I.ES MASQUE
Dès la matinée du onzième jour de janvier de l'année 4639, un grand mouvement se faisait remarquer à l'hôtel de ville de Paris. Un enseigne des gardes du corps venait de s'y présenter, accompagné d'exempts et d'archers du corps. Les clefs de la maison communale lui avaient été remises par le greffier de la ville, et il s'était emparé de toutes les portes et avenues au nom du roi.
Peu de temps après, le sieur comte de Charost, capitaine des gardes, et le duc de Montbazon, gouverneur de Paris, également entourés d'archers, parurent sur la place de Grève, où se rangèrent, tambour battant, un détachement d'arquebusiers et une compagnie de gardes Suisses. Des troupes stationnaient vers la nie Saint-Antoine et le long des quais.
On aurait cru Paris sur le point d'être agité par une violente commotion politique, si, au travers de tout cet attirail de guerre, on n'eut vu circuler une bande de cuisiniers