Edmond Biré, Victor Hugo après 1830...; tome I, p
treize pièces, où, selon M. Biré, le poète chantait (( landerirette avec Mlle Juliette ^ » Ces pièces, dit encore M. Biré, <( vous ne les avez pas lues sans une intime souffrance, sans songer à cette
mère de famille que le mari délaisse- » Hé!
non, monsieur Biré, nous en sommes fâchés, mais c'est sans souffrance aucune que nous avons lu, par exemple, le chant d'amour lyrique à JuUette :
Nie?', la niiil d'été qui nous prêtait ses voiles Etait digne de toi, tant elle avait d'étoiles! Tant son calme était frais, tant son souffle était doux, Tant elle éteignait bien ses rumeurs apaisées, Tant elle répandait d'amoureuses rosées,
Sur les fleurs et sur nous ! '.
Et je bénissais Dieu dont la grâce infinie. Sur la nuit et sur toi versa tant d'harmonie, Qui, pour me rendre calme et pour me rendre heureux,. Vous fit, la nuit et loi, si belles et si pures, Si pleines de rayons, de parfums, de murmures, Si douces toutes deux.
C'est Dieu qui mit l'amour au bout de toute chose. L'amour en qui tout vit, l'amour sur qui tout pose. C'est Dieu qui fit la nuit plus belle que le jour. C'est Dieu qui sur ton corps, ma jeune souveraine, A versé la beauté, comme une coupe pleine. Et dans nos cœurs l'amour.
Quant à la « femme délaissée, » si ingénument