‹ Une Macédoine 4 tomChapitre 7 sur 11 · JE · texte numérisé non relu

JE

UMS MAGiDOIBTE; l6j)

p qui engloutit toute une génération , V sont désordre relativement aux victis> mes 9 et ne sont qu'une conséquence o forcée des lois générales. • Ces nou*- )i^ veaux soleils doivent, par une suite A de ces mêmes lois, forcer leurs lunes, JB s'ils en avaient, étant planètes, à ve- » nir se coller à eux , et brûler yrec i>^eux; ce qui est très -malheureux, je » l'avoue, pour les habitans, s'il y en vsL^ mais ce qui ne dérange en rien » l'harmonie universelle. — Je vois l'harnmonie qui régnait dans cette lune-là, » furieusement dérangée. — Un homme » meurt ^ans un petit village ; on l'en- » terre, et les autres continuent à jouir j» de la vie. Les habitans d'une planète une sont pas plus pour l'infini, qu'un ^ homme pour un village , et il n'y a » encore ici de différence ^ue du petit- « au grand.

» — Allons, vous avez réglé en soun verain le sort des lunes attachées à ces fu. 8

^ planètes devenues soleils^ Que Eûtes- 3» vous des plailètes leurs^ voisines ? -— 9 Moins sujettes, par kur éloignement, » à la force d^attraction, elles prenn^it nxm mouvement de rotation, ekdécri- »Yent leur cercle autour du nouveau # soleil, planète hier, chef de mondes 9» ai||purd'hui.

9-^ Mon cher Soulanges, tout ceh x» m'embarrasse fort. Si un corps céleste >k a un commencement comme soleil , » il doit aussi avoir une fin, car ce qui ï> alimente ses £eux , ne saurait être im- 9 périssable, w^ Impérissable ! Ceci sera « Tobjet d'une nouvelle discusèioii. Mats y je pense, comme vous, que tes soleils y finissent par s'éteindre. Nous savefns » que la constellatign des Pléiades. était 9 composée de sept étoiles,, et it n*^ » reste que ^x« Une autre étoile s*est » éteinte dans la petite Ourse, une autre * encore dans Andromède. — Et vous %^Viez me dire, peut-être, que ces so»

OmS MACEDOINÏ. I7I

» leils somt defenas planètes, et ont pro- » doit de nouveaux habitans? — Je le 9 dirai certainement Je bas plus , je It » crois»

» — Ainsi ces grandes niasses sus* )» pendues sur nos têtes sont assujetties » aux mêmes variations que nos petits 9 corps si frêles, que nous aimons tant^ 9 que nous cherchons tant à conserver?

# «— Sans doilte , et ces variations sont »pias ou moins lentes, en raison de la 9 graiodeur ou de la petitesse des masses; 9 mais elles sont certaines partout , sut 9 tout, et j'y tiens essentiellement, parce

• qu'elles lient toutes les parties du sjs- »lème qu'il n'y a ni production, ni des* i» traction. Tout varie, tout change de ■» forme. Ce que nous appelons, très-im- 9 -ptopremeni^ putréfaction dans les ani-* wtAanXj n'est que la division des parties 9 orçaniqiies, opérée par une multitude

* d'êtres qui naissent pour s'en nourrir, ipet se réunir ensuite au grand tout

lya UNE JVrA.CÉDOINE.

» — Voudriez -vous bien résoudre »une difficulté que je vais vous pro* » poser? — Très - volontiers , si je ,1e » peux. — Un soleil a brûlé des mil- ?) lions d'années. Comment remplacez- » vous la portion de matière que le feu » a consumée? — Rien ne se consume, » mon ami. Le feu s'éteint par une raij) son inverse à celle qui Ta allumé. — »Rien ne se consume 1 Qu'est devenu pd le bois qu'on a mis c$ matin dans » ma cheminée? — Uae pincée de cen* » dres. — Et vous prétendez qu'une pin- » cée de cendres est égale au volume y> d'une bûche. Ainsi dans tin boisseau » de cendres vous ipe présenterez une ^ foret. — Avez r vqus vu quelquefois » arracher uq arbr«? -^ J'en ai vu arra* :? cher cent, t— Tant mieux. Avez-rvous ïi jamais remarqué dans Ist terre une » cavité égale en profondeur à la hau- » teur de l'arbre qu'on venait d'en exr » traire ? — Je n'ai vu de vide que U

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» place qu'occupaient ses racines. — De » quoi donc était composé ce chêne qui.

bétonnait par sa grosseur, son éléva- »tion, et l'étendue de ses rameaux? — »Pouvez-vous me le dire? — Il se com-^- «posait essentiellement d'eau, d'air et » de feu. Le feu extérieur qu'on a ap- «pliqué à votre bûche a développé le » feu intérieur; l'air qu'elle renfermait » s'est répandu , plus ou moins chaud ,' »daQS votre chambre; l'eau s'est exha- » lée en fumée; la pincée de cendres est » une faible portion de parties terrestres » qui ont suffi pour unir entre eux les » trois autres élémens, et faire un corps* » solide de choses qui, en apparence,- ».ont le moins de solidité. Pressez une » éppnge mouillée dans votre main, vous » en expulsez Tair et l'eau; vous la ré- » duisea au dixième de son volume ordi- » naire, et vous ne lui avez ôté aucune » de ses parties. Il en est de même de » ce que le feu paraît avoir consumé.

'r74 "^^^ MkciDonm:

V -* J'ai bien peur, mon cher Soulan^ p ges , que vous ayez raison. — Pour- » quoi peur? — Quoi, le soleil peut s'ë- 39 teindre et la terre s'enflammer, et vous » ne voulez pas que je tremble! — Trem- 3> blez-vous quand vous pensez à votre ^»fin, que vous savez être inévitable?

v»Ne venez-vous pas de la provoquer <» vous-même l'épée à la main? Qu'im-^ j» porte que vous finissiez d'un coup 3» d'épée ou de l'excès du froid , ou de ;» celui de la chaleiu*? Cette mort est-r ;»elle plus douloureuse que celle qui » termine les maladies longues et cruel-^ »les auxquelles est assujetti le sexe le » plus aimable et le plus délicat? .

» Oui , mon ami , le soleil est sujet à » des altérations. On a vu sa surface ^ s'encroûter sur divers points. On y » aperçoit, à l'aide des télescopes, un » grand nombre de bouches qui jettent » des torrens de feu. Lès bords de ces » fournaises sont formés de croûtes noi-

tmiS MACEDOINB. 175

» râttes, sensibles à la vue*. Le soleil est » donc un corps ôpac^e qui brûle, et » qui doit s'éteindre quand son feu man* » quera d'aliment

» Après la mort de Iules César, la » chaleur fut si faible pendant deux ans^ » probablement par l'effet de ces croû** i>tes> ou écume, que le. soleil pousse »par intervalles à sa superficie, quà j» peine les fruits et les légumes mûri* » rent en Italie. Les augures n'auront » pas manqué dé dire que la fin du monde » allait venger la mort de Gésar^ C[ui les )) payait; les gens éclairés auront réflé<« » çhi; les sens raisonnables se seront 9 résignés à finir quelques jours plutôt^ . » Si le soleil doit un joàr redeyenir j> planète, la terre doit, par une consé*' »quence toute simple^ deveuir soleiL » Peut-être l'a-t-elle déjà été. Peut-être y> même a-t-elle £stit partie de notre So**' a leil. Elle peut n'être qu'une de ces » énormes croûtes que la foipce voica-*

176 U^^E MACÉDOÏîTK.

» nique , ou telle autre cause a lancée aw » loin dans l'espAe. — La supposition » est forte ^ autant que bizarre. — Hé !

» elle n'est pas trop dénuée de vrSfisem- » blance. Partout on rencontre sur ce » globe des traces d'un feu qui n'est plus.

» Partout on trouve des amas de pierres » calcinées et noires, entassées sans or-* » dre , et paraissant avoir été agitées?

> dans tous les sens par la plus violente » fermentation. Les pierres que ce globe » produit lentement dans ses entrailles, » s'y forment au contraire par couches » horizontales et régulières.

» Au reste, que notre terré ait été, y> ou non,' un soleil, son embrasement » futur est présumable, d'après une ob- » servation cent fois répétée. La dinfii- ))nution sensible des eaux laisse aux » feux des volcans plus d'activité et plus » de moyens de s'étendre. Ces volcans, » mon cher ami, sont déjà un commen- » cernent d'incendie général — Qui

imE MACÉDOINE. 1 77

» pourra fort bien , mon cher ami , ne » pas ^'étendre plus loin. Vous préten- » dez que les eaux diminuent. Moi, je » suis fondé à rejeter une assertion que » vous ne prouvez pas.

» — Saint-Omer, qu'on prétend être » le Portas^ Icius , où Jules César s'em- » barqua pour aller soumettre l'Angle- » terre ^ cist aujourd'hui à huit lieues de » la mer. — Qu'on prétend être, dites- » vous? Vous donhez une présomption » pour une autorité. — Laissons te Por^ » tus^lcius,

» Fréju^ , ce port célèbre dans Fhis- » tpire , qui recevait les galères romai- » nés , n'existe plus. Son ancien bassin.

» est séparé de la mer par un lac d'eau » douce.

» Aigues-Mortes , où Louis IX s*em- » barqua pour la conquête de la Pales- » tine, est maintenant à plusieurs milles » de la mer.

» D^miette, qui en est éloignée de dix

178 VTSTB MACEJDOIirr.

» milles à-^eu-près, était située à Tem- » boucbure du Nil , lorsque Louis IX 9 l'assiégea et la prit.

» Le château de Rosette, en Egypte, p n'était pas , il y a cent ans , à une por- 9 tée dfe fusil de la mer ; il en est pré- » senteme^^t éloigné de plus d^un mille.

» — Que prouvent ces Êiits-là? Que p la mer abandonne une parti^ de ter- » rain pour en couvrir une antre. •'— Et » qu'a-t-elle été couvrir, quand elle s'est 3» retirée des sommets des plus haute»

» montagnes? — Ah, les cimes des Alpes V ont d'abord été autant de petites îles?

V — Oui, monsieur l'incrédule, et les » corps marins, et les coquillages pé- » trifiés qu^on y rencontre, prouvent » la vérité de ce que j'avance, -r Qui 7> sait si autrefois il n'y avait pas là des ;t> cabarets, et de jolies marchandes » d'huîtres à la porte?

» — Mon ami, je ne plaisante jamais » quand je défends mes opinions , et je

tlNÊ MACJÉDOINE. I79

a vais VOUS écraser scais le poids des » preuves. — Diable ! — lia montagne D du canton de Lucerne j npmméé le » Champ du Bélier^ n'est qu'un amas » de coquillages de mer pétrifiés. Les » çoUiues des environs de Pise offrent » à Tobservaleur des bancs d'écailles yt d'huîtres de deux à trois milles d'é- D tendue. On voit de ces bancs à six x^ lieues de Bordeaux ^ entre Condillac »et Saint -Macaire. La substance des » pilaires qu'on tire de la montagne 3» Saxenhausen , près de Francfort sur » ie Mein, p'est qu'un composé de pe-^ * tites coquilles pétrifiées. Il n'y à pressa que pas de province qui ne présente » le même -spectacle à l'œil scrutateur » des secrets de la nature»

» Que répondrez-vous à Fulgose , auxt^teur italien, qui rapporte qu en 1460^ ]» dans le canton de Berne, à cent bras-^ »ses de profondeur, on découvrit un 3» vaisseau tout entier, et dans ce vais-

l8o UNE MACiDOimB/

» seau les ossemens de qusùrante per- » sonnes? — Je répondrai à Fulgo$e » qu'il en a menti. — Nier un fait atp testé par une fqule de témoins est 3» une extravagance. Allez donc aussi »au Champ du Bélier, à Pise, à Bor-^ » deaux , à Francfort et ailleurs , don- » ner un démenti à vos yeux.

30 — Ne vQus fâchez pas, Soulangés.

» Ce n'est pas avec de l'humeur qu'on » établit des vérités. Je crois tout ce que - S) vous me dites; mais permettez -moi s> de vous faire modestement une ques- » tion. Que sont devenues ces eaux qui » ont couvert des montagnes éloignées » aujourd'hui de la mer de cent et de

» deux cents lieues? •— Diable!

w diable ! je ne sais trop -que répon-

» dre à cela. — Il faut pourtant répon- » dre à tout, quand on veut faire pas- » ser un système.

» Georges , pourquoi cuisez-vous ma » limonade ici? Je né veux ue feu que

WE MACEDOINE. l8l

^le matin. — Monsieur, il y en a si » peu ! En £sii$ant votre limonade moi- » même 9 je sais comment elle est faite; » en la £siisant ici, je suis toujours à » vos ordres. — ^ Prenez donc garde. La » fwce d'ébuUition enlève Teau par-des-

» sus les bords du vase. — Mon amL...«

» mon cher ami , la difficulté que vous » venez de m'opposer est résolue. — y> Bah ! qu'ont de commun les Pyrénées » et ma* cafetière ?

» — Il n'y a qu'un moment , l'eau » montait au-dessus des bords de cette » cafetière. Elle est diminuée de deux y> doigts; elle va diminuer encore. Quelle » est la cause de cette diminution ? — j> Parbleu , elle est bien simple. L'eau » se dilate par l'effet de la chaleur, et V se resserre à mesure que cette chaleur >} se dissipe. Approchez-vous d'une prai- » rie inondée ^ dont l'eau s'est congelée » dans la nuit , vous voyez son étendue » diminuée de bien des polices dans

l8a t7NE MkcinOJT!flE.

»8on pourtour, et vous reconnaissez » encore des marques du séjour de l'eau, » qui s'est resserrée sur son centre. — A » Tapplication. — Je vous en charge.

» — N'est-il pas contenu entre nous V que le soleil doit s'éteindre un j#ur »par la diminution successive de sa » chaleur? — Je ne nie pas cela. — Si » vous admettez un refroidissement suc- » céssif y nierez- vous que la chaleur du » soleil fut, il y a un million d^ans, in- 31 comparablçment plus forte qu'au- » jourd'hui? — Non. Cette seconde pro- » position est une conséquence de la *preàiière. — ► Mon cher ami, votre » foyer est le soleil, et votre caffetière »les Pyrénées. — J'entends. Le soleil; ]»par sa chaleur incomparablemeut y> plus forte , a pu jadis dilater Feau au » point qu'elle ait couvert les pkis hau- » tes montagnes, et à mesure qu'il s'est » refroidi j les eaux se 'sont i^etirées sur » elles - mémes^ — Et continueront de

» se resserrer dans la proportion du?

» refroidissement du soleil. — Vous ne » vous apercevez pas que vou^ £aites » de Focéaa une omelette soufflée. — > Pardonnez - moi^ et vous saisissez par- » faitemeut mon idée. Bravo, bravo ! — r }i Encore une difficulté à résoudre. — ^ » £t laquelle ? — Comment le& huîtres* » de ce temps* la ^ organisées comme » celles d'aujourd'hui, supportaient-elles^ » cet excès de chaleur? — Tout devient « habitude , mcxi ami. La chaleur , en^ » Syrie, est commujiément de cinquante 9 à cinquante-cinq degrés.» Le £roid, en^ 3» Laponie, est de trente à trente -cinq » degrés : il y a donc , d'une tempéra- » ture à l'autre , la prodigieuse diffé- » rence de quatre-vingt-dix degrés , et

^le Syrien et le Lapon se portetit à » merveille.

. » -T- Je ne sais sî vous avez raison ^ » mais je n'ai rien à répliquer»

)» — . La terre perdra insensiblement

l84 ri^ MAGEDOimS.

» ses habitans par la diminution prcH » gressive des eaux de la mer, qui sont }i la source des pluies et des rivières.

»Ce qui restera d'hommes se retirera 9 dans les profondes vallées, passera • vers les pôles, où long- temps encore » existeront une fraîcheur et une fécon- » dite bannies du reste de la terre. Le » globe enfin subira la grande révolu- » tion. Le feu intérieur s^étendra de » toutes parts. U remuera , il boulever- » sera ce terrain où fleurissent les scien- » ces et les arts, et que nous foulons »d'un pied tranquille. Partout il bri- » sera les barrières qui le retiennent.

» Mille, dix mille ^ cent mille bouches » volcaniques s'ouvriront, lanceront des 3»torrens de lumière, et notre humble » petite terre figurera à son tour parmi » les étoiles fixes, et occupera les astrono- » mes des autres mondes. — S'il y en a.

» J'espère, Soulanges, que ni nous, ni » nos descendans ne seront témoins de

TTKE MACÉDOIITE. ' l85

»ce dénouement - là. — Pour nous, il » n'y a pas d'apparence; mais je ne ga- D rantis rien pour nos descendans. Au » reste ) ces gens -là seront nos parens » de si loin , que ce n'est pas la peine » de s'en occuper.

» — Mais lequel des' deux maux serait » le moindre, que le soleil s'éteignît, ou 1» que la terre s'embrasât ?

» — On demandait à Arlequin ce » qu'il préfixait, d'être roué ou pendu; » il répondit : J'aime mieux boire.

» — Arlequin et plaisanterie à partj.

édites -moi ce que vous pensez à ce » sujet.

» -T- Si la terre s'enflamme, tout sera j? fini à l'instant pour ses habitans. — y> Hé, non. [tfouSi: sommes animaux d'ha- )i>bitude, vous le disiez tout -à-l'heure.

» — Ah, vous plaisantez à votre tour.

D — Je ressemble à ces gens qui ont » peur la auit, et qui chantent. Pour- » suivez.

i86 tmc MJiciDOjTirÈi

» — Si le soleil s'éteint , notre terre » roule dans l'espace, sans lumière et » saps chaleur à sa superficie. Que d'à-* » larmes, de cris, de pleurs! Aux ris, 1» aux jeux , aux amours , à l'éclat de la » renommée et de la puissance, succède » l'aspect affreux d'une mort prochaine, » misérable et prévue.

» Mais bientôt on distingue utie

* étoile fixe quelconque. D'heure en

* heure, elle s'agrandit à nos yeux; l'es- 9 poîr rentre dans tous les cœurs; une j> doi}ce chaleur 4)énètre .nos membres » engourdis; nous avons retrouvé un » soleil nouveau qui va rajeunir notre » monde. On se cherche, on se mêle, » on se parle, on rit, on danse, oïl cé-^ » lèbre le premier jour. Le danger com- » mun-, le besoin l»éciproqUe de secours^ 3» ont fait oublier rîtiégalité des' rangs.

» Les souverains se communiquent, les 39 grands sont sans fierté, ratabîtittn et »la guerre sont bannies par la càtas-

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