G. Michaut, Sainte-Beuve amoureux et poète...) p
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Une lettre de Sainte-Beuve à Mme Victor Hugo.
chent à la dignité morale, on en voudrait douter. Eh bien! non. Sainte-Beuve a joué ce rôle grotesque, ridicule, lâche et hypocrite, et c'est son dernier secrétaire, M. Jules Troubat, qui, en se frappant les cuisses, en fraac et joyeux Gaulois, en vient attester. « Sainte-Beuve, raconte-t-il, s'était déguisé en femme dans sa jeunesse pour n'être pas reconnu et dénoncé à un mari soupçonneux. « Jugez quelle jolie femme je devais faire avec ce gros nez! » disait-il... quarante ans après \ » Et, pour éviter le doute au lecteur, M. Jules Troubat explique : (( Quand il s'endormait dans un fauteuil, après dîner, la tête enveloppée dans un madras, à la lecture d'un livre nouveau, Sainte-Beuve ne se défendait pas d'avoir l'air d'une vieille femme ^ » Enfin, M. Jules Troubat en appelle au témoignage de Ghampfleury, lequel déclare que le visage de Sainte-Beuve était celui « d'une femme mûre, à la chair un peu mollet » Et voilà le lecteur édifié sur l'aventure de la tante Aurore, à pantalons, se sauvant dans les escaliers de la rue Jean-Goujon.
Arrivons maintenant au Licre d amour ^ objet éternel de toujours renaissantes querelles. A en croire les dates qu'il donne, le roman avec Adèle
1. Jules Troubat, Samie-J5eui)em/ime ef/amt7ier...; pp. 17,18.