‹ Une maîtresse de Victor HugoChapitre 93 sur 145 · Paul Chenay, Victor Hugo à Guernescy...; pp · texte numérisé non relu

Paul Chenay, Victor Hugo à Guernescy...; pp

dans la pièce XXXIX des Chants du crépuscule^ son mari avait déjà dit d'elle :

Celle qui, lorsqu'au mal, pensif, je m'abandonne,

Seule peut me punir et seule me pardonne ;

Qui de mes propres torts me console et m'absout....

Mais ici l'outrage n'était-il point doublement grave puisque, pardonné pour Juliette, le mari avait recommencé avec une autre et s'était laissé glisser sur la pente du scandale? Expliquer cette attitude de Mme Hugo par sa « nature généreuse » n'est certes pas suffisant dans l'occurrence. Et n'est-ce pas ici le lieu de rappeler que, trois mois auparavant, en avril, dans les Guêpes, Alphonse Karr avait publiquement signalé l'existence du Livre d amour, dénoncé Fauteur et fait deviner l'héroïne ? Comprit-elle, qu'elle aussi, avait quelque chose à se faire pardonner?

Son intervention dans l'affaire n'est, en tout cas, point contestable. (( Mme Hugo (très magnanime) a pris Mme Billiard {sic) sous sa protection, » mandait Chopin à sa sœur \ Plus détaillé est le récit du beau-frère de Hugo que nous reprenons après cette parenthèse :

Aussitôt le jour venu, elle, l'offensée, le cœur saignant, courut chez Fépoux outragé et en obtint de lui permettre

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