‹ Une liaison: comédie en cinq actes et en proseChapitre 14 sur 82 · acte; 1%., ^È|^s viii. i · texte numérisé non relu

acte; 1%., ^È|^s viii. i

^(3m^ yin.

HEIHRIETTE, ALFRED.

HENRIETTE

£h quoi! Monsieur,. • forcer itia porte... me compromettre...

ALFRED

J'ai tort p Madame , j'ai grand tort , j'en conviens ! • mais, par grâce, un peu d'indulgence! . • • je ne ptds rester... je le sais... cependant vous aurez la boiitë dé m'entendre ! . . . vous que j'ai tant aimée, vous, belle Henriette, ma première passion... je vous retrouve à Vienne... au bout du monde... mes lettres vous protestent de mes regrets, de ma tendresse...

HENRIETTE

Quis me voulez-vous. Monsieur? je suis tjranquiile , heureuse... mon sort est fi&é... par quelle fatalité venez-vous. . .

ALFRID.

Vous seriez mariée. •« quéUe folie!

HENRIETTE

Liée sans retour...

ALFRED

Mais, vous n'êtes pas mariée. . . à la bonne heure ! . . . Je vous ai connu trop de bon sens... et par quel enchaînement étes-vous à Vienne, avec qui? Ne pouvons-nous donc causer , qous feire de mutuelles confidences? moi, je vous dirai pourquoi vous me voyez ici . • . vous ne le devineriez guëre , je vous en réponds! . .

M UNE UÂISON.

vous ne savez pas!., je ne suis plus mauvais sujet!... voyons, ma chëre Henriette, un peu de confiance!... et d'abord, quel est ce noUe et respectable allemand avec qui je vous ai aperçue au spectacle ?

HENRIETTE

Mais , Monsieur, on peut nous entendre , nous surprendre !... Alfred, je vous en supplie ^ retirez-vous;

si on rentrait!... J'en appelle à votre délicatesse!...

quels que soient vos anciens torts envers moi^ il en est 4|u'un homme d'honneur ne se permet pas.

AliFRED.

Eh bien, oui: je comprends ce langage »•• mais, vous , soyez généreuse à votre tour : vous m'accorderez un moment de causerie...

HENIUETTE.

Pourquoi insister? pourquoi me forcer à dire ce que je veux , ce que je dois vous taire?... Est-il donc nécessaire de nous revoir? tout ne peut être pour nous que gêne et contrainte!... Otti , Alfred , votre vue me feit mal! éloignez- vous, je vous en supplie...

ALFRB0.

Écoutez -moi, Henriette... vous me connaissez, vous savez si j'ai de la volonté, si je renonce aisément à ce qu'une fois j'ai résolu!... Eh bien! je veux une heure d'entretien avec vous, et je Faùrai! Soyez bonne, soyez confiante, et vous me trouverez tout discret , tout dévoué.

HENRIETTE

Ainsi... c'est une menace?

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