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OISEAUX

Le monde des oiseaux, dans la colonie, est aussi riche par le nombre et la variété des espèces que par l'éclat et la beauté de certaines d'entre elles; toutes les nuances les plus vives, les formes les plus gracieuses se rencontrent dans cette classe, et, de bonne heure, le commerce y a cherché des éléments de parure. Aujourd'hui, l'exportation des plumes et des dépouilles d'oiseaux dépasse deux cent mille francs, auxquels il convient d'ajouter cinquante mille francs d'oiseaux vivants pour nos volières. Ces chiffres, fournis par la douane, sont évidemment très inférieurs à la réalité, car certains articles comme les plumes d'aigrettes sont facilement dissimulables et doivent échapper aux recherches du fisc.

Rapaces. — Les rapaces diurnes sont désignés vulgairement sous le nom de charognards : on les voit en vols nom-

breux au-dessus des villages, et familièrement ils viennent se poser sur le toit des cases; on ne les tue guère et l'indigène marque plutôt de la sympathie pour ces hôtes qui lui épargnent certains soins de voirie*, ces rapaces font naturellement une grande consommation de souris, de petits oiseaux, et cela encore est un service rendu au noir dont la récolte est pillée par les mange-mil et les rongeurs. Parmi les espèces les plus remarquables, nous citerons : le faucon, l'épervier, le spizaëte belliqueux ou griffard qui est très commun, l'hélotarse à queue courte ou bateleur, le vautour oricou, le serpentaire ou secrétaire qui, assez rare au Sénégal, se rencontre souvent en Gasamance et qui détruit une grande quantité de reptiles; enfin lepyrargue vocifer et le balbuzard pêcheur qui sont plus spécialement ichtyophages. Les rapaces nocturnes sont représentés par plusieurs hiboux, et par des chouettes.

Perroquets. — Parmi les espèces à longue queue, on observe au Sénégal le palœornis parvirostris, qui est fort recherché comme oiseau de volière; il est commun dans le haut fleuve et jusqu'à Dagana; c^est une espèce verte et bleue. Les perroquets proprement dits ne se trouvent guère qu^en Gasamance : les types les plus estime's du commerce sont le psittacus erjthaceus ou jaco qu'on appelle encore perroquet gris ou perroquet à queue rouge, et le psittacus rubrovarius dont la queue est rouge, le ventre rose, les ailes orangées bordées de noir.

Grimpeurs. — Nous citerons, parmi les espèces très communes ou très remarquables, un certain nombre de pics, dendropicus, mesopicus, chrysopicus : le coucou d^ Europe, cuculiis canorus, vient passer l'hiver au Sénégal; il y retrouve des espèces indigènes, comme le cuculus gularis d'un beau jaune orangé et le cuculus clamosus ou coq de pagode. Dans

le même groupe se place le chrjsococcyx smaragdinus ou foliotocol, le plus bel oiseau de l'Afrique occidentale; tout le monde connaît l'admirable parure verte aux reflets de pierre précieuse du foliotocol; cet oiseau ne se rencontre guère au nord de la Gambie; encore ne vient-il en Casamance que pendant Ttiivernage. Il est remplacé au Sénégal par le chjysococcyx ciipreus, dont le plumage est d'une nuance cannelle avec reflets vert doré; les plumes de la queue sont ornées de bandes et les ailes sont barrées de vert doré et de blanc; On trouve aussi dans h commerce le dirysococcyx Klaasii; on peut encore ciitv \q centropus senegalensis ou coucal, le ceiitmocliares flavirostris dont le dos est noir bleu métallique, la gorge gris pâle et les ailes noires à reflets pourpres, le pogonorhyncus vieilloti .ou barbu brunâtre, le barbatula chrjsocoma, remarquable par son front écarlate et son croupion orangé.

Dans une section voisine se rangent les couroucous, trogon narùia, fort recherchés pour leur éclat : la gorge, le dos, les ailes sont d'un vert doré métallique, la poitrine, le ventre sont roses, les ailes grises et noires, le bec jaune doré avec la pointe bleuâtre. C'est d'ailleurs un oiseau assez rare et qui habite de préférence les régions montagneuses.

On peut placer ici les musophagidés qui pourtant, à certains égards, se rapprochent des passereaux ; ils sont représentés au Sénégal par le musaphaga violacea ou touraco que Swainson appelle un des princes du monde ailé; le noir pourpre qui domine dans son plumage est relevé par le rouge vif des pennes, le bec est d'un beau jaune, la tête est couverte de petites plumes rouges veloutées formant une sorte de diadème, la longueur totale est de 55 centimètres. Cet oiseau est d'ailleurs assez rare; le grand touraco, co;7'//za/xj[?^r5<3, fort recherché

des amateurs, présente une belle nuance verte; le touraco pourpré est assez commun dans toute la colonie; les colins ou oiseaux-souris font Tobjet d^un certain commerce malgré leur nuance terne.

Passereaux, — Le nombre des passereaux est extrêmement élevé et d'abord presque tous ceux de l'Europe se retrouvent dans la colonie au moins pendant la saison sèche qui correspond à -Phiver de la métropole : merle, fauvette, rougegorge, rossignol, hirondelle vont prendre volontiers leurs quartiers d'hiver sur les bords du Sénégal : nous n'étudierons ici que les passereaux propres au pays.

Les coracias ou rolliers, appelés encore Geais du Cayor, sont très nombreux et forment au moins quatre espèces que Ton rencontre un peu partout dans l'Afrique occidentale; Veurystomus afer est un roUier à bec court et large, légèrement crochu; il a le dessus du corps brun cannelle et tout le dessous d'un beau violet changeant, les ailes sont bordées de bleu d'outre-mer; le coracias abfssînica, très commun, présente des ailes bleu clair bordées de bleu foncé; les méropidés présentent des formes plus élancées, un bec long et fin légèrement recourbé; on les appelle communément guêpiers et, en effet, ils se nourrissent d'insectes, surtout d'hyménoptères qu'ils attrapent au vol à la façon des hirondelles. Le guêpier rose, 7«erojt?5«M^7cw5, est de beaucoup le plus commun : il habite des trous pratiqués dans les berges des fleuves et certains soirs on peut les voir planer comme un nuage rose au-dessus du Sénégal; le guêpier vulgaire, mérops apiaster, présente des nuances vertes et cannelle et le dos jaune : c'est un oiseau qui vient à la fin de l'année jusque sur les côtes méditerranéennes et notamment en Grèce; le guêpier VQvt^merops viridissimus, est fort commun dans toute la colonie, tandis

que le merops albicollis est assez rare ; enfin le guêpier tawa melittophagiis hij^undinaceus est une espèce verte à reflets dorés très reconnaissable à une bande bleue qui sépare la gorge de la poitrine.

La tribu des martins-pêcheurs ou Halcyonides pullule sur les marigots et les rizières de la Casamance. On ne peut exprimer le charme d'un affût au bord d'une rizière : comme des flèches muhicolores les oiseaux passentet se croisent, jettant une fulguration de pierre précieuse; ils effleurent de leur bec puissant la surface des eaux, puis s'enlèvent verticalement avec leur proie, tandis que sur Teau s'élargissent et meurent des cercles concentriques*, on compte environ une douzaine d'espèces dont les plus communes sont Valcedo quadrihrachys et le corjthornis cjanostigma, le cerjle rudis ou martin-pêcheur noir et blanc, Yhalcjon erjthrogastra ou halcyon à ventre roux, Vhalcyon semi-cœrulea ou martin-pêcheur noir et bleu; enfin l'espèce à ventre sablé de la Casamance, halcyon cjanoleuca.

On range encore dans ce groupe des passereaux" lévirostres, de singuliers oiseaux comme les buceros et les toucans; le biiceros caffer atteint la taille d'un dindon et son bec porte une excroissance cornée aussi volumineuse que lui, mais dont la pointe est recourbée vers le haut; on l'appelle parfois trompette de Brac, mais il ne faut pas le confondre avec l'oiseau trompette [balearica pavonina) qui est un échassier; parmi les toucans ou calaos, on rencontre surtout le tocus ervthrorhjnciis qui atteint une taille médiocre et possède un long bec rouge en forme de faulx; puis le lophoceros nasiitus.

Les passereaux ténuirostres sont représentés au Sénégal par la huppe commune ou une espèce peu diff'érente, par quelques moqueurs qui sont des oiseaux de parure comme Virri-

sor erjthrorhjncus d'un beau bleu à reflets métalliques-, l'/V/^/^orcj^^i/zomc^/a ou huppe pourprée, tous deux grands amateurs de fourmis; ils ne nous offrent aucun véritable oiseaumouche, tous les colibris étant américains; mais en revanche le pays fourmille de nectarinidés, qui ne le cèdent point en éclat aux colibris les plus beaux; ce sont les sucriers qu'on appelle encore dans Tlnde soui-manga; on en connaît iine vingtaine d'espèces au Sénégal et dans la Casamance, presque toutes appartenant à la famille verte; nous ne décrirons que les types les plus recherchés; Vhedydipna platura ou figuier présente à la queue deux longues plumes; sa tête, sa gorge, son dos sont d'un beau vert métallique, tandis que la queue est violette, avec une nuance plus claire à la naissance; le ventre est d'un jaune brillant, les ailes sont brunes; Itnectarinia pulchella, qu'on appelle grimpereau à longue queue ou sucrier cossu, présente un plumage vert bronzé sur toute la moitié antérieure du corps et sur le ventre, mais il porte sur la poitrine une tache rouge flanquée de jaune : enfin il a deux longues plumes à la queue; le nectarinia cupreonitens possède des tons analogues, mais plus cuivrés ; il n'a plus de tache rouge à la poitrine et possède, en revanche, des épaulettes jaunes. Le cimifris ciipreus, ou rouge doré, s'appelle aux Indes souimanga tricolore; la tête, le cou sont cuivrés et cette teinte vers l'arrière passe insensiblement au violet à la naissance des ailes; on retrouve la même nuance au début de la queue; la poitrine est aussi cuivrée avec reflets violets; le cinnyris siiperbiis a le front bleu, le menton et la gorge violets, la poitrine et le ventre acajou; le dos et les coins du bec sont verts ainsi que les débuts de la queue à sa face supérieure ; le cinnyris splendidiis, ou sucrier éblouissant, a toute la tête violette alors que le dos est d'un vert fulgurant, le

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plastron est rouge avec des points bleus; ce rouge passe d'ailleurs au violet ou au bleu suivant l'incidence de la lumière ; le cinufris senegalensis ressemble au précédent, mais il a la poitrine orangée et le dos brun ; le cinnjris fuliginosiis ou carmélite offre sur tout le dos et les ailes des nuances bruri foncé.

Tous ces oiseaux muent deux fois par an, et leur brillante livrée ne dure que pendant la saison de reproduction; elle est d'ailleurs Tapanage exclusif du mâle.

Les fissirostres comprennent plusieurs familles; celle des hirondelles est représentée de façon brillante par VhirUndo senegalensis qui atteint une taille de 22 centimètres avec 40 centimètres d'envergure; tout le dessus du corps est d'un bleu noir brillant et le cou présente un collier brun clair; tout le dessous est roux; Vhirimdo filifera possède deux longues plumes ténues à la queue; elle a le ventre blanc et le dos noir bleuâtre; enfin notre hirondelle rustique passe volontiers Phiver au Sénégal : les martinets figurent dans la région avec plusieurs espèces migratrices, comme cjpselus parvus, cfpselus apus et avec des espèces locales comme cypselus œqiiatorialis et cypselus caffer ; enfin les engoulevents sont très nombreux.

Les dentirostres forment une des familles les plus nombreuses parmi les passereaux : comme espèces intéressantes, nous citerons le corbeau à. scapulairc^ pterocoraxscapulatusy plusieurs pies et des loriots assez analogues sinon identiques aux nôtres; les étourneaux sont représentés par le biiphaga erjthrorliynca, le pique-bœuf que Ton voit perché sur le dos du bétail pour y chasser les insectes.

C'est peut-être là qu'il convient de placer la tribu si remar^ quable des lamprotornitidés , c'est-à-dire des merles métal-

liques ou juidas, beaucoup plus voisins par leurs formes et leurs mœurs des étourneaux que des véritables merles. On peut distinguer, d'abord les merles à queue ; tels que le lamprotornis œnea, ]\Ji\àdi cuivré ou vert doré, qui vit de préférence sur les grands arbres, et le lampropterispiirpuroptera, puis les espèces à. courte queue, le lamprocolhis auratiis o\i meirlc violet de Juida, le lamprocolius aurattts ou merle vert d'Angola, le notauges chrysogaster ou merle à ventre rouge, enfin le pholidduges leucogaster, merle violet à ventre blanc, qu'on appelle plus souvent. évêque; dans toutes ces espèces brillantes, la femelle diffère très peu du mâle; ils se nourrissent indifféremment de fruits, de graines ou d'insectes et parfois on les rencontre sur le dos des bestiaux où ils opèrent comme les pique-bœuf; quelques-uns d'entre eux sont d'assez bons chanteurs.

Les gonolecks ressemblent assez à la grive, mais ils ont une livrée plus brillante avec la tête jaune, le dos noir et le ventre écarlate; les plus communs sont le laniariiis barbarus et le laniariiis siilfuropectus ^ enfin \q prionops phimatus ou geoffroy.

Le tersiphone cristata ou gobe-mouche huppé, est un oiseau de petite taille qui possède une longue queue, où les deux rectrices médianes ont au moins le double de longueur des autres; la femelle est privée de ce panache.

Les chanteurs sont assez nombreux dans la faune sénégalaise; du reste, beaucoup des espèces européennes émigrent vers la côte occidentale d'Afrique quand vient la mauvaise saison; ainsi le rossignol de murailles ou rouge-queue, rw^/cilla phœnicurus^ reste au Sénégal depuis la fin de l'hivernage jusqu'en février, la bergeronnette blanche, motacilla alba, et la bergeronnette jaune, budjtes flaviis, jouent dans la colo-

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nie le rôle de nos hirondelles; elles arrivent avec les premiers beaux jours pour s'enfuir quand arrive la mauvaise saison. Les fauvettes se comportent de pareille façon.

Les conirostres comprennent plusieurs alouettes comme la galerita senegalensis ou cochevis, des calendrelles, des ortolans et enfin une multitude d'estreldiens.

C'est dans ce monde des passereaux sénégalais que s'approvisionnent nos volières; c'est là qu'il faut chercher la nombreuse tribu des bengalis et des petits séne'galais, qu'on importe par milliers en Europe. Avec quelque soin on peut les conserver plusieurs années ; ce sont des hôtes gracieux, et des chanteurs suffisants; pour la plupart ils appartiennent à la tribu des amadinidés : les plus connus sont l'amadine à collier ou cou coupé, remarquable par la bande rouge carmin qui traverse la blancheur delà gorge, lespermeste à capuchon ou petite pie dont le dos est d'un brun noir brillant, dont la poitrine est tachée latéralement de vert métallique, la pytélie à poitrine dorée dont le dos est brun olive, la poitrine jaune citron et la queue noire liserée de blanc; le sénégali nain ou sénégali rouge, lagonosticta ininema, dont la face supérieure est brune tandis que le cou, la poitrine et le croupion sont d'un beau rouge carmin, les loxigelles, hypochera nitens et hjpochera uliraynarina, noires toutes deux, mais ayant Tune des reflets verts et l'autre des reflets bleus. Parmi les bengalis, ce sont le cordon bleu ou astrild papillon, mariposa phœnicotis, gris terne sur le dos, bleu vert sur la face, la poitrine et les flancs, puis toute la série des estrelda dont de Rochebrune énumère neuf espèces.

Dans le groupe des conirostres figurent encore les plocéidés, qu'on appelle gendarmes au Sénégal : ce sont des oiseaux jaunes qui vivent par bandes et qui suspendent au même arbre

ET DE LA CASAMANCE. 3oi

une multitude de nids élégants : les plus communs sont Yhyphantornis textor et Vhfphantornis aurifrons ; puis viennent les cardinaux plus petits et d'un rouge écarlate, euplectes Jlammiceps^ euplectes franciscanus, enfin les veuves si remarquables par leur livrée blanche et noire, par leur longue queue souple, penthetria macroiira, vidua regia^ etc.

Les Colombins ou pigeons sont repre'sentés par diverses tourterelles et Ton y rattache, sous le nom de colombars, des oiseaux qui, à certains égards, rappellent les perroquets : ce sont les pigeons verts de Casamance, treron niidirostris et treron ahjssinica.

Gallinacées. — Les gallinacées comprennent comme types indigènes plusieurs espèces de pintades qui forment en certains points des troupes nombreuses, des francolins, des perdrix, des cailles, plusieurs espèces d'eupodotis comme Veiipodotis senegalensis ou poule de pharaon; enfin un certain nombre de formes domestiques, coqs, dindons, pintades.

Èchassiers. — Parmi les échassiers nous citerons seulement l'outarde huppée, houbara undulata^ plusieurs vaneaux, lobivanellus senegalensis et hoplopterus spinosus^ puis la tribu des grues avec Foiseau trompette, balearica pavonina^ celle des hérons avec le héron huppé, ardea cinerea, le héron pourpré, pyrherodia purpurea^ les aigrettes herodias alba et herodias garietta\ ces aigrettes portent au moment de la ponte, c'est-à-dire pendant l'hivernage, de longues plumes dorsales aux barbes peu serrées et très souples; ces plumes sont très recherchées comme objet de parure et on fait aux aigrettes une chasse très active qui pourrait bien amener quelque jour leur disparition plus ou moins complète; quelques tentatives ont été faites en Tunisie pour élever Foiseau -en captivité et recueillir aimi les plumes après la mue; Fêle-

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vage s'est montré assez facile et très rémunérateur-, Vhero^ dias alba fournit Taigrette commune; Vherodias garietta fournit Taigrette crosse beaucoup plus recherchée. Nous citerons encore parmi les échassiers, le butor, botaurus stellaris, quelques cigognes ou types voisins comme le jabiru du Sénégal, mjctei^ia senegalensisy le marabout dont les palettes caudales sont très recherchées par le commerce, leptoptilon criimeniferus, l'ombrette du Sénégal, scopiis iimbretta^ la spatule, platalea leucorodia^ plusieurs espèces d'ibis comme Pibis blanc^ tantalus ibis, Vihis commun falcimllus falcinellus^ l'ibis à tête noire, geronteus œthiopicus, ajoutons enfin les bécassines et la poule sultane, porphyrio smaragnotis, puis -les flamants dont les plus communs sont le phœnicopteriis antiquoj^um et \t phœnicopteriis eiythreus.

Palmipèdes. — Les palmipèdes, assez nombreux dans les marigots, n'offrent rien de particulier et nous citerons seulement Foie de Gambie, plectoptenis gambensis , qui porte sur le nez une forte caroncule cornée, le pélican commun, pelecamis onocrotaliis.

Coureurs. — Les oiseaux coureurs ou ratités sont représentés dans l'Afrique occidentale par Tautruche commune, struthio camelus : ^lle y est assez répandue pour que le commerce des plumes atteigne un chiffre important, et on la trouve souvent en captivité dans les villages, particulièrement dans la région de Nioro; quelques tentatives ont été faites pour constituer des autrucheries sur le modèle des établissements si prospères qui fourmillent au cap de Bonne-Espérance.

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