LA BUTTE DES CARIUÉRES
prudence, je crois, veut que nous parlions en argot. Ecoutez-moi : — Vous n'ignorez pas ce que la délaissée ' a causé de (ourmens à V oracle ^ ; elle pouvait lui en causer encore par le rapprochement de Céphale ^ et de Procris ^ , qu'elle tentait du fond de sa retraite. Cependant 6'e/?Afl'/eneraime plus; mais il la revoyait sans cesse, attiré qu'il était par la pensionnaire 5. Celle-ci devait donc partir de Vasile ^ ; elle en est partie ! Désormais la délaissée sera bien la délaissée !
L'interlocuteur fit un soubresaut, en apprenant que Louise n'était plus à la Visitation.
— Mais par quel moyen avez-vous amené ce résultat?
— Rien de plus facile. La pensionnaire avait pour parente, à Tours en Touraine,
' Madeiuuiselle de la Fayette.
- Le cardinal de Richelieu.
•• Le roi.
' La reine.
** Louise de la Forte.'
•^ Le couvent de la Visitation.
une certaine baronne, inscrite, on ne sait comment, sur la liste de l'épargne. Nous l'en avons fait rayer, persuadés de la voir accourir immédiatement h Paris pour réclamer : ce qui n'a pas manqué.
— Vous connaissez jusqu'à sa parenté! dit l'homme à la houpelande, dont la surprise allait toujours croissant.
L'homme au manteau , sans paraître s'apercevoir de son étonnement, poursuivit :
— La pension lui fut rendue , doublée , triplée même , sous le prétexte de charger la dame d'une surveillance * de province, à la seule condition nouvelle de remener la jeune fille à Tours, et de l'y marier le plus tôt possible, afin de donner du relief à sa maison.
— Elle a accepté?
— Avec reconnaissance. Aujourd'hui, voici ce qui vous reste à faire : si Céphale en a sérieusement dans l'aile pour la pensionnaire ^
L Maison où secrètcnieut on tenait note rie l'opinion publiée.