A.-J. Pons, Sainte-Beuve et ses inconnues...; p
3. Journal des Goncourt; mémoires de la vie littéraire ; 1866- ISIO; Paris, 1910, in 18, tome III, p. 256.,
qui s'offraient à lui ^ » Et, tout naturellement, ceci nous mène à poser la question formulée par Sainte- Beuve lui-même : comment se comportait-il sur Farticle des femmes ?
11 paraît que, dès le collège de son enfance, à Boulogne-sur-Mer, « il savait comment se comporter avec les dames de Paris ^ » La manière dont il se conduisit, en certaines occasions, n'est guère pour faire honneur à ses professeurs. Sur ce point il ne tenait guère de son père, dont il a dit que c'était un « homme sohre et de mœurs continentes ^ » En effet, nous savons par de multiples confidences, par de nombreuses correspondances, par toutes les attestations des contemporains, que la femme fut un des principaux motifs de la vie de Sainte- Beuve. Faute de mieux, quelquefois, il appliquait l'étude de ces relations à son œuvre littéraire. « Chaque femme qu'il aimait était une expérience qu'il faisait, une étude prise sur le vif de la vie*. » De là à choisir entre l'épilhète de « Werther jacobin et carabin \, » que lui décocha Guizot, et celle de « carabin matérialiste, » que lui applique un cri-