‹ Une mission en Vendée 1793 [i.e. dix-sept cent quatre-vingt-treize]Chapitre 14 sur 27 · DÉPARTEMENT DU MORBIHAN · texte numérisé non relu

DÉPARTEMENT DU MORBIHAN

Nantds le 4 frimaire l'an second de la Républiquejrançaise une et indivisible.

Garrier, représentant du peuple près l'armée de Touest, ordonnons au citoyen le Batleux, directeur des poste à Rhedon, de conduire le ceinquieme bataillon du Bas Rhin dan& les cantons du département du Morbihan, et par tout ailleurs ou ils sont manifestés où se manifestera des mouvement contre révolutionnaires. Le commandant du dit bataillon, les officiers et soldat qui les composent, les chasseurs à cheval et les canoniers qui le suivront, ce porteront dans tous les endroits ou les appelera le citoyen le Batteux, et prendra à Rhedon toutes les forces dont cette commune pourra disposer Toutes les forces réunis ou partielle exécuteront toutes les mesures de salut public que leurs prescrira le citoyen le Batteux et authorise a prendre les précaution qui lui paraîtront convenable pour en assurer les subsistances, et a tous les patriote qui demeure authorise à requérir dans toutes les communes pour renforcer les troupes qui marchent avec luy, il fera mettre à mort tout individus qui trouvera formant des rassemblemens pour ce révolter contre la Republique et ferai incendier toutes leurs propriété et fera desarmer et arretter les gens suspec, et remettra les armes aux patriote, qui mettra en réquisition, et exécutera toutes les autres mesures de salut public que lui dicteront Tamour de la liberté, de son pays et les principes républicains qui l'animent. Le payeur général du département de Tlsle et Vilaine, et tous les receveur de district, lui fourniront sur sa siuple quitance toutes les sommes qui luy seront nécessaire, a la charge par lui dan rendre compte.

Le représentant, dupeupk français.

Signé : Carrier.

Pour copie conforme a l'original

Signé ; J. Rio, S" G.

LIBERTÉ, ÉGALITÉ

DÉPARTEMENT DU MORBIHÂT(.

Nantes le 10 frimaire l'an second de la République française une et indivisible.

Carrier représentant do peuple près larmée de louest au citoyen Avril, adjudant général, chef de brigade.

Continue citoyen a porter la terreur et la mort a tous les contre révolutionnaire du Morbihan et au communes environnte. Que tout ce qui est suspecté d'incivisme, que tout ce qui est soubssonné davoir trempé dans des complot contre révolutionnaire soient a Unstant renfermées dans des prisons sures, que tout ce que tu trouvera armée contre la république ou dans des rassemblement contre révolutionnaire soit a Unstant mis a mort, est les propriétés incendiés. Fais un appel Sans toutes les communes des habitants qui les composent et si des rensseignement sur, te désignent les abssent, comme s des contre révolutionnaire ou des gens portant les armes contre la republique; livres sur le champ leur propriété aux flamme, et indique leurs biens aux authorites constitue pour les sovmettre a la confiscation. Voila les ordre que je te délègue avec confiance, et que j'espère que tu exécutera avec autant de fermeté que de zelle.

Signé: Carrier.

Pour copie conforme a l'original

Signé : J. Rio. Chapeaux, S'« 6*^

LIBERTÉ, ÉGALITÉ

ARMÉE DE l'ouest

Au nom de la République française une et indivisible.

A Nantes le 4 nivos de l'an 2 de la République française une et indivisible.

• Carrier, représentant du peuple près l'armée de l'Ouest, met en liberté le citoyen le Batteux, directeur des postes à Redon, déclare infâme l'arrestation prononcée contre lui,

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ordonne qu'il sera élargi sur le champ, déclare ennemi de la République et trallre à la patrie tout individu de quelque grade qu'il soit, qui oserait attenter à la personne et à la liberté de ce brave républicain, fait défense au général Tribout, à tout autre chef de la force armée, aux autorités constituées et à la force publique d'exécuter aucun ordre attentatoire à la liberté dudit Le Ratteux ; déffend surtout à tous citoyens, dans quelque grade qu'il serve la République, d'obéir aux ordres de Fréhoûart, appelé depuis peu comme suppléant à Ja Convention nationale, ayant on ne peut pas plus mal rempli la mission qu'elle lui a délégué, s'étant. constamment déclaré le partisan de tous les fédéralistes, royalistes, modérés et contre révolutionnaires des pays qu'il a parcouru, conduite que le représentant du peuple Carrier va dénoncer au comité de Salut public de la Convention nationale; met le citoyen Le Batteux sous la sauvegarde de tous les citoyens; ordonne au général Tribout de le conduire à Nantes, en liberté, avec une escorte, auprès du représentanf du peuple Carrier, lequel le mettant sous la protection spé-. ciale de la République, se rend garant dudit Le Batteux à toute la France. Ordonne à tous les chefs de la force armé^ et particulièrement au général Tribout, aux autorités constituées et à tous les citoyens d'exécuter et faire exécuter le présent arrêté, à peine en désobéissance à l'autorité légitime de la Convention, et d'être regardé comme persécuteur des républicains, partisant des contres révolutionnaires et traitres à la République.

Le représentant du peuple français.

Signé : Ca.rrier.

Pour copie conforme :

Signé : Binel, premier sindic.

Le général Tribout accompagnera à Nantes le citoyen Le Batteux, ainsi que je lui intime l'ordre ci-dessus dont copie conforme, et joindra à l'escorte dont il réglera le nombre, la gendarmerie de Malestroit.

Redon le cinq nivos six heures du soir de l'an second de la . République une et indivisible.

Signé : Binel, Premier sindic.

Pour copie conforme, le républicain général divisionnaire. Tribout Libre.

Pour copie.

Signé : Bernard Tréhouart.

LIBERTÉ, ÉGALITÉ

ARMÉE DE l'ouest

Au nom de la République française une et indivisible.

Nantes, le 4 nivos de la République française une et indivisible.

Carrier, représentant du peuple près l'armée de l'Ouest, au général divisionnaire Tribout à Redon.

Une seconde Vendée menaçoit d'embrazer le Morbihan. Plusieurs parties de ce département, comme tu le scais, étoient en pleine révolte, avoient formés des rassemblemens qu'il a fallu dissiper par la force armée. Gomme les brigands n'étoient point alors éloignés du Morbihan, l^ rébellion qui s'y manifestoit devenoit plus dangereuze et plus redoutable ; on avoit bien dissipé quelques rassemblements, mais il étoit a craindre qu'ils ne se renouvellassent a chaque instant tant que les chefs subsisteroient. Pour prévenir tous les inconvénients, je donnai au citoyen le Batteux, directeur des postes à Rhedon un bataillon de la garnizon de Majence pour se transporter avec lui dans les communes insurgées du département du Morbihan, avec pouvoir d'agir hostilement contre tout individu qu*il trouveroit les armes a la main contre la République ou dans des rassemblemens contre révolutionnaire. Le Batteux a bien rempli cette mission; il n'y a pas un seul patriote qui puisse diriger la moindre plainte, le plus léger reproche contre lui. Tréhouart appelle depuis peu comme suppléant a la Convention, et a qui elle a délégué sans le connottre une mission, parce qu'il alloit la remplir dans son pays, a jugé a propos de faire arretter Le Batteux, républicain le plus ferme, le plus pure, et le plus prononcé que je connoisse. Mais tu dois t'être aperçu de la nullité des talens de Tréhouard et tu dois savoir qu'il a toujours été l'appuy et le partisan des fédéralistes, des modérés, des royalistes; il ne lui manquoit

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plus que de devenir en vexant un brave patriote et en protégeant les contre révolutionnaires du Morbihan qui vouloient former une seconde Vendée. C'est en tenant la conduite que tient Tréhouard que la conspiration du côté droit de la Convention nationale parmi lesquels sans doutes Tréhouard eut figuré s'il eut été appelle plustot a la Convention sont parvenus a grossir la horde de sélérats qui ont fait couler tant de sang dans la Vendée. Le général Avril qui s'est concerté en partie avec le Batteux pour ses opérations en rendra compte. Quant a toi je te somme au nom de la République, au nom de la Montagne sur laquelle j'ai toujours juché et où ne gravit jamais ce crapeau Tréhouart, d'exécuter et faire exécuter de point en point, l'arrêté que je viens de prendre concernant le Batteux. Je vais à l'instant dénoncer Tréhouart au Comité de Salut public et a la Convention nationale afin qu'elle rappelle promptement un député de fraîche datte qui compromet a tout instant la liberté et les interrets de son pays que je déclare au surplus que je prendrai une mesure bien plus terrible, si Tréhouard s'avize de mettre la moindre entrave, le moindre retard a l'exécution de mon arrêté. En attendant ta tête me répond de toute violence et de toute atteinte qu'on pourroit se permettre contre la personne et la liberté du brave citoyen Le Batteux. Si Tréhouard s'avize de donnez l'ordre a toi où a tout autre de transporter le Batteux tout autre part qu'à Nantes, la tête de celui qui exécutera un pareil ordre en deviendra responsable a la République. Prends y bien garde. C'est le patriote le plus pure, le républicain le plus prononcé de toute la cy devant Bretagne, qu'on a fait incarcérer. Je connaiterai la mesure de ton républicanisme par la manière avec laquelle tu te comporteras dans l'exécution de mon arrêté.

Salut et fraternité.

Signé : Carrier.

Pour copie conforme :

Signé : Tribout Libre.

Pour copie.

Signé,: Bernard Tréhouart.

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