‹ Une maîtresse de Victor HugoChapitre 85 sur 145 · Alfred Asseline, Victor Hugo intime...; ip · texte numérisé non relu

Alfred Asseline, Victor Hugo intime...; ip

vitable. A-t-elle conscience que, dans cette désertion du foyer conjugal par son mari, elle a sa part de responsabilité? Comment ne pas le croire devant cette acceptation des absences de Victor Hugo, de ses voyages avec Juliette, de Téclatante publicité donnée à la maîtresse à travers les volumes de poésies que publie F amant? « Mme Hugo fut une victime, je n'en doute pas, » écrit bénévolement M. Wellington Wack, lequel ajoute, en correctif : (( Mais elle était indifférente ou feignait deTétre \ » N'était-ce pas plutôt sa part d'expiation qu'elle acceptait? Mais quelle que fut la raison, elle ne pouvait, à aucun titre, permettre au beau-frère de Hugo de dire, qu'avec les années Juliette attendait patiemment « que la maladie de cœur de Mme Hugo eût accompli son œuvre implacable, pour réaliser enfin, dans un avenir prochain, le rêve de sa vie^. » A aucun moment on ne peut trouver Juliette coupable d'un pareil sentiment. Au contraire, ayant à merveille compris le délicat de sa vie en marge du foyer du poète, on la verra écrire, le 20 septembre 1851, par exemple : « Je t'adore jusque dans ta digne et noble famille % » et dire,

1. M. Wellington Wack, Le roman de Juliette et de Victor Hugo...; pp. 114, 115.

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