A.-J. Pons, Sainte-Beuve et ses inconnues...; p
4. Jules Troubat, La salle à manger de Sainte-Beuve...; p. 55.
5. Léon Séché, Sainte-Beuve mondain d'api^ès la correspondance inédite de Mme d'Arbouville; Mercure de France^ i"^ octobre 1909, p. 405.
d'un air empêtré'. » Voilà le gaillard, en pied. Dès lors, on comprend le cri de Mme Hugo : « Il n'est pas laid, il est vilainM » Et^, pourtant!... Mais ce n'est point par des cris que, plus loin, nous en aurons à juger. Donc, au résumé, pour les secrétaires comme pour les amis : « Sainte-Beuve n'avait certes rien d'un Adonis ^ » Tous sont donc d'accord entre eux, et un seul les contredit :
Mon visage assidu, délices de tes yeux!
Mais ici, mieux encore que pour Mme Hugo, nous pouvons en parler par nous-mêmes. Assez de portraits nous sont demeurés de Sainte-Beuve pour nous permettre de nous prononcer sur son physique. Le premier en date est ce dessin fait, par Eugène de Bonnières, du critique enfant à l'âge de neuf ans et trois mois*. C'est la tète conique qui devait, plus tard, surprendre Monselet. L'œil fixe et hébété n'a pas encore cette lueur canaille qu'on retrouvera aux photographies de Thomme. Anonyme, ce dessin d'Eugène de Bonnières passerait
1. Lettre de Victor Pavie à son frère; Paris, 11 juillet 1827. — André Pavie, Médaillons romantiques... ; p. 45.
2. Georges Rodenbach, Le ménage de Victor Hugo; Le Figaro, 28 décembre 1896.