ACTE II, SCÈNE VI
table! Il faut qu'un homme ait un état : c'est ce que répétait sans cesse mon pauvre përe. Tu t'en souviens^ Eugène... et lorsque tu auras terminé ton long: voyage qui ne finît pas, j'espère bien que tu entreras au conseil-*d'état, comme il le désirait. C'est ton avis., . n'estce pas, maman?
MADAME DE RAINVILLE . '
Oui , ma fille !
MARIE
C'est aussi cçlui de Claire, elle me le disait ce matin.
^ CLAIRE
Tout ce qui peut rapprocher M. de Rainville de sa femillé* . .
MARIE
Allons, ne t'en défends pas, tu m'en parles tous les jours ! Ah ! ça , Eugène , tu viens nous chercher ? Il serait encore de trop bonne heure pour maman ,'mais, Claire et moi, nous serons bientôt prêtes. Qu'il me tarde d'être chez toi , pour tout voir , tout examiner ! On dit que tu as de si jolies choses ; prends-y garde ! les livres , les fusils de chasse , les gravures , rien ne m^échappera, je mettrai tout en désarroi.
ALFRED, à part.
Elle est d'une naïveté, d'une candeur...
MARIE
Puisque monsieur Alfred ne vient pas avec nous, je lui demanderai la permission de le renvoyer. . et toutà-l'heure , nous' parton s .
ALFRËDv :
Croyez* IfademoisQlle ^ à tous mes sincères
regret^. '
MARIE
Oh ! je ve vous en veux p*s ! mais nows vous verrons demain! Allons^ sans rancune^ et doDnez«>moi la main !.. Claire y viens-tu m'aider ?
MADAME DE RAINVILLE
J'y vais moi-même , et je reconduirai M. Darnay .
MARIE
C'est cela... et toi^ Claire^ tu tiendras compagnie à mon firëre.
ALFRED
Sa vous voulez bien me le permettre , Monsieur^ j'irai demain matin vous renouveler mes excuses.
EUGENE
Je vous attiendrai avec jdaisir.
ALFRED , à part.
C'est mal, j'en conviens... mais c'est pour couronner ma v^e de garçon , et après le mariage , je serai d'une Çdélîté à toute preuve !