‹ Une lyre a la mer. PoésiesChapitre 41 sur 42 · TE DEUM · texte numérisé non relu

TE DEUM

Je répandrai mon âme en concerts de louanges, Ma voix emprmitera l'ardeur de tes saints anges Quand ils courbent leurs fronts pour te chanter en chœur; Je lasserai ma voix à nombrer tes merveilles, A louer tes grandeurs je passerai mes veilles, Eternel! je dirai ce qui remplit mon cœur.

L'univers tout entier resplendit de ta gloire, L'orient au couchant en raconte l'histoire, Pour l'annoncer au sud, le vent souffle du nord. Ton nom vole avec l'aig-le au sommet des montagnes , La croupe des torrents le rapporte aux campagnes, Le fleuve le murmure aux sables de ses bords.

C'est le nom du Seigneur qui gronde avec la foudre ; C'est le nom du Seigneur que le ver dans la poudre Trace en se déroulant où le pied va marcher; C'est ce nom que décrit le soleil dans l'espace; C'est ce nom que le flot, quand l'ouragan le chasse. Jette avec son écume aux: flancs noirs du rocher.

Où fuirais-je, Seigneur, pour braver ta puissance? Les astres dans les cieux proclament ta présence, Et les astres partout éclairent mon chemin; Si je vais loin du jour, si je sonde la terre, Si je surprends. Seigneur, l'abîme sohtaire, L'abîme est rayonnant des ombres de ta main.

L'Eternel est celui qui coinniaiule niix armées; Qui donne aux fleurs des champs leurs coupes embaumées, Qui trace d'un reg^ard les caprices du sort: Son doigt montre la route à Toiseau qui s'envole; L'Éternel est celui qui frappe et qui console, L'Eternel est celui qui commande à la mort.

Je répandrai mon âme en concerts de louanges, Ma langue empruntera l'ardeur de tes saints anges, Quand ils courbent leurs fronts pour te chanter en chœur ; Je lasserai ma voix à nombrer tes merveilles, A louer tes grandeurs je passerai mes veilles; Eternel! je dirai ce qui remplit mon cœur.

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