‹ Une lecture par jour, mosaïque littéraire, historique, morale et religieuse, composée de 365 pièces extraites des prosateurs françaisChapitre 72 sur 370 · IJ) MARS · texte numérisé non relu

IJ) MARS

et lûiis iK'uv s'iijtprèlent à Uiikr IVscahulc du second rt-trancluinent.

— M"'« CoTTn.

«»' COTTIN (Sophie RlSTAUD),

Nik» l'i Totincins , en 1773 ; elle i^pousn , h n niis , tiii ric!ii'l)aiuiiiier ; n-sh-e veiivi' trois ans a|ir»\ssi>ii inaiiaj;e. t'ilc passa k- tesli- de sa vie dans la solitude et la méditation. Son talent fut loin;leui|is inconnu . nième i") ses amis. Kntin le roman de Ctahe (l'.llhc rêvëla nn écrivain plein de jiràccs et de sensiMIilé. Malrina, .lutclie MansficUl , Mothiliie. l\lis(tl>i'l]i,\:\ l'risc île Jvritho, accrurent successivement la réputation de l'auteur, dont la niodesliu el la simplicité égalaient le talent.

Les joies et les doulcnrs de rameur, les passions j;raves. profondes et orai;euses. qui naissent dans une àme ardente et exaltée, tels sont les sujets qu'elle a traités avec prédilection el peints avec \\n style brillant . riclie. et une imaj^inalion toute romanesque. Son roman de Mathildc , dont les lails se passent à la troisième croisade, el où se dévelopiM'ut avec une es|>èee de nia{;ie les admirables caractères de Mathildc, de Saladin et de Malch-.ldht'l, est rejjardé comme son chef-d'œuvre. Elisabeth, (|ue plusieurs placent au même ran{;, doit son intérêt à un senlimenl calme et «loux. la tendresse filiale, l.e style «le cet ouvrafje est pur et suave connue son sujet. I/auleur y peint avec un [tatliéticpie admirable les douleurs de l'exil, les affections de faïuille. le dévouaient et le courage persévérant d'une jeune fille, ainsi que les consolations de la foi.

.Madame Cotlin mourut le 25 août 1807, tlgée seulement de 31 ans.

' — Mathieu II de Mo)tl)norcnvx,%\\r\wmmii le Grand, contribua au succès de la ijalaille de liourines sous Philippe-. tut/nste. Il fut nommé connélaldeen 1218, el mouiiii le 21 novembre i23u.

■^ — Pionniers, travailleurs dont on se sert dans une armée pour ajjjanir les chemins, creuser des fossés, des tranchées, etc.

* — Guf de Lusiijimn, issu d'une des plus anciennes maisons de iMance, passa dans la Terre- Sainte au tem|is de la troisième croisade et é|)ousa Sybille, fille iWlrnaury, roi de Jérusalem, dont il fut lesucces.seur. Il céda son titre à Richard i-' , roi d'Anjîlelerre, (|ui lui donna en éclinniçe la souveraineté de l'ile de Chypre, où il mourut eu iim.

* — lialiste , machine de (juerre dont on se .servait avant rinvenlion de la poudre, pour lancer des traits d'une lonjfueur et d'un poids très-considérables, et d'autres piojectiles, comme des jiierres, des balles, des boulets, etc. Le bélier ét.iit une autre machine avec laquelle on battait les murailles : c'éi.iii une jjrosse poutre ferrée par le bout, en lornu; de (éle de bélier.

* — Alélaphore b( Ile (I juste.

^ — Métaphore orientale, familière à la lîible.

' — Saladin, sultan d'i-i^yple et de Syrie, fut célèbre par sou coiira};e et .son amour |)oiu" la justice. .Son frère, Male/i-yJdhel , héros de Tinlércs.sant roman de inadame Collin, n'était i),;s moins remarquable i|ue lui.

** — Hichnrd i'^, roi d'Angleterre, surnommé Cœur-dc-LioH, monta sur le trône à la mort de

son père, Henri 11 , en usa. C'était un des croisés les plus ardents. 11 mourut en ii'jj, au siège de Chalus. ville de l'rance.

^ — Phdipjie-.lmjuste , roi de Irance, né ;"» Gonesse, prèsde Paris, en iit;5. Couronné en ii7'j, il partit i»our la Terre-Sainte avec iUchard, en tiyu: ce fut la troisième etderuière croisade. Il mourut

eu 1223.

Observation générale. Scène dramatiiiue et pleine de mouvement. Le style en est précis, ferme, éléijaiit et noble.

- 1C67. — 1.0 nettoiement <tes rues de Paris est ordonne^ cl les l.iiileiiics établies par M. de la Kejiiie, lieulonanl du prévùl de l'aris pour la police.

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