Paul Chenay, Victor Hugo à Guernesey...; pp
2. Comte Horace de Viel-Castel, Mémoires sur le règne de Napoléon III...; tome I, p. 171. — « Quelques tableaux » est, sans doute, exagéré. A ma connaissance la Cour n'a commandé qu'un tableau à Biard, en 1848, Entrevue du roi et de la reine d'Angleterre, payé 6.000 francs. A ce prix son renoncement au scandale est médiocrement tarifîé. — Compte de la liquidation de la liste civile et du domaine privé du roi Louis- Philippe, rendu par M. Vavin, liquidateur général, le 30 décembre 1851 ; Paris, 1852, in-4, pp. 170, 17i.
194 UiNE MAITRESSE DE VICTOR HUGO
cassette royale^ Ce qui demeure certain c'est que la Cour des Pairs ne fut point appelée à se prononcer sur le délit reproché à un de ses membres. « L'intervention de la duchesse d'Orléans et celle de Louis-Philippe furent nécessaires pour empêcher les choses d'aller à cette extrémité". » Mais le coupable n'échappa point à une « verte semonce » du chancelier ^
L'affaire, naturellement, avait été ébruitée. Dès le lendemain, sans nommer les personnages, un journal imprimait :
On parle beaucoup à Paris d'un scandale déplorable.... Un de nos écrivains les plus célèbres aurait été surpris, hier, en conversation criminelle, par le mari qui se serait fait assister du commissaire de police. L'épouse infidèle aurait été incarcérée, et Tamant si malheureusement heureux n'aurait dû le triste avantage de conserver sa liberté qu'au titre politique qui rend sa personne inviolable. Ne pouvant douter de l'exactitude de ces faits, nous faisons des vœux pour que les suites en soient le moins graves possibles*".
Personne ne s'était trompé sur le personnage en question. Lamartine, en écrivant, le 7 juillet, au comte de Circourt, envisageait l'aventure philoso-
1. Intermédiaire des chercheurs et des curieux, 10 juillet 1883, col. 408. "