‹ Une maîtresse de Victor HugoChapitre 54 sur 145 · G.-A. Sainte-Beuve, Livre (/'amour...; pp · texte numérisé non relu

G.-A. Sainte-Beuve, Livre (/'amour...; pp

LE ROMAN Dl<] SAINTE-BEUVE ET DE ^l""^ VICTOU HUGO 85

Hugo, à cause de Sainte-Beuve. Or la première nuit d'amour de l'auteur de Lucrèce Borgia avec son interprète est du 19 février 1833. Donc ; Sainte-Beuve ment, Pons se trompe, Alphonse Karr badine en nous racontant les propos de Mme Hugo. Concluons avec M. Michaud : « xVdmettra qui voudra un tel conte! Pour moi je n'en crois rien'. » Car, enfin, il faut bien convenir, les lettres de Hugo citées, les dates contrôlées, rjue si Mme Hugo a été la maîtresse de Sainte-Beuve elle l'a été depuis 1830 ou 1831, et qu'en 1833 elle n'avait plus à exercer à l'égard de son mari une vengeance, dont, seul, il avait, alors, le droit de décider. Ou bien tout est faux et tout croule : la correspondance de Hugo n'est relative qu'à la « trahison sentimentale » de sa femme, et Sainte-Beuve a dupé ses lecteurs, a faussé les dates de ses poèmes et fait du Livre d amour la plus brillante des mystifications littéraires. Voilà les deux dilemmes : point d'autre. Au choix. Mais quel qu'il soit, le beau rôle appartient à Hugo, et (( l'homme que le hbelle devait frapper le plus cruellement est, en somme, celui qui gagne le plus à ce qu'il soit divulgué^. » Lo connut-il? Oui, à n'en pas douter. L'article de Karr était clair. Le livre avait circulé de mains en mains. Sans doute lui arriva-t-il de cette manière.

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