Paul Stapfer, Victor Hugo à Guernesey... ; p
jamais eu plus de tact^ » Tout cela, ces témoignagnes directs, qu'authentiquent les connaissances qu'on a de la vie d'exil, s'accorde assez mal avec l'insinuation de Clienay, lequel écrit que (( cette dame se laissait complaisamment donner le titre de baronne qui, en un sens, allait assez bien au parti qu'elle savait tirer de son visage de vieille comédienne ayant conservé quelque beauté". » Mais, aussi, nous savons que le livre de Clienay est (( visiblement inspiré par la jalouse affection de famille pour Mme Victor Plugo, dont cette généreuse épouse eut, elle-même, blâmé les excès ^ )) et que des témoignages, comme celui du beau-frère, doivent être jugés à la mesure de la valeur morale de leur auteur. Mon Dieu, feu Chenay ne pesait pas lourd dans cette équitable balance.
Cette réserve, de Guernesey, elle la conservait pendant ses voyages avec Victor Hugo. Ainsi, lors de son séjour à Waterloo, en mai 1862, elle l'y rejoignit, et ce ne fut que pour vivre à l'écart, à \ Hôtel (les Colonnes''. Mme Hugo lui en avait, peut-on croire, quelque reconnaissance. Quand, en