‹ Une liaison: comédie en cinq actes et en proseChapitre 57 sur 82 · ACTE IVJfcNE Ire · texte numérisé non relu

ACTE IVJfcNE Ire

coupable ^ si je n'usais panrel'inflaence que me donnent sur vbîis la raisdn , Fexpérience et une profonde étude du cœur humain. . . Vous croyez M. de Rainville perdu pour tous.., et moi, je parie que d^à tout honteux de Féclair de fermeté qui a lui par hasard dans cette âme craintive / je parie qu'il va venir implorer pardon et merci ! L'homn^e est ainsi fait, ma chëre !.., il résiste, il se débat, il nous brave... mais rappdé bientôt par l'habitude, il redemande les fers qu'il a brisés... il s'avoue soumis, repentant.... et il épouse!

HEIOllETTE.

Ah ! ... s'il revenait ! . . .

AUGÛSTA;

Je le répète : tôt ou tard il épouse... et'cela dépend de nous , de notre persévérance ^ de notre ténacité ! Mais , si ne codsultant qu'un caprice, vous brisez de gaité de cœur la position dont nou8||pouvons toute» deux nous emparer... position solide, stable, dont on ne vient pas demander l'origine ^ et qui verrait tomber tous les vains propos devant les panneaux armoriés du comte de Rainville... si vous y renoneez... alors... c'est une toute autre existence. . . Vous changez de classe. . .. vous ne montez pas. . . vous descendez. • • Les années viennent. . . peu à peu la considération ^éloigne de vous. . . Pour ramener le monde qui vous foh^ vous avez recours à d'inutiles prodigalités ! . . • et puis, qudque beau jour , . arrive un jeune intrigant qui vous peint sa soudaine passion en traits de flammé !.. . n ne vous dit pas qu'il est criblé de dettes. « •

94 UVE |kaoN.

m^i^ U.ypHf papjp 4^ niPw venu4'eDi ba^t.^/ de SQA âme^ui réppnd ^ la vM^ife. . « il je^te à vos pieds ^1} e:p3tf9noe d'iiomme tout èqtiète. ^ 4 et mille autres' sottises parères.. . Yolxe vamté se laisse prendre à ce £sitr9$ romanesque.. . il s'établit chez vous.. . cornqfl|p4e Ctn maigre. . . jpv^e les diamans. . .escompte les coatr^ts de sente; • . et. . . tout-à-coup. . . \ ruinée y 4éçlfli^. . . ^ pied. . • à pied ^ ma chfere. . , comnlié lé peuple ! . . . Mais vous ne m'écoutez pas. . . tous voiis! regardez d^ns la gl^ce ! .

HENRIETTE

Gomment me trouvez-vous !

ÀXJGUSTA.

Bien ! ^. • trop bien, ^ Henriette ! . . . . Mais raveair ! . . , Fayenir ! » , . il est si près de nous !

t HENRIETTE.

Je crpis ej^ti^n^e. • . oui. . . c'est sa voix. • • je ne j^e trompe pa4|7. • Ma bonne Augustfi !.. . •

ÀUGtrSTA.

Il Atu^ vous laisser, ... je le vois bien.

HENRIETTE

ip^tes-moi le plaisir de passer pariha chambre i pf^uc^qr ! . * . Je penserai à tout ce que vous m'avez dit ! . . ♦ j'y réfléchirai. • • .

ATJGUSTA.

^t moi; . . je vaism^occuper de vous. . . du souper.. . du Baron. . . Je reviendrai vous prendre ^ et je'saurai vpus sauver malgré vous-mi^me ! . . ,' Âh 1 mon Dieu ! <j^'il est difficile d^e bien se conduire dans la vie }'

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