LA LOI D'ADULTÈRE
Le roi restait vivement heurté de ce que, dans cette comédie de la fausse mort du ministre, il avait d'abord joué, comme les autres, le rôle de dupe. En vain Richelieu s'en était excusé, appuyant sa défense sur la nécessité absolue pour lui d'accréditer ce bruit à Noyon, afin de se débarras ser de ses ennemis et de sortir vivant du piège où il se trouvait pris. Si la Houdinière n'était pas arrivé à temps auprès de sa personne royale, la faute en était à d'autres ; n'importe, Louis XIÏl gardait sa rancune : et le soir, lorsque le ministre quitta le Louvre, les adieux qu'il y reçut annonçaient une disgrâce complète.
Au petit coucher, toute la cabale anticardinaliste se rassembla autour du roi. Dès la matinée du jour suivant, accourus dans les antichambres du château, les courtisans se disaient à l'oreille qu'à l instant même le cardinal-duc allait