‹ Une maitresse bein agréable, comédie-vaudeville, en un acteChapitre 8 sur 42 · SCENE IV. V · texte numérisé non relu

SCENE IV. V

ColXlM'.l.

Moi, j'étais chez ma mère, à Amiens.

ANTONY

Oui, mais moi, qui n'ai pas de mère à Amiens... (\vec sentiment.) qui n'en ai même nulle part... j'étais seul à Paris... et trè*- ni al... quand Augustine, ma rieuse voisine de mansarde, s'installa à mon chevet.

COLLINET

Et les femmes ont un chic pour vous soigner !... C'est comme ça qu'elles se cramponnent dans votre existence , les malheureuses !

Air : En vérité je vous le dis.

La nuit, le jour, à mon chevet, Et luttant avec la souffrance , L'amour me rendait Tepérance, Quand l'amitié m'abandonnait.

Les chansons de la pauvre fille Me rendaient courage et santé...

Et de l'artiste sans famille C'était la sœur de charité.

COLLINET

Oui... mais elle a un caractère impossible ! (ils allument leurs

cigarettes.)

ANTONY, travaillant.

Oh î pour ça, oui... c'est une vraie furie. Chaque jour je me dis : Il faut en finir... etlorsque j'entends craquer sa bottine dans l'escalier, malgré moi, mon cœur bat... et je vais ouvrir... Ah !... ces liaisons-là... c'est l'enfer. — Tu as raison de te marier, va.

COLLINET

N'est-ce pas ! je serai tranquille... et puis, mademoiselle Lucienne a 50,000 francs... ce qui me permettrfi.de faire des petits reports. — Madame Corbillon, sa tante, est pour moi. Ainsi, Lucienne viendra ici... tu la cacheras chez toi, seulement le temps d'attendre le retour de mon parrain... ce soir, c'est chez lui que je l'installerai. C'est convenu? dis...

ANTONY, lui serrant la main eu riant.

Puisque le but est moral... j'accepte. (On entend chanter en dehors.)

ANTONY

Voilà Augustine... pas un mot de tout ceci devant elle... 'elle verrait là-dedans des infidélités, des trahisons, que sais-je î

COLLINET

Compris! (il passe à gauche.)

10 UNE MAÎTRESSE BTEN AGBÉABLE.

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