‹ Une maîtresse de Victor HugoChapitre 133 sur 145 · Alfred Barbou, La vie de Victor Hugo... ; p · texte numérisé non relu

Alfred Barbou, La vie de Victor Hugo... ; p

<( souriante, le profil antique^ la chevelure superbe^ » recevait les invités. « Elle représente encore admirablement, quoique notre ami Pelleport exagère un peu en la comparant aune rose^. » Mais quoi, le Poète représentait-il mieux celui dont Paul Arène disait : « Euh ! Euh î le père Hugo ressemble vaguement à un vieux cordonnierM » Car il paraît, de toute évidence, que le génie doit fatalement avoir les traits d'Adonis comme l'amour ceux de Vénus. Mais, telle que, vieille et fanée, elle représentait pour Victor Hugo tout un passé de vivante tendresse, d'absolu dévouement. A qui il la présentait, il disait : « Je vous présente le véritable auteur de la Légende des siècles^ des Travailleurs de la mer, de tout ce que j'ai écrit depuis décembre, Mme Drouet, qui m'a protégé alors et sauvé \ » Ainsi il lui dédiait le mérite des consolations des jours passés. Mais les jours présents! Pacifiquement, dans l'apothéose d'une extraordinaire et unique vieillesse, il les vivait à ses côtés, vieux couple tisonnant les cendres encore flambantes de l'autrefois aboH. Fidèles, les amis demeuraient autour d'eux qui survivaient à l'épo-

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