La. Chronique médicale, 1910, p
prodigue de vers de ce genre et il en écrit pour peu qu'on les lui demande. C'est l'origine du curieux quatrain fait à la requête d'Alice Ozy. Cette demoiselle Ozy, qui, bien plus simplement, s'appelait Julie-Justine Pilloy, était fille d'un sieur, lequel, en son vivant, fut bijoutier dedans la rue Saint-Denis. D'abord brodeuse, elle lâcha le métier pour le comédien Brindeau, lequel, à dix- neuf ans, la fit débuter à la salle Chantereine. Elle prit le goût de îa planche, et, en 1840, passa aux Variétés, où l'occasion lui fut donnée d'avoir des bontés pour Mgr lo duc d'Aumale. Ce lui mit rétrier au pied et facilita ses rapports intimes avec E. de Perregaux, fils du banquier de Louis- Philippe. Toutefois l'argent ne lui faisait point faire fi de l'amour. Comme elle était belle, les poètes se faisaient un aimable devoir de le lui dire et écrire. Ainsi, Théophile Gautier, à la première visite qu'il lui fit, lui demanda de la voir nue, tout simplement. Ce lui parut, de fait, fort simple, et ayant consenti, elle se vit récompensée par un beau quatrain :
Pentilicfue, Paros, marbres neigeux de Grèce, Dont Praxitèle a fait la chair de ses Vénus, Vos blancheurs suffiraient à des corps de déesses... Noircissez, car Alice a montré ses seins nusK