EUGÈNE, ALFRED
EUGÈNE
Oh! non... c'est impossible! Ëhbien ! cette femme que vous accusez^ la voilà !
ALFRED
Je le sais.
EUGÈNE
Vous la connaissiez. . .
ALFRED
Je la connais^ elle et son amie; toutes deux me connaissent aussi... elles n'ignorent pas le motif qui m'a conduit près de vous^ elles devinent même l'objet de notre conversation^ et peut-être sont-elles là à prêter l'oreille poiur nous entendre!
EUGÈNE
A votre vue ^ madame Saint-Brice n'a laissé parai- ' tre aucun trouble.
Parce qu'elle sait qu'en l'accusant je m^accuie moimême^ et que la preuve qui dépose contre dl6| Ti déposer aussi contre moi.
lafi UîfE LIAISON.
Que "^oulec^Vom dire? vous, pourquoi, VOUS?
ALFRED
Parce qu'elle pense que , placé entre mon intérêt et le vôtre, mon intérêt sera le plus fort.
EUGÈNE
£h bien ! une teUe énxiftè est trop horrible! il y feut un terme ! Vous m'en avez tt'op dit! cette explication que j'évitais^ (|ue je redoutais, je ne sais pourquoi, il me la faut, elle m'est due^ jeja veux! La preuve, Monsieur, la preuve, à l'instant, à l'instant
ALFRED. ^
Je vais vous la donner : hier, à neuf heures du soir, un jeune homme était chez madame Saint- Brice , un jeune homme qui a été son amant. . . bien avant vous.
EtJOillE.
Oh! vous vous abusez...
ALFRED
Po^Mé, entraîné par un cajprice...
Achevez, achevez.
ALFRED
Il était là ! vous êtes arrivé , il s'est caché ! il vous voyait, il vous entendait... aucune de vos paroles no lui a échappé! ce jeune homme, c'est moi !
EUGÈNE
Vous!..