‹ Une maîtresse de Victor HugoChapitre 139 sur 145 · Paul Chenay, Victor Hugo à Guernesey...; p · texte numérisé non relu

Paul Chenay, Victor Hugo à Guernesey...; p

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Ce qui est arrivé? Les épreuves ont été lacérées à Timprimerie, une seule excepté, que j'ai caché et que je possède.

Il ne pouvait en résulter pour V. H. qu'un peu de contrariété et pour moi de graves et diverses conséquences fâcheuses puisque la publication de cette gravure a été interdite.

On voit donc que le seul responsable est Chenay et qu'il a, sur ce point, travesti la vérité sous ce qu'il a imprimé à ce propos. Voici, maintenant, la lettre de Mme Victor Hugo, à laquelle il fait allusion et qui nous apporte un écho de son mécontentement bien justifié. Celle-là, du moins, Chenay s'est bien gardé de la donner dans son livre :

4 novembre.

Qu'avez-vous fait, mon cher étourdi? Voilà bien la facilité des natures faciles et gracieuses comme la vôtre. Songez-vous bien que vous collaborez avec un nom livré au public qu'après méditation et profond examen? Tenez, moi, je tremble de parler de ce nom en public, malgré mes vénérables années et mes prérogatives d'épouse ^ Si bien que pour mon pauvre petit travail je me suis mise sous le couvert d'Auguste [Vacquerie] qui me reht et à qui j'ai laissé carte blanche pour toutes les questions de convenances, car mon tact féminin ne suffit pas à ma tranquillité. Or, cher ami, vous allez de l'avant pour cet album fait en commun avec le grand homme, sans crier gare ! Réparez donc vos gros péchés de votre mieux. Julie, qui vous écrit, vous dit, sans doute, comment vous pouvez les atténuer; ne faites donc plus rien dorénavant sans avoir pris

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