‹ Une maîtresse de Victor HugoChapitre 62 sur 145 · Victor Hugo. Correspondance... ; p · texte numérisé non relu

Victor Hugo. Correspondance... ; p

2. G.-A. Sainte-Beuve, Liure d'amour...; pièce XVI; A la petite Ad...; p. 110.

Vlo.n^io

Deux ans auparavant, l'ayant rencontrée à une soirée de l'académicien Lebrun, il écrivait à son ami Juste Olivier :

J'ai fait pendant une heure ma cour respectueuse à Mlle Léopoldine Hugo, l'aînée des enfants, la plus charmante et la plus perlée des ballades de son père. Elle a dix-sept ans. Je la traitais comme une très grande et très sérieuse personne qu'elle est, et elle avait l'air charmé*.

Et, c'est à rheure où la mort la plus horrible l'enlevait à sa mère, que Sainte-Beuve publiait le roman diffamatoire, le livre de sa haine lâche. Il piétinait ce deuil terrible, jetait sa pelletée de boue sur le cercueil de la jeune femme. « Rien au monde, a éloquemment protesté M. Michaut, ne pourra démontrer qu'un tel acte, — à un tel moment! — ne soit pas un acte viP. » Qui en pourrait défendre Sainte-Beuve? M. Jules Troubal, lui-même, ne l'a pas osé! Et ce qui achève de stigmatiser l'homme, c'est que, trois mois plus tard, le 19 décembre, il disait solennellement, dans son testament : « Mon intention expresse est que ce livre ne périsse pas^ » Il n'a pas péri, il demeure et marque au front le coupable de cette infamie. Il est bon, il est utile qu'on Fait sauvé du nau-

1. Lettre du 19 février 1814. — André Pavie, Médaillons romantiques...', p. 327.

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