Paul Stapfer, Victor Hugo à Guernesey... ; p
2. Lettre aut. sig. au rédacteur de la Quotidienne ; Paris, 10 août 1824 ; 2 p. 1/2, in-8. — Catalogue d'autographes Noël Charavaij; n» 342, février 1905, pièce n» 53482, offerte à 35 francs.
temps des romans héroïques. Pom^ la déployer à l'égard des femmes il trouve des ressources infinies, et puis n'est-il point poète et n'a-t-il pas le génie? D'Espagne, où il voyagea, il a rapporté l'humble et gracieuse formule,, à vos pieds, par laquelle il aime clôturer ses lettres, a los pies de sa dona^ , Dans les circonstances les plus sévères, elle reparaît chez lui. « Je mets à vos pieds ma douleur, » écrit-il le 11 février 1874 à Mme Michelet, après la mort de son mari^ Mais il a, de même, le sens du plaisant, et le calembour épigrammatique et galant lui est famiher. A Mme Doche, l'actrice, qui, à une soirée chez Mme Zimmermann, renversée au fond d'une causeuse, prêtait une attention soutenue à son pied chaussé de satin blanc, il adresse ce quatrain impromptu :
Mon illusion se dissipe,
Car je vois que vous me trompiez; .
Vous devriez être tulipe
Ayant des oignons à vos pieds ^.
Sur ce terrain, il domine despotiquement. Il est
1. Edmond Biré, Victor Hugo après I S30...; iome l, pp. 36, 37.
2. Catalogue d' autographes Noël Charavay ; n° 393, mai 1909, pièce n° 64640, offerte à 20 francs.