‹ Une maîtresse de Victor HugoChapitre 71 sur 145 · Jules Claretie, Le Temps, 13 mai · texte numérisé non relu

Jules Claretie, Le Temps, 13 mai

5. Richard Lesclide, Propos de. table de Victor Hugo... ; p. 65.

(( Il est aussi assez singulier, écrit un peu naïvenGient M. Wellington Wack, que, d'autant que j'ai pu m'en rendre compte, aucun musée de France ou d'Angleterre ne possède un portrait de Juliette Drouet et qu'aucun portrait d'elle n'ait jamais été publié. Se pourrait-il que Victor Hugo ait voulu supprimer le portrait de celle qu'il avait si longuement et si tendrement aimée ^ ? » Candide Anglais! Il a mal cherché, en France, du moins. Sinon il eût appris que Victor Hugo n'avait, en aucune manière, fait disparaître les images de Juliette. Il eût découvert, en cherchant, le portrait de Léon Noël, celui de Le Genisel, dans la collection Soleirol, celui de Darondeau, dans le Charivari; il eût appris qu'au moment de la mort de la maîtresse de Victor Hugo, Bastien Lepage achevait d'elle une taile saisissante-. Mais, mieux que les images graphiques, il eût trouvé le portrait de flamme lyrique, coloré et lumineux, dessiné par Théophile Gautier qui, si brillamment, excella dans ce genre de portraits voluptueux et féminins. Victor Hugo, qui disait de Juliette « qu'elle avait été la plus belle personne du siècle ^ » qui lui écrivait, le 16 février 1837 : a Tu as les deux

1. H. Wellington Wack, Le roman de Juliette et de \ ictor Hugo...; p. 244.

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