Edmond Biré, Victor Hugo après ISo2...; p
lette d'Hermès \ » Dès lors, pour les ennemis du poète, quelle raison de se taire, et, à la critique, suivant M. Biré, de ne point se montrer impitoyable? « L'indulgence ne lui est plus permise^ dit-il, si elle a devant elle un vieillard de soixantetrois ans, un père de famille, — un maturol un magistrato ! — et si cet homme en cheveux blancs chante ses plaisirs et ses galanteries d'antan, s'il conduit sa muse chez les blanchisseuses, s'il se lance éperdument dans la description des jupes, des corsets, des fichus et des robes, s'il prêche le libertinage, s'il donne de la lubricité à la nature entière, aux arbres mêmes et aux fleurs, s'il fait entendre pendant des milliers de vers, avec une sorte de furie, le hennissement de la chair débordée^. » Pauvre Lisette du vieux Béranger, condamnée par ricochet ! C'est pourquoi Victor Hugo n'est que « Géronte à Paphos^, » comme M. Biré est Zoïle à Pathos. Mais qu'eût-il dit, le pauvre homme, s'il eût su que telle pièce des Chansons des rues et des bois portait en marge du manuscrit : « Fait sur demande de Mme Juju, » c'est-àdire Juliette*? » Qu'eût-il dit encore, s'il avait su
1. Emmanuel des Essarts, Réflexions sur « Les Chansons des Lois et des rues »; Les Voyages de l'Esprit...; p. 228.