OBSERVATION VII
M. R.., gardien de garage, 65 ans.
Vient consulter pour une douleur qui siège dans le membre supérieur droit. On porte le diagnostic d’arthrite subaiguë, d’origine indéterminée, de l'épaule droite, sans ankylose, datant de Six mois. À
déjà été traité dans cet intervalle par les rayons X mais sans succès aucun.
On prescrit le rhodanate de potassium (0 gr. 60 par jour en trois fois, avant chaque repas) : il est très bien toléré.
Le malade revient tous les 15 jours. En deux mois, l'amélioration est parfaite et il se déclare absolument guéri.
OBSERVATION IX Ostéo-arthrite gonococcique du poignet gauche.
M. V.., 35 ans, mécanicien.
Aucun antécédent notable, mais a eu, à deux reprises, une blennorragie (25 et 29 ans).
Actuellement, il se présente à nous avec une ankylose totale et nous signale l’évolution progressive de cette affection avec, de temps à autre, des poussées de « réchauffement » du processus rhumatismal.
La radiographie ci-jointe montre bien ces lésions typiques : décalcification intense des os du carpe, dont les interlignes sont flous, et qui tendent à se souder entre eux. La comparaison avec l’état osseux du poignet droit est caractéristique.
A ces lésions d’ankylose se joignent une athrophie musculaire importante et des œdèmes des tissus moux qui la masquent en partie Le malade est dans l'incapacité absolue d’exercer son métier de mécanicien.
Le traitement rhodanique immédiatement entrepris (0 g. 70 par jour), et admirablement toléré par le malade, amène, au bout de deux mois, une amélioration fonctionnelle assez grande. L’ankylose diminue et, avec elle, l’atrophie semble régresser. Le malade est capable d'accomplir certains gestes qui lui étaient devenus impossibles: flexion et extension légères.
Après 4 mois de traitement (1 semaine de repos par mois), on a constaté une amélioration très nette. Des mouvements sont possibles et le malade rééduque son poignet aux gestes professionnels.
Nous le perdons, à ce moment, de vue, car il à trouvé un travail assez facile en banlieue.
OBSERVATION X Péri-arthrite scapulo-humérale droite. (maladie de Duplay)
M. F..., 63 ans, ménagère.
Pas d’antécédents rhumatismaux, ni autres notables.
Ménopause à 51 ans.
Vient parce qu’elle présente, depuis déjà un long temps, des sensations désagréables de craquements périarticulaires, des douleurs, surtout dans les mouvements de l’épaule droite ; elle éprouve de la difficulté pour se coiffer.
A l'examen, les craquements sont nettement perçus et il existe une ankylose sub-totale de l’épaule droite avec limitation énorme de labduction du bras malgré des mouvements de suppléance de lomoplate.
Une radiographie, montrant une calcification de la bourse séreuse