Lettre à Mme Victor Hugo; Furues, 31 août
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Mais à Guernesey, Hugo avait, pour ses bains, pris les habitudes du pays. Quelquefois, sur une plage écartée, il se déshabillait après avoir couru quelque peu pour « être en sueur, » puis il pion-
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Caricature par Victor Huyo,
faisant partie d'une suite de croquis destinés à amuser
ses petits-enfants.
geait, nageait, et se séchait sur le roc au soleil. Chez lui, tout en haut de son belvédère, il prenait
Victor Hugo, En voyage; France et Belgique; Paris, s. d. n-18, p. 119.
des tubs en plein ciel et plein vent. « Les personnes qui passaient dans Hauteville-Street, à ce moment-là, et qui levaient leurs yeux vers la cage de verre, pouvaient voir la blanche apparition ^ )> Ah! quelle belle occasion a perdu là M. Birô de s'indigner!
Juliette, on le conçoit, ayant moins de génie, avait, de même, moins de mépris pour les convenances courantes. Sa réserve était extrême et sa discrétion touchait à l'effacement. Dans lïntimité elle tutoyait Victor Hugo, en lui écrivant elle lui disait « vous », mais, devant le monde, elle l'appelait c( Monsieur. » On a pu assurer « qu'il ne lui arriva jamais de se tromper-. » Elle exerçait avec modération son influence sur le Poète, souvent à l'égard des fds et quand quelque faveur ou quelque pardon était à arracher à la sévérité du père^ A merveille elle comprenait la délicatesse de sa situation en face de l'épouse. « Elle sortait peu de chez elle et je l'ai rarement rencontrée avec Victor Hugo^ » dit un témoin de l'exiP.
Et Asseline, un parent de Mme Hugo, assure de même : « Je ne crois pas qu'aucune personne ait