qu'il avait dans son dme une partie de la grandeur qu'on avait cru *> jusque alors n'être (ju'autour de lui ". — Thomas. —

' — Image fidèle : jamais ratmosi)hère el le ciel n'ont i>lns de splendeur qu'au moment de l'orage.

^ — $(^rie d'antithèses , caractère i);u'liculier du .style de cet écrivain , el qui dénote |)liitùl les efforts d'ini rliéleur que les inspirations du génie et la SÙrelé du gnùl.

^ — Cette distinction entre le caractère et la personne, à jjiopos ài-jc ne sais quoi d'criu/rré, peut paraître obscure. On ne sait troj) ce que l'auteur entend par l'exagération de la i)ersonne , comme abstraclion de caractère. Dire i|ue Louis xiv fui, en conséciucnee de ce défaut, jelé, pour ainsi dire hors des bornes de la nature, ce n'est pas rendre plus facile rinlelligence de celle pensée.

* — Obéissance (le rcfltdion n'esl bien ici que par son opposition avec obéissante d'instinct. Dans un autre cas, il faudrait dire : Celle qui naît de la réflexion, cela est du moins i>Ius clair.

^ — On sailqiH'lle élendueil alliil)uail ù ce qu'on appellerait aujourd'hui son individualité , pui.squ'il disait: 'L'Ktat, c'est moi. »

*• — Cfv est ici iinaiiable eldoiU'étre, son complément direct étant la proi)osition suivante ex|)riinéeà l'infinitif. (Voyez ma (irammaire, n".','j'j. )

^ — Ce n'est au contraire qu'après lui (pie l'on a reconini tout ce qu'il fallait détaclier de .sa gloire en faveur des illustrations conlenqioraines ; mais de son vivant on lui rajtporlail la meilleure pari de la grandeur de .son siècli*.

Obsertntinn générale. Celte appréciation <st ex-

cellente, paire qu'elle est dépapée de l'esprit cour tisanesniie des écrivains qui Inienl trop en cimlael avec le i;rand Roi, et tprelle est à Palïri de liiiHuenee Il actionnaire i|ui nous a faits deiractenis dn passe. Nulle part Louis xi> n'a été plus pliiiosopliiipieineiil compris et expliqué.

ir>34.— Ëtablis.smirnl «le V Académie rrauraixc p.nr le eartUii.ll ttv liichclifu.

L'ACASEiaiE SILENCIEUSE.

Toujours Irop liU sn lioruiignc <-i.l finii- : Non , mm, ci" iiVsl point comme n rVcaiUmn- Ci' n'est point comme a l'Académie.

— IIlkà>gkk. —

Memphis • possédait inie académie célèbre dont le jirincipal statut était digne de l'ecolc de Pythagore ^. l^e voici : Los avodcmicicns penseront beaucoup, écriront peu, et parleront le moins possible. On l'appelait I'a- C.vnÉMiE siLEXciEisK, ct il n'y avait point dans l'Lgypte de savant «lislingiie qui n'etU l'ambition d'y être admis. Alamir, jeune Égyptien d'iuie érudition innnense el d'un jugement cx(inis, avait composé une excellente brochure inlilidée le lidillon. H travaillait encore à diminuer co chef-d'œuvre de précision, (piand il ap|>rit du fond ilc sa province qu'il y avait une jilace vacante dans l'Académie silencieuse : ipioiqu'il ne filt alors âgé que de vingt-deux ans ; quoiqu'ini grand nombre de concurrents briguassent la place, il arrive el se présente à la porte de la célèbre académie ■'. Une foule de bavartls et d'importuns, rôdant le long des galeries, s'approcîienl a la h;ite dn taciturne étranger; ensuite ils l'accablent, comme c'est la cotitinne. île mille questions à la fois. Alamir. marchant droit ïi son but, et sans proférer un seid mot, donne le billet suivant à l'huissier de la salle, pour le remettre au président de rangiiste assemblée: <i Alamir demande humblement la place vacante. » La cabale et l'intrigue y avaient déjà pourvu, et elle venait d'être accordée au protégé d'un Crésus ignorant. Le sénat silencieux fut désolé de ce contre-temps: il venait de recevoir ini froid bel-esprit, dont le verbiage amphigourique ennuyait extrêmement sans instruire en nulle façon, au lieu qu'Alamir, le fléau des babillards, n'énonçait pas une parole qu'elle ne portât sentence. Le moyen d'annoncer une nouvelle si désagréable à l'auteur du Bâillon? On ne savait comment s'y prendre, lorsque le président imagina cet expédient : il renqilil d'eau inie grande coupe, mais de manière (pi'nne petite goutte de plus l'eijt fait déborder à l'instant; puis il fit signe qu'on introduisit le candidat.

li MAllS.

Alaniir. la rou«;ciir sur le front, la tlémarrhe lente et posée, s'avança avec cet extérieur modeste qui sied si bien au vrai mérite. A son approche, le président de l'Académie se leva fort honnêtement et lui montra d'un air triste l'emblème fatal de son exclusion <. Souriant à cet aspect, le jeune Éi',vptien comprit aisément ce dont il était cpieslion, et ne se déconcerta point. Persuadé qu'un académicien surnuméraire ne di'ranjjerait rien, et ne porterait nulle atteinte à la loi, il ramassa une feuille de rose, qu'il vit a ses pieds, puis il la posa doucement sur la surface de l'eau où elle surnaiyea à son aise sans répandre la moindre larme *.

A cette réponse inf^îcnieuse, chacun battit des mains, et. d'un consentement unanime, on fit passer de main en main à l'aspirant le rej^istre de l'académie ; il y inscrivit son nom à la suite de ceux des récipiendaires ^, et traça en marge le nombre de cent qui était celui de ses nouveaux confrères. Posant ensuite devant ces chilires un zéro, par lequel il se désignait, il ajoute ces mots: (o, loo)^ <c Ils n'en vaudroîit fii plus ni moins. > "Également enchanté et de l'esprit laconique et de la modestie peu commune du jeune Alamir, le président l'embrassa avec cordialité, et le combla de caresses. 11 substitua ensuite le chiffre i au zéro qui précédait le nombre loo. et il écrivit à son tour (uoo) avec cette courte phrase: te Ils e7i vaudront dix fois plus. » — L'abbé I5la>chet. —

BLASCHET ( Fratiçois) ,

Né le 26 janvier itot, à Angerville, près d'Étampes. 11 termina ses études au collège Louis-le- Grand , et entra bienlôt dans les ordres. Son esprit , son rare mérite et surtout sa belle âme. le tirent aimer de ses maîtres et de ses condisciples parmi lesquels il eût trouvé de puissants protecteurs , s'il eût été homme à se laisser protéger; mais, vertueux dans toute l'acception du mol, aussi modeste que savant, il n'occupa que malgré lui des places à Versailles, et s'en désista le plus tôt qu'il le put, pour vivre dans l'élude et dans la retraite, à Saint-Germain-en-Laye où il mourut le 29 janvier 1784.

L'abbé Blanchet savait, outre les langues anciennes, l'anglais, l'italien, l'espagnol et presque toutes les langues orientales. On a de lui i" f^ariélés morales et amusantes , excellent ouvrage dans lequel sont traduits en prose élégante et pure les meilleurs morceaux du Spectateur, du Babillard, du Monde et autres journaux anglais; 2" Apologues et Contes orientaux , ouvrage qui a fourni à Andrieux le sujet de son Doyen de Badajoz , conte en vers.

Kous terminerons cette courte notice en citant des vers que l'abbé Blanchet avait composés pour un de ses amis, et que Dussaulx, de l'.'Vcadémie des Inscriptions, éditeur de ses contes, a fait graver au bas de son portrait, comme fidèle expression du caractère de cet homme estimable.

Piiis-je espérer de vivre au Temple de Mémoire? Mais qu'importe aprf's loul ! <l;m,s le .siècle où je vis. Je fais. i;r;\ccs au Ciel, tout le bien que je puis, l.e vrai bien, peu coiitni , peu vante dans Phisloire; .le renipli.s mes devoirs, je rC'tjle mes désirs. J'aime la ^;l()lre enfin plus q\w, le.s vains plaisirs, Et la vertu plus que la gloire.

' — Mcmphis, capitale de l'ancienne Egypte.

^ — Pythudorc , illustre i)hi!(>,sopIie de Samos. né environ 600 ans avant ,l.-C. , est le premier qui ])ril le titre de pliilo.soplie, ou junalciir de la .sai>,esse. 11 obligeait ses disciples à un silence de clnci années, leur jirescrivait un régime sévère, et exigeait qu'ils missent leurs biens en commun. 11 mourut n l'âge de quatre-vingt-dix ans.

^ — Cet emploi du présent pour le pas.sé rend la phrase i)lus expressive ; mais les autres verbes (les proi)Ositions complétives restent au i»assé; suivre à la lettre certaine règle des grammairiens, ce serait pécher grossièrement contre la langue.

"* — Ce n'était pas Veuiblènie, mais Vindiceàe l'exclusion.

* — Goutte serait ici le mot propre.

^ — Le récipiendaire est celui qui se présente pour être reçu dans une société, une compagnie.

Observation générale. Cet injîénieiix apologue, où l'abbé Blanchet nous t'ait assister à une séance d'une académie si éloquente avec le silence , si spirituelle avec des chiffres , est sans doute une innocente critique des académiciens de son temps, qui avaient retourné la devise de leurs confrères de Memphis. C'est un petit chef-d'œuvre de goût et d'esprit, écrit avec toute la pureté désirable.

- 17.ÏI.— MM. ll'oofi et Damkhi? v-isilent les ruines de Palmrre , découvertes en I6dl par deux négoeianls anglais.

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