Le 7 août 1836, Pierre Foucher écrivait à sa sœur : « Le
Cette belle lettre, qu'on croirait avoir servi de modèle à quelques-uns des meilleurs morceaux de Zola, a eu le don de choquer M. Biré. En bon Nantais, il a défendu les Bretons d'être aussi sales que le prétendait Victor Hugo. Et puis, en homme habitué à flairer partout des dessous peu honnêtes, il s'est imaginé que les habitants de Fougères avaient dû faire mauvais accueil à leur compatriote. De là, inévitablement, rancune de Hugo : (( Il faut croire que cette dernière [JnUette] n'était pas en odeur de sainteté auprès de ses compatriotes et qu'elle avait quelque vengeance à en tirer car le poète ne les ménage guère. Evidemment^ ils avaient manqué de respect à la princesse... Negroni, ce qui leur vaut d'être traités par Fauteur àa Lucrèce B or g ia comme de simples critiques \ »
Vert-Vert a publié deux lettres de lui [Victor] à Boulanger pendant son voyage. Il y maltraite encore mes pauvres Bretons. » Alfred Asseline, Victor Hugo intime...; p. 89. Une de ces lettres était celle ci-dessus. Anténor Joly les publia, en effet, dans le Vert-Vert qu'il dirigeait. Elles furent reproduites ensuite dans la Revue du XIX^ siècle, 1836, tome I, p. 114 et suiv. C'est là que le vicomte Spoelbergh de Lovenjoul les déterra pour les envoyer à Victor Hugo, qui les avait complètement oubliées. Depuis elles ont été reproduites par M. Frédéric Montargis, Les vacances de Victor Huc/o; Nouvelle revue, tome XXXVI, septembre-octobre 1885, p. 31 et suiv. — Par la suite ces deux lettres ont figuré au Catalogue d'une précieuse collection de lettres autographes et de pièces historiques ; Paris, 1886, in-8, no 114, et ont été vendues 50 francs.