‹ Une maîtresse de Victor HugoChapitre 12 sur 145 · INTRODUCTION XIX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XIX

contradictions ou des lacunes, » a-t-on fait observer ^ Et, de fait, M. Alfred Barbou a mal entendu ou mal copié, et M. Biré le savait bien, lui, qui avait lu les Propos de table de Victor Hugo^ où il est dit que la chambre d'amis existait « bien avant l'exil-, » c'est-à-dire avant 1848, où, fort vraisemblablement, elle avait pu donner asile à ces morts qui, pour lors, se portaient assez bien. Ce sont là, on le peut confesser, de faciles procédés de critique, incompatibles avec Téquité, et sur lesquels il n'est guère difficile d'enchérir. Aussi n'y a-t-on pas manqué ^ Mais ce n'est point des pamphlets dont nous nous occupons, pour le présent. Les relations de JuUette Drouet avec Victor Hugo sont, naturellement, présentées par M. Biré sous un fâcheux aspect. Le genre dramatique ne lui réussissant guère, après avoir donné quelques leçons de haute morale et avoir un peu crié : haro ! sur le mode grave, il préfère se tourner vers le côté plaisant. Dès lors la liaison devient bouffonne et tout y prête, chez M. Biré, à de faciles

1. Gabriel Vauthier, Victor Hugo et la maison du Roi; iS20- 1822; La Nouvelle revue, 15 mars 1909, p. 267.

2. Richard Lesclide, Propos de table de Victor Hugo...; p. 94.

3. Ferdinand Loise, L'homme dans Hugo; Bruxelles, 1892, in-8, 15 pp.

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