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tenue constante à 38° par un courant d'eau chaude, était constitué par une boite en verre, ouverte à sa partie inférieure, et dont les parois étaient percées d'orifices permettant le passage de l'appareil enregistreur et des divers agents dont on voulait expérimenter l'influence.
Sur le plancher mobile de la boite et à son intérieur se trouvaient disposés : une gouttière destinée à recevoir l’animal ; un axe d'acier terminé par un mince crochet Servant à immobiliser l'extrémité d’une des cornes utérines et placé sur un petit support; latéralement, deux trépieds qui portaient des rouleaux sur lesquels passait un fil de soie. Un hameçon armait une extrémité de ce fil, alors que l’autre extrémité passait à l'extérieur et était reliée au levier d’un kymographe.
Plaçant l'animal dans la boîte, en position deT rendelenbourg pour éviter l'influence de la pression intestinale, puis immobilisant une des cornes utérines au moyen du crochet fixe, Kurdinowski disposait sur le même axe longitudinal que ce crochet l'hameçon du fil enregistreur, et l'appareil refermé était prêt à fonctionner.
A l’aide de ce procédé, Kurdinowski put étudier l'utérus en contraction dans des conditions se rapprochant le plus possible des conditions physiologiques. Les orifices dont étaient munies les parois de la boîte lui permirent l'introduction des divers agents médicamenteux dont il publ étudier les actions, sans préjudice de ceux qu’il pouvait administrer par une autre voie.
Frañtz, quelques années auparavant, avait eu recours à une méthode toute différente. Il sectionnait simplement un fragment utérin plus long que large, c'est-à-dire dont
la plus grande dimension correspondait au sens de l'orien-
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PTS tation des fibres musculaires. Tendant ce fragment dans un myographe, il faisait agir sur lui des courants électriques, galvaniques et faradiques. Il obtenait ainsi des graphiques, mais des graphiques représentant non la contraction utérine normale, qui est une véritable onde péristaltique comme celle de l'intestin, mais des tracés purement artificiels.
Les expériences de Frantz furent reprises par Rubsamen et Barakoïf : bien conduites elles ont donné des résultats très intéressants, mais on peut cependant remarquer que les conditions dans lesquelles les expérimentateurs se sont placés sont très différents de la réalité physiologique et les fragments étudiés, malgré toutes les précautions prises, ne réagissaient plus comme l'organisme normal.
II, — Procédés indirects
Les procédés indirects ont été surtout employés par Poppel, Duncan et Ribemont.
Poppel avait remarqué que certains œufs sont expulsés sans ruplure prématurée des membranes. Se basant sur ce fait, il admettait que la force nécessaire pour rompre ces membranes était voisine de celle déployée par le muscle utérin, et il fit construire un appareil consistant en une planchelte percée d’un oruice circulaire. Un lambeau de membranes étalé entre deux rondelles de caoutchouc était placé sur la planchette. La rondelle supérieure supportait
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