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déparent certaines de ses curieuses publications. Après M. Louis Guimbaud, il ne nous apprend rien de neuf sur la vie de Juliette, mais grâce aux communications de M. Louis Koch, conservateur du musée Victor Hugo, neveu de Mme Drouet, il nous éclaire cette vie dans ses relations avec le Poète. Ici, au moins, M. Léon Séché ne s'est pas laissé piper à d'aimables documents apocryphes ^
faite par M. Noël Charavay, le 23 février 1890. Ceci prouve l'utilité des catalogues d'autographes. » R. B. [Raoul Bonnet], Utilité des collections et des catalogues d'autographes; L'Amateur d'autographes, 15 juin 1900, p. 138. — Je ne cherche point ici une querelle personnelle à M. Léon Séché, chercheur à qui la chance sourit souvent. C'est pourquoi je me dispense d'en appeler à d'autres exemples encore.
1. « Le dernier roman de Marcel Boulanger, Le jDaré du Roi, contenait une phrase d'apparence assez énigmatique. C'est à la page 189. Après avoir narré la mort tragique du dernier Condé et les aventures du comte Rodolphe d'Ancourt, M. Marcel Boulanger prétend qu'il possède encore certains papiers dudit comte, dont il a tiré plusieurs anecdotes. « Un historien de la Restauration, nous dit-il, n'y glanerait pas sans profit, nous les communiquerons volontiers.» Pourquoi M, Léon Séché est-il nommé là dedans? Pourquoi cette invite sournoise? C'est que M. Léon Séché s'est déjà laissé prendre une fois aux charmantes inventions de Marcel Boulanger. Nous voyons en effet, dans l'ouvrage que l'ancien secrétaire de Jules Simon a publié sur Alfred de Musset, pp. 77, 78 du tome II de l'édition in-85 en note : a Le marquis de Floranges, qui fut un adorateur de la princesse Belgiojoso, a laissé dans ses souvenirs la description de son grenier. » Et là-dessus, M. Léon Séché recopie, comme s'il s'agissait d'un document authentique, trois pages des délicieux Souvenirs du marquis de Floranges, que Marcel Boulanger publia jadis avec toutes les apparences de
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Les fragments de Victor Hugo qu'il publie sont d'un intérêt incontestable. Dommage qu'ils soient piètrement encadrés! D'eux on peut dire ce qu'écrivait déjà un critique averti et sûr, eu parlant d'un volume sur Mme d'Arbouville, publié suivant le système ci-dessus. <( En intitulant cette intéressante publication : Mme cV Arboumlle d après ses lettres, M. Séché se montre en proie à de grandes illusions sur lui-même. Raconter, analyser, peindre, est une occupation qu'il ferait mieux de s'interdire. 11 y patauge. Il narre les amours des poètes comme qui retracerait l'idylle d'un caporal et de sa payse. Sa psychologie est pourtant assez sûre, se résumant tout entière en un certain nombre de proverbes connus dont il est parfaitement vrai, hélas î que toutes les histoires d'amour comportent l'application : « Tant va la cruche à l'eau... on ne prend pas les mouches avec du vinaigre... chat échaudé... etc. » Et que dire des grâces de M. Séché ! Une dame qui a remplacé dans son cœur un ami trop longtemps absent « a trouvé chaussure à son. pied. » — (c Sainte-Beuve s'était promis, une
la gravité et du sérieux. Il y a donc lieu d'espérer que cet historien un peu i^apide va couper dans l'histoire de Rodolphe d'Ancourt, et que la prose alerte de Marcel Boulanger va encore servir à gonfler les savantes notes des ouvrages historiques de M. Léon Séché. » — Comœdia, 21 juin 1910.
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fois SOUS la coupole, de se retirer peu à peu du monde et de vivre au milieu de ses livres. Mais il avait compté sans Tamour. Quand il fut de FAcadémie, il s'aperçut qu'il avait un fil rose à la patte. Le couper c'était blesser la main qui l'avait noué.... » Nous franchirons d'un bond, si vous le voulez bien, conclut M. Pierre Lasserre, l'introduction de M. Séché, et nous arriverons aux lettres de Mme d'Arbouville ^ » On nous autorisera à faire comme M. Pierre Lasserre et à passer au recueil qui est venu compléter, en certains points, les documents donnés par M. Léon Séché.
L'auteur, M. Wellington Wack, découvrit, il y a quelques années, à Guernesey, un lot de vieux papiers provenant de Hauteville-House-. Après avoir publié sa trouvaille dans VEnglish Illuslra-
1. Pierre Lasserre, article sur Mme d'ArbouvilIe dans L'action française, 29 mars 1910.
2. « La Revue biblio-iconographique de novembre [1905] dernier, annonce que M. A. Wellington Wack a découvert à Guernesey toute une collection de lettres adressées à Victor Hugo par Juliette Drouet; elles seront publiées prochainement à Londres chez Putnam. M. P. Dauze ajoute que ce n'est peut-être qu'une partie des lettres que le poète a reçues, car lui-même a trouvé, à Londres, 7 à 800 lettres de Juliette au même destinataire. Elles ont été remises depuis par M. Paul Meurice à M. Louis Koch, conservateur du Musée Victor Hugo et neveu de Juliette Drouet. La publication de M. Wellington Wack sera donc incomplète sil n'utilise que sa trouvaille. » U amateur d'autographes, décembre 1905, p. 299.