‹ Une Macédoine 4 tom (volume 3)Chapitre 10 sur 11 · V-ffE * MACÈDOIVK. Il · texte numérisé non relu

V-ffE * MACÈDOIVK. Il

dç soulager^ de consoler mon amie^....

Je.m^dhe'à grands pas:; je ^cherche à classer mes pensées..,..

.Ce sont elles.,. Il.n'y a qu'elles.». Elles seules à Paris sont rins^ritttes des icirconstauces détaillées dans cette lettre; elle^ seules sont capsjil^ de les avoir empoisonnées. Quoi, 'parce que j'ai dé^ couvert leur conduite infâme, parce que je les ai crues indignes de respirer le même air que Sophie, parce que je les ai forcées à s'éloigner, elles se ven* gent de moi en calomniant riunocence; elles veulent la dégrader dans l'opinion publique , la rendre hideuse comme elles ! l\ faut donc redouter le tvice aui

point d|B -n'oser, le déma^uer. . Il u'yi aura donc plus de 4istinctiQn de la turr pitude à la pudeur ! Quel ser^a le prix:

de la ygrtu ^ si le monde est forcé à toul^ VQir wi m^me^ Valport^ d'Allir valj :Vétait-ce pas a^sez d être viles?.' fallait-il .vojus. ren4rp criminelles? ,

114 , UKE MACiflOnrK.

Je .vous méprise mi pdint de ne^famaîs TOUS adresser un rqirodie. Muis si un homme, quel qu'il soît^ a soiemmc^it contribué à propager tes infamies, malkeor à lui, malheur à lui !

. So'ulanges me prend ht main et me ûte k Técacrt : f Jamais, me dit-il, resit sentiment ne Ait pliis juste. Quoi qne » fous entrepreniez, comptez sur moi, » à kt vie et à la mort.

' n-^i*" Sophie , il £rat partir, paxtfr À vil'instant même; il feut nous séparer 9 pour quelque temps«r...l... N« plus la 9 vrârl ne plus entendit celle voix enxkefaanteresse !..... Le pourrai-je ?.*.<. Oui.

» Yotre r^^utalion m'es^ plus ^ère tpie » mon amoitr-»! ËUe me serre dans ses bri^;'elle me presse^sur ce «eln â-aB>â*« tre, asili^ des •sentimens vertueui^; isite àiouiile mes jobes de 9efs krmei^^ Mûb cœur se gonfle^, it s'^owtre; diss^eors répondent à ses pteurs...... 1)es pteurs!

G-est d« sang <|u'it me Ësitirt '•

UNS MÀxxDovmé <ii5

La comtesse ti adonné i^es otrdres.

« '^^ous partirons tous^ dic«elle. Je d6s«-

Dœndrai àv66 madame de Mitmkie'th&L

» sa mère ^ et je >la désabufiperai J'ao

]» compagtiei^i pa^toat- votre amie. On

x> ne supposera pas ^ue je voie ^ que je

D défende; une ^nmié >qui .ne 'se res*-

1» pecte point. Yous partireE seul , -rnoo*»

» sieur ^ et Votis ne pàraitirez point de

j> quelques jpui*s. ,'>fais vous écriïvefa; à

i)maitam^; «lie voub répondra, ^^-t- Si je

» -lui trépondc9(i»!;j'7 eq^ploî^erai les jour^

»inées, sans ^pouitoir lui dire combien

» je Taimi^. /*- Youl m^adressereB vos

» lettres; je les ferai t<»âr à tous deuxi.

» Gompleii su» nMW iNiàltéjpable*aitt»ti6.

x> V— $op|Uîe !»^v. Sqpti^ie ! boj»^ npu^ il^

») «partirons pas. Il:efi|t^|^o)iiîr iinpôserisîï- X» lence à lit caUAn^iQi >Un m^oyeaplpis » certain que d'a^ar la 'bt^av|ir en Ifacd.

« Oublies^ les prév^ntioïis que "vous avec » op^s^ à mes vœulL <^ti'u«i norad )»:i:es^peptable et chéri effaoe 1q .pdssé^

3i6 cvE SACEDonrc.

«quel qaon paisse le supposer; qae

• Taiiiour cmbdlisse notre jeunesse; 9 qu'il soit cnocM^ la conselatioBtle nos 9 vieux jours; qu*il ne s'éteigne qu*avec 9 nous. Ma chère S(q>hie, rendez-vous à 9 ma prière; cédez k votre propre cœur;

• osez être heureuse»^ Mes amis, se<36n- 9 dez-moi, je vous en oonjurcTombons 9 à ses genoux; tachons de là fléchir ».

J'étais à ses pieds; la comtesse lut tenait la n^in; Soulange^ et -du Reynel se^press2Ûent âutpur d'elle Ce que le raisonnement a de plus fort, ce que la persuasion a de plus doux fut dit, répété, senti. Sophie était ébranlée; la douleur avait disparu devant l'amour; il se peignait dans ses-yeùst, il agitait -fon seît}, il Causait «battre soii cœur. Une •ttain^ 66. détachait; jç la vôyïiis; je l'attendais; elle allait tomb^* dans ta mienne....... «Non, dit-elle avec force, cela

^ ne- sera jàHkiais. Ce que vous appelez « piré^etiUôns, est l'effet de là plus.dou-

» loureuse

VHTE XACEDOI5E. 21^

» louFeuse expérience. Comme vous , » moDsiem:* de Mireille m^avait juré une » éternelle fidélité. J'ai supporté son yf inconstance; je ne survi^Tais pas à la ^ vôtre. Votre amour est ma suprême » félicité ; H est plus que ma vie ; je ne » m'exposerai pas au danger de vous 3) perdre. Partons, madame. Je ne crains » pas les méchans. Quoique j'aie cédé )) à un premier mouvement d'effroi et V d'indignation, je ne daignerai pas les » ménager. Mais n^ mère demande , » sollicite mon retour à Paris. Ma con- » descendance lui prouvera mon affec- » tion : voilà ce qui me détermine.

» Partons ».

Baptiste et Caroline restent pour faire les malles, et les expédier comme ' ils pourront* Le reste des gens monte dans la calèche. La comtesse prend dans son carrosse Sophie, Soulanges et du Reynel. La Roche me prête son cabriolet.

Page 1