‹ Une Médication Substitutive de L'Iode Le Rhodanate de PotassiumChapitre 11 sur 31 · DES · texte numérisé non relu

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de bonnes conditions techniques, si elles n’avaient été corroborées » . , . 2 .

par l’examen des vaisseaux périphériques.

Chez quatre artérioscléreux il observa, après six mois de traitement par le rhodanate de potassium, un assouplissement évident de plusieurs artères périphériques, en particulier de celles des membres. Chez l’un d’entre eux, cette amélioration objective s’est accompagnée d’un syndrôme de claudication intermittente. Dans tous ces cas, l'élévation de l'indice oscillométrique, qui chez deux d’entre eux a triplé, confirme les modifications des parois artérielles.

Dans le moment même où il fit ces constatations cliniques, ont paru les intéressantes recherches expérimentales de H. Simonnet et G. Tanret qui lui firent peut-être comprendre le mécanisme d’action de certaines cures médicamenteuses dans l’athérome. Il souligna les ressemblances entre l’action des composés iodés et celle des rhodanates qui, plus fortement encore que les iodures, s'opposent à l’agrégation des colloïdes. Or, Simonnet et Tanret ont montré que l’athérome expérimental par l’ergostérol irradié était rendu impossible par l’administration simultanée d’iodure alcalin. Il reprit ces recherches en faisant absorber à des lapins du rhodanate de potassium en même temps que de l’ergostérol irradié.

De nombreux travaux plus ou moins étendus, des revues générales, de nombreuses notes ont paru dans la presse française et étrangère. Nous citerons ceux de Lucien Bellière (Revue de Médecine, mai 1933), ceux de Chazal (Gazette Médicale de France, 15 février 1935), qui, par leur clarté, leur précision, nous ont puissamment aidé dans notre travail.

Vergueiro da Cruz (de Rio-de-Janeiro) vient de publier dans « O Hospital » une étude clinique très approfondie, poursuivie dans le service du professeur Agenor Porto, et qui confirme sur tous les points les données établies par les cliniciens européens.

Tout récemment le docteur Herbert Barker (de Chicago) a rapporté de nouveaux succès (Journal of the American Medical Association, 19 janvier 1935) ; il signale une diminution importante des chiffres de la tension, en même temps qu’une grosse amélioration fonctionnelle. Jamais cet auteur n’a constaté d’accidents — à peine, dans de rares cas, une légère fatigue passagère au début de la cure.

De ces recherches il résulte que le rhodanate de potassium a une action extrêmement puissante, lorsque le taux de « rhodané-

Done

mie » atteint un certain chiffre (10 à 15 milligr., selon H. Barker). Il se produit alors, en 2 semaines un abaissement de tension artérielle de 1 à 6 cm. La proportion des succès dépasse légèrement 60 %.

Cette notion de rhodanémie, toute nouvelle, est d’un puissant intérêt doctrinal et mériterait d’être longuement reprise et étudiée.

On trouvera dans la partie de cette thèse réservée aux observations notre modeste quote-part à cette longue étude, dont nous avons suivi les diverses fortunes jusqu’à son état actuel, qui est plus qu’encourageant. S

Nous avons abandonné la thérapeutique par les iodures sans aucune crainte de nuire à nos malades.

Nous avions été, en effet, frappé par la lecture d’un passage du Consultaire de Segard à propos du traitement des hypertendus

« Un dernier conseil : Soyez très prudents avec les iodures, bien que classiques en pareil cas. Ils sont juste permis, et encore, à petite dose, aux hypertendus syphilitiques (fréquents d’ailleurs) et aux hypertendus pléthoriques dont le sang est très visqueux. Pas d’iodures aux hypertendus artérioscléreux à viscosité basse, ni aux porteurs d’œdèmes chroniques des bases pulmonaires, ni aux sujets menacés d’ædème de la glotte, d’hémorragie cérébrale ou d’urémie. »

Nos statistiques personnelles portent sur 9 cas que nous avons traités per la méthode proposée par Clapier. Notre observation dans 3 cas a largement dépassé une année et, pour les autres, elle oscille entre 6 à 12 mois, tous les sujets s’étant présentés régulièrement pendant ce laps de temps, tous les 15 jours environ, aux différentes consultations où nous avons fait nos stages.

Les résultats ont coïncidé à peu près exactement avec, d’une part, la statistique américaine (57 % d’amélioration), les statistiques de Bénichou, de Clapier (qui oscillent entre 57 % et 63,3 pour cent). La nôtre nous a donné 66 % d’abaissement moyen de 3 cm., chiffre adopté par tous les auteurs comme commune mesure (6 cas sur 9).

Après une période de traitement variant de 3 à 6 semaines, la pression (tant la maxima que la minima) a été abaïssée de 2 à 6 centimètres. Nous avons noté aussi que le rhodanate n’améliore les troubles subjectifs des hypertendus que d’une manière irrégulière et toujours tardive. C’est pourquoi nous avons, presque

d'emblée, songé, comme très logiquement le conseillaient Bénichou et Clapier, à associer la médication par le rhodanate de potassium avec l’administration de sédatif nerveux (bromure, chloral, différents barbituriques) ou des spasmolytiques vasculaires (acétylcholine).

Nous avons pris comme dose moyenne celle de 0 gr. 60 en trois fois, non pas que nous ayons eu un doute sur la tolérance du produit qui s’est révélée parfaite, mais par crainte de fatiguer nos malades par des doses trop fortes (1 gr.), risquant d’amener une chute tensionnelle trop brusque. Nos Maîtres nous ont appris le respect de la tension de ces malades. Nous n’avons jamais eu à le regretter, au contraire, et cette prudence nous a toujours été précieuse.

Nous n’avons point été surpris de constater à la longue « cette action remarquable des cures prolongées de rhodanate sur la sclérose vasculaire » (Clapier). Nous n'avons voulu voir là qu’une danate : l’un et l’autre sont des antisclérosants, comme nous le analogie thérapeutique de plus entre l’action élective et classique des iodures alcalins sur les parois artérielles et ceile du rhoverrons plus loin.

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