‹ Une maîtresse de Victor HugoChapitre 26 sur 145 · Jules Troubat, Sainte-Beuve intime et familier...; p · texte numérisé non relu

Jules Troubat, Sainte-Beuve intime et familier...; p

5. Jules Troubat, La salle à manger de Sainte-Beuve ; Paris^ MGMX, in-18, pp. 51,52.

nous reparlerons, Just Ollivier observait que « sa tète pâle el ronde » était « presque trop grosse pour son corps^ » 11 remarquait aussi que « ses cheveux rouge bloncP, très abondants, » étaient c( à la fois raides et fins^ » Quant à la forme même de cette tète, elle était conique et déroutait entièrement le gras Monselet. « Je ne peux pas m'y habituer, » confessait-il^. Vers la fm de sa vie, étant un jour avec cette vieille chèvre bêlante de JMme d'Arbouville, leur groupe suscita à M. de La Ferté la mélancolique remarque : « Quel dommage qu'ils ne soient pas plus beaux Tun que l'autre ^1 » Du coup, voilà, de Mme d'Arbouville, un portrait peu flatteur. Mais, enfin, c'était là Sainte-Beuve sur le tard. Plus jeune, à Tépoque de sa grande intimité avec les Hugo, comment était-il? C'est un ami commun, le bon Victor Pavie, qui écrit, à son frère, qu'à un dîner chez le poète il s'est rencontré avec Sainte-Beuve. «Arrive, dit-il, une espèce d'écolier, petit, voûté, la lèvre inférieure très avancée, les cheveux roux, le teint analogue, qui nous salue

Page 1