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UTILITÉ DE L- ÉTABLISSEMENT D'UN BAR A DAIOIA

Prés de Daïdia, la vallée de la Mina se resserre en une sorte de col qu'il serait on ne peut plus facile de barrer à peu de frais, en vue d'une irrigation qui permettrait de livrer plus

cumplétemeiit à la culture les excellentes terres que cette rivière et ses affluents arrosent incomplètement.

Toute cette région est on ne peut plus fertile jusqu'au pied des hauts plateaux ; elle est d'ailleurs englobée dans le Tell algérien, mais il y a plus à désirer qu'une assimilation officielle, car nul doute que le jour où elle serait traversée par une voie de fer, la colonisation pourrait y être implantée efficacement.

L'Oued-Yat. — L'Oued -Yat est un des affluents les plus importants de la Mina ; alimenté par des sources pérennes, il traverse une riche vallée dans laquelle les Oulad-Zian-Cheraga

cilcaire»; 'j, lit ds rOiied-Yil.

cultivent de bonnes terres et entretiennent à l'aide de quelques irrigations de véritables prairies.

En remontant la vallée de l'Oued-Yat qui vient du Nador dans la direction est-ouest, on rencontre d'abord l'argile avec cordons calcaires et rognons siliceux que nous connaissons déjà. En certains points, les corrosions ont formé des terrasses qui sont très accentuées près du' marabout de Sidi-Tahar- Zouabi.

Peu à peu les plateaux qui bordent les rives deviennent de plus en plus sablonneux, ils reposent sur une importante formation de marnes rouges, jaunes, vertes, à la partie supé-

rieure desquelles se trouvent des cordons de grès calcariforme tuberculeux avec rognons de silex. En certains points, les sables sont ferrugineux. Tout révèle rapproche du terrain crétacé représenté ici par les argiles et sables bigarrés qui constituent la partie supérieure du néocomien.

Ces plateaux sont cultivés.

En arrivant près des sources de TOued-Yat, on aperçoit très distinctement dans la direction sud-est le massif du Nador dont on n'est séparé que par quelques plateaux calcaires appartenant très probablement au terrain cénomanien.

Terrains alluviens. — Le terrain du fond des vallées est constitué par une argile bleuâtre qui présente la plus grande analogie de composition avecles argiles du miocène; en certains points d'ailleurs, on retrouve les témoins aux flancs desquels ont été arrachés ces dépôts, notamment en face de TOued Bonbiha où l'un d'eux constitue une petite montagne trapézoïdale.

La Mina et ses affluents ont creusé leur lit à parois verticales, ils forment des méandres à Tinfini.

Ras-Mina. — Ras-Mina (la tête de la Mina) est un véritable amphithéâtre creusé dans le calcaire corallien. Les collines qui le bornent au sud sont d'un aspect très curieux, toutes semblables, comme forme, dimension, et également espacées.

Plusieurs sources pérennes et à température constante prennent naissance à la surface d'un banc d'argile, d'autres sourdent dans le lit même de la rivière.

Trois vallées principales se réunissent en cet endroit : celle de l'Oued-Guiguop, celle du marabout de Sidi- Ahmed-ben- Abdallah, celle de la Reïsa qui est le prolongement naturel de la Mina, mais qui porte un autre nom par suite de l'habitude qu'ont les Arabes de changer souvent la dénomination de leurs cours d'eau dès qu'ils ont reçu un affluent.

L'Aïn-Reisa constitue le point culminant ou à peu près de la formation corallienne.

Le Djebel-Lachdar. — En allant de ce point vers le Lachdar et le Herahoui sur lesquels existent des monuments romains que nous avons décrits ailleurs, on parcourt une série de plateaux crétacés cénomaniens.

Les cordons calcaires que nous avons vus près de Tiaret, dans rOued-Tahola notamment, reparaissant après TOued- Guiguep; on les distingue encore sur la rive droite de TOued- Azzerem; sur sa rive gauche, ils sont recouverts par une couche de craie tuffeau (avec lits calcaires blanchâtres) de 40 ou 50 mètres d'épaisseur qui persiste sur le plateau qui longe rOued-Tousnina.

Près de TAïn-el-Kebour, on aperçoit des lits de grès calcaire sableux jaune, bien assises, intercalés dans une marne jaune ferrugineuse.

Le Lachdar offre une série de couches de marne et de calcaire avec lits de gypse, les sommets sont couronnés par des grès dolomitiques.

Nous croyions tout d*abord être en présence de Téocène; le manque de fossiles ou de temps pour les rechercher contribuait k nous entretenir dans cette idée, et ce n'est qu'après avoir étudié les formations qui constituent le dernier cordon montagneux de la lisière nord du Sahara que nous avons pu., comme cela a été fait pour ces dernières, rapporter le Lachdar à la craie blanche.

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