CIDRE
Fig. 8. — Hystérographe en place (vue latérale). Le tracé est pris avec les deux cylindres
Sn | 2e moins éloignés, résultat que l’on obtient par l'arrêt et la remise en marche du cylindre rapide.
Avant de fixer les tracés, on marque sur une ligne des divisions par centimètre et à chaque division est placé un chiffre qui correspond à l'heure correspondante. Cette manière de faire est plus simple que d’avoir un appareil qui inscrive lui-même les temps sur ie tracé.
En quoi consiste maintenant la mise en place de lhystérographe?
- On peut considérer six temps successifs : 4° le choix du bouton. 2° l'application de l'appareil sur l'abdomen et sa fixation. 3° la détermination de la pression du ressort. 4° Ja fixation du tambour transmetteur. 5° le réglage du cylindre enregistreur. 6° l'enlèvement de l'hystérographe.
I. — Choix du bouton. — Nous avons vu en étudiant la descriphon de l'appareil que M. le Professeur Fabre se sert de boutons interchangeables, de diamètre et de longueur variables. Le choix d’un de ces boutons n'est pas indifférent suivant les cas.
Il est nécessaire pour que le fonclionnement de l'appareil se fasse bien et pour oblenir la meilleure transmission des mouvements de l'extrémité du ressort au tambour transmetteur, que la direction de ce ressort soit horizontale. Or les rapports de l'utérus et de la paroi sont variables suivant les époques du perpuérium ; on conçoit done que pour conserver au ressort son horizontalité, tout en maintenant parfaite l'adaptation du bouton à la paroi utérine, il faille se servir de boutons de longueur différente: il y a ainsi des boutons de la grossesse. de 3 centimètres de longueur, des boutons du travail de 2 centimètres, des
LUS de boutons de la délivrance et des suites de couches de 3 à 4 centimètres.
L'épaisseur de la paroi abdominale, de plus, est essentiellement variable suivant les malades, dépendant de la couche adipeuse sous-cutanée et des muscles droits. C’est une seconde raison qui fait que pour maintenir le ressort en bonne position et sans provoquer de douleur, l’emploi de boutons de dimensions différentes est nécessaire: de faible dimension chez les malades maigres, de dimension plus grande chez les malades grasses.
II. — Application de l'appareil sur l'abdomen. Sa frxafion. — Le bouton une fois choisi et vissé à l'extrémité du ressort, on procède à l'application de l'appareil et à sa fixation. L'hystérographe armé de sa plaque de plomb est placé sur l'abdomen de façon telle que le bouton se trouve en haut, la vis V du ressort en bas : ce bouton doit appuyer non pas au niveau du fond utérin, ce qui aurait pour effet de supprimer toute région de fixation des ceintures arrière, mais au niveau de l'ombilic ou un peu audessous. Cette manœuvre accomplie, on agit alors sur la plaque de plomb qu'on moule le mieux possible sur la paroi abdominale. Ce temps est très important : cette plaque, en effet, est destinée à supprimer l'influence de la respiration ou de tout autre mouvement de la malade, sa mauvaise application en supprimerait l'influence et déterminerait ainsi des perturbations dans le fonctionnement de l'appareil et l'inscription des courbes.
La plaque de plomb coïncidant ainsi d’une façon parfaite avec la paroi, on procède à la fixation de l'appareil au moyen des ceintures. L'emploi d’une sangle unique est
à rejeter, car pour compenser la pression du ressort et maintenir exactement appliqué contre la paroi le bord supérieur de l'appareil, il est nécessaire d'exercer à ce niveau une compression plus forte, ce que permet seul l’emploi de deux ceintures, dont on serre plus fortement la supérieure.
Notons qu'assez fréquemment pendant les suites de couches, on est obligé, du fait de la longeur de lappareil el pour pouvoir placer le bouton à une distance suffisante du fond utérin, de renverser l’hystérographe, en mettant le bouton en bas et la vis en haut : (voir fig. 8) son fonctionnement n’en subit d'ailleurs aucune modification.
III. — Détermination de la pression duressort. — Ma nœuvrant la vis V, on exerce alors sur le ressort sur lequel appuie cette vis une certaine pression qui fait que le bouton déprime la paroi ; on s'arrête quand on juge cette pression suffisante, ce qui est affaire d'habitude, et ayant soin de conserver, comme nous l’avons dit plus haut, au ressort d'acier une direction horizontale et parallèle à la plaque qui le porte. Si cette pression n'est suffisante qu’en atteignant une position qui fait perdre au ressort son horizontalité, il y a avantage à enlever l'appareil et à changer le bouton pour en prendre un plus long ; si au contraire la pression une fois exercée le ressort n’est pas encore parvenu à l’horizontal, un bouton plus court est nécessaire.
IV. — Fixation du tambour transmetteur. — La vis de fixation du tambour transmetteur sur la tige fixe est alors desserrée ; le tambour venant appliquer par son propre
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poids la tige mobile au niveau de la griffe, tige et griffe sont fixées ensemble, ef à ce moment seulement, le tam-
bour est arrêté dans une position fixe et immuable le long de la tige, la membrane de caoutchouc n'étant ni déprimée, ni Saillante.
V. — Réglage du cylindre enregistreur. — Mettant en. suite le tambour transmetteur en communication avec le
tambour à levier au moyen du tuyau de caoutchouc, il
ne reste plus qu’à procéder au réglage du cylindre enregistreur. Cette petite opération consiste essentiellement à disposer de façon convenable le style inscripteur sur le cylindre. On y arrive aisément après quelques tâtonnements en faisant varier la position du style au moyen de la vis de la virole mobile, Pour que l'inscriplion se fasse bien, il faut un contact léger et net, sans pression trop jorte, ce qui aurait pour résultat de diminuer la sensibilité de l'appareil. Cette sensibilité peut d’ailleurs être accrue ou diminuée à volonté : il suffit de donner, grâce à la virole de glissage du tambour récepteur, une longueur plus ou moins grande au bras de levier qui commande le style.
Ainsi disposé, l'hystérographe peut fonctionner pendant des heures sans d’autres modifications que le remplace-
ment du papier des cylindres, du cylindre rapide toutes
les demi-heures, du cylindre lent toutes les 3 heures, el sans grande surveillance : il suffit de recommander à la malade de ne point bouger dans son lit.
Il est bon aussi, une fois l'appareil mis en place, de prier la parturiente de faire quelques grands mouvements respiratoires, de facon à se rendre compte que leur trans-
mission n'influence que d’une façon peu gênante le fonctionnement de l’appareil.
VI. — Enlèvement de l'hystérographe. — L'enlèvement de l'hystérographe doit être fait en sens inverse de sa mise en place. Un point seul est important : c’est de libérer tout d'ahord le tambour transmetteur du ressort en déplaçant la tige mobile et en supprimant sa prise avec la griffe.
Toutes les fois enfin, où au cours de l'opération, une modification doit être apportée aux indications précédentes, il est prudent, pour éviter des perturbations dans les courbes, en ouvrant la soupape interposée sur le trajet du tuyau de caoutchouc, de supprimer la communication entre l'appareil inscripteur et l'appareil enregistreur, Quelques difficultés dans la mise en place de l'appareil. Quelques conseils pratiques. La méthode est en principe applicable à toutes les malades, et il est exceptionnel de rencontrer: de la part de celles-ci — et les tracés furent pris en très grand nombre, — une résistance due à la douleur où même une gêne rencontrée. Certaines malades ont gardé la ceinture en place pendant 6 heures et sans en être autrement incommodées. Néanmoins la docilité de la parturiente, le soin qu'elle mettra à éviter lés grands mouvements, les gémissements excessifs et répétés sont des facteurs importants, sinon de la bonne exécution du graphique, au moins de la facilité de sa lecture. On s'est toujours bien trouvé à la clinique obstétricale de faire comprendre à la malade l'intérêt qu'il y avait pour elle à connaître la valeur de « ses douleurs », et à obtenir d'elle la tranquillité désirable.
Cerlaines catégories de femmes existent cependant qui
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ARE indépendarnment de tout facteur volontaire permettent plus difficilement d'obtenir des tracés parfaits: Ce sont d'abord celles dont la paroi abdominale est particulièrement épaisse et résistante, et ainsi que nous l'avons déjà dit on arrive à remédier aux inconvénients présentés de ce fait par le choix d’un bouton suffisamment long et qui ne peut être déterminé que par tâtonnement. I1 ne faut pas craindre en pareil cas d'arrêter après quelques instants un tracé commencé si les courbes obtenues ne sont pas suffisantes.
D'autres malades présentent un type de courbe qui est.
baptisé de « /ype respiratoire » ; chez elles toutes les respirations sont inscrites sous forme de petites ondulations, mais l’amplitude de ces ondulations est suffisamment réduite pour qu'elles ne puissent être confondues avec les grandes ondulations caractéristiques de la contraction uté-
* rine, et le tracé reste de la sorte très facile à lire. Parmi
ces malades figurent surtout celles qui présentent de la tension utérine, et les tracés les plus nets de ce genre sont obtenus dans le cas d'hydramnios.
Pendant les suites de couches enfin, une difficulté peut surgir du fait de la déviation de l'utérus, à droite le plus souvent. Il faut savoir, en pareil cas au moment de la mise en place de l'hystérographe, ramener le globe ulérin sur la ligne médiane et l'y maintenir jusqu'à ce que les sangles soient fixées : nous avons dit qu'il est souvent ulile en pareil cas de renverser l'hysltérographe, le bouton en bas, la vis en haut, et cette précaution s'impose de plus en plus avec la période plus avancée du puerpuerium.
Telle est la nouvelle méthode que M. le Professeur Fabre
expérimente depuis plus d'un an.
C'est après des essais nombreux et ee après des ms d tonnements successifs que notre Maître est parvenu à 1 réalisation de l'appareil tel qu FREE lui-même présenté. !
| Congrès de Lille (Avril 1913) et au Gongrèe à de Londres +5 ps (us 1913).