‹ Une mine de souvenirs: pour être exploitée par mes chers compatriotes sous la protection de Marie ImmaculéeChapitre 10 sur 22 · L ES · texte numérisé non relu

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si nues

On a dit avec vérité que celui qui faisait pousser deux tiges de blé làoùiln’en .

——poûssait-qu'une;-est-un-bienfaiteur-de-Fhu-— manité. Que vos jeunes gens, durant les:

longues veillées d’hiver, consacrent quelque temps à étudier les méthodes employées par les prospères cultivateurs qui ont su doubler leurs revenus le jour où ils ont :

écouté les maîtres de la science agricole.

Nous: sommes heureux de coïstater qu’un, grand nombre de cultivateurs se sont aperçus qu’ils pouvaient cultiver mieux qu’on ne cultivait autrefois, mais il ‘ y à encore des retardafaires. Que vos enfants n’en soient -pas. Et sachons tous qu'un cultivateur qui laisse ün enfant croupir dans l'ignorance de l’art agricole, man- . que au devoir d'éducation qu’il doit lui - donner. ‘ TT . LE Un autre moyen de donner de l’émulation à votre garçon et de lui apprendre à s’amasser quelque chose, c’est de lui donner une part ou deux, si vous pouvez, dans un syndicat agricole. Et c’est de plus un moyen d’éduqüer votre enfant. Ce qu'il ‘ ne peut faire seul, 50 avec lui peuvent le faire; ‘ainsi, par exemple, acheter au prix - du gros et économiser une cinquantaine de * piastres par année, Ceci intéreséera votre | enfant, fournira un aliment à son activité et le formera à bien gérer plus tard ses propres affaires. Il ne restera pas un zéro dans la société. 7

Lo. 84 . À

‘On ne saurait trop vous recommander de faire faire à votre fils “une vie de gar- Tor” “qui luï soit” utile” ‘ainsi Fqu'à sa famitie;—

“et non pas une “vie de garçon” bonne à rien pour le temps et pour l'éternité.

Et puisqu'on est à parler de science .

agricole, enseignez-leur bien un chapitre très important: celui qui taite de la destruction des mauvaises herbes dont les grai-

nes sont les premières à pousser pour étouf-

fer le bon grain. Dites-leur bien que le plus sûr moyen de ne pas avoir de mauvaises herbes est de n’en pas semer ni de n’en pas répandre sur son champ sous forme d'engrais.

: Qu'il fait mal au coeur d'u patriote de constater l’indifférence presque absolue qui accompagne la diffusion des mauvaises plantes. Combien de millions de piastres perdus chaque année? Combien de millions sacrifiés pour détruire ces plantes?

Pourquoi cela? Pourquoi ne pas détruire . Ja source du mal? Pourquoi permettre im- - punément la vente d’un poison qui donne la mort à vos terres? Pourquoi le marchand, le cultivateur, le maire ou le député a-t-il un permis de vendre ce poison champêtre au lieu d’être mis en prison comme un malfaiteur public? : L®

Ecoutons le fait suivant.

Un jeune homme intelligent, ambi- :

tieux, voulant parvenir à une honnête ai-

sance, reçoit de son père une terre moyen-

nant une faible redevance annuelle-—H-veut

suivre les enseignements de la science agri-

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cole qui lui dit de préparer sa terre au sol bien, riche,. puis d’avoir de la bonne semence dont chaque grain peut produire

une tige. Il veut donc avoir de la bonne semence. Il va chez un marchand assez éloigné et lui demande de la bonne,

de la bien bonne semence. Le marchand .

lui dit qu’il n’en vend pas d’aütre, qu'il garantit ce qu’il vend, lui. Le jeune homme ensemence six arpents de bonne terre dans les meilleures conditions possibles. A l'automne les passants examinant son champ: lui criaient: “Si la graine de “Marguerite sauvage” se vend bien cette année, tu vas faire un coup d'argent!” Un autre:

“Je crois que tu feras mieux de changer de semence l'an prochain.” °Ne croyez-vous

. pas que le susdit marchand était tenu de

payer les dommages encourus et à encourir?

. Voici quelques-unes des réflexions que m’inspire mon premier voyage à Montréal.

À ceux qui trouveront qu’elles sont un hors-

d'oeuvre, je répondrai que si mon père n'eut

pas été un cultivateur pratique, je p’aurais jamais vu le Prince de Galles, : ni fait. un prêtre. ..

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