‹ Une mission médicale en KabylieChapitre 16 sur 44 · XIX. — ''iftES AMVUnrm Blf*PAMl€UI4Bft · texte numérisé non relu

XIX. — ''iftES AMVUnrm Blf*PAMl€UI4Bft

'La (j(tf é^tîèn des Amulèrres est des pflus cmeiiises, nous allons l'exposer âVec anc certaine extension, au moyen des ëlétnèiiirtfombfeuX'que nous avons pi^sque tous recufeitlis en p.1ys'kébile.

Nous j^ty^^dtHis Une qù^nfilé prodigieuse dé talismans, et iriême d^s Irairës sur la matière. Pendant les années 1850 et '18^1, nous parcoitrûmes avec lei'' bàtâlflOn de «ouaves, la majeure partie deia Kabilie, du Babôr àBcn Haroun, des B. 'Abbès avx ttatka. Toutes les fbis qu^nn village était pris, nous éhertiliiOTis à recueillir le plus de livres et de papiers ilii*il nous était' possible. Rarement nous trouvâmes des livres de quelque valeur. C'était presque toujours des frag* Menis de Sidt-Khelil, du €oràn, des lambeaux de médecine, et toujours une quantité considérable d'^^mutettes. Nous ne possédions que deux traités complets sur la manière de composer les talismans. L'un, petit in-^tffMPtéMde'<>(Mféti1Hi&tSr bien

ëcril,a pour auteur Aboul Âbbas Ahmed ben Uobammed, originaire de Fez, habitant Maroc, et plus connu sous le nom d'El^Âbassi. Cet ouvrage contient une cinquantaine de recettes. En tête de chaque chapitre sont énoncés, d*après Dimiàtbi, les paroles qui portent bonheur. Ces parolts ne sont pas extraites du Coran, mais le Coran se trouve fréquemment mêlé aux pratiques que comporte leur emploi. D'autres autorités sont aussi invoquées, parfois même celle du Prophète.

A la fin du paragraphe est figuré le talisman.

Le second est l'œuvre d'Abou Abdallah Mohammed ben Youcef Essenoussi : moins volumineux et moins soigné, il contient peu de figures.

Nous possédions en outre cinq ou six petits recueils in complets, puis une grande qusintité de feuilles volantes.

Parmi les autorités citées par nos auteurs, il en est une que nous ne devons point passer sous silence, c*est celle d'un kabile de la tribu des Menguelat, Aboul Abbas Ahmed ben Ibrahim El Menguelaii. Les autres autorités les plus fré quemment citées dans nos manuscrits, sont : Bourzeli, Razzali (1), Chadli, Senoussi^ Dimialhi, Tsalbi, etc.

En dehors des ouvrages spéciaux, il est d'autres sources où l'on peut puiser des pratiques talismaniques pu supersti* tieuses. Les petits traités de médecine répandus en Algérie, tels que la Harounya de Manih, et le Kitab-errhama de Syoulhi, sont généralement farcis de recettes et de figures de cette nature. Les ouvrages plus sérieux, tels que ceux de Beu Azzouz, de Daoud El Antaki, en sont exempts : on y rencontre seulement, notamment chez Ben Azzouz, des hadits ou propos du Prophète, relatifs à la médecine (i). On y

(1) On peut voir dans ToaTrage de pbliosophie de Razzali, édité par M* Schmolders, ane amulette pour la dystocie : mais Razzali n'y croit pas.

(2) Il est rare que l'on trouve des hadits chez les auteurs de premier ordre. Nous en avons cependant rencontré chez Ibn El OuardI, géographe et naturaliste, Kaiuini, etc.

trooTe aussi, au commencement et à la fin. sur les feuilles laissées en blanc par le copiste, des recettes superstitieuses, la plupart ayant trait à Texcitation des facultés viriles.

La médecine surnaturelle emploie concurremment ou Isolënient trois ordres de moyens : la lecture ou la prière, les ffratiques et le port des talismans.

Elle s'attaque non-seulement aux faits matériels, comme les maladies, Timpuissance, la grossesse, les animaux domestiques et sauvages, etc., mais encore aux faits moraux et sociaux, comme l'amour, les dissensions, la tiédeur dans le service de Dieu, la mémoire, les projets, ete.^ etc.

Nous parcourrons chacune de ces méthodes et nous mentionnerons un certain nombre de prescriptions prises dans tous les ordres de faits. Puis nous exhiberons quelques ligures.

Quelle que soit la méthode, le Coran est presque toujours mis à contribution. Nous possédons même plusieurs petits écrits où les propriétés de divers chapitres sont indiquées. Nous avons déjà fait remarquer, à propos d'El Abbassi, que es paroles employées dans ses figures talismaniques n'étalent pas empruntées du livre sacré.

Parmi les prières qui ne sont pas tirées du Coran, nous en citerons deux qui sont rapportées au Prophète lui-même : Tune est contre la peste, Taulre contre la perte de la mémoire. Âli dit un jour à Mohammed que la mémoire s'éteignait chez lui et que l'oubli prédominait. Mohammed lui répondit : Je me suis plaint de cela à Gabriel et j'en ai reçu cette réponse : Prophète, le serviteur de Dieu dont la mémoire faiblit, écrira la priire suivante avec du safran sur un vase propre et le fera passer la nuit dehors. Le lendemain il versera dedans de Fcau de Zemzem (i) ou de l'eau

(1) L*eau du puits de Zemien a la réputation de conserver la mémoire et jouit de beaucoup d'autres vertus. Les pèlerins en rapportent, et dans Texpédition do général Pelissier, en 1851, nous en avons trouvé une dizaine d'échantillons.

de pluie, il en boira pie«d|K9iMroîsj««ffS «Ai il n'onhUeva^tes rien, eûtHt lu l'ËUîriittre, L*£yaDgile et leGorMi i J'ea di Im trois jours, dit AU, et par le Dieu qui a créé le paradis ei Teafer, je n*al plus rien entendu que je ne Taie i^tdé idans ma méuioire. Telle est cetle prière : mou Dieu, je t'implore et je n'implore que toi et je ne désire que loi, »qiii accordes à ceux qui demandent, toi qui es^le but de nos désirs, toi le vainqueur des vainqueurs,, etc.

taprière contre la .peste fut égalemetilTévélée.au.rro* phéte par Gabriel* On eulisdt laiectjuire sur la.iéte.d'iia;ani-mai qui esv ensuite abattu. Quiconque ea aotange un .jneyr^^au xst;garanii contre la, peste.

Nous citerons un cextain nomibfe 'de versets }0u do «cbapitres du Coran dont. la simple iedure est .^ffiica^e <;Qi|Ue les accidents physiques ou moraux.

Le propbèie lui-même a dit: Quiconque Ura.it^:eiMieTtiois versets du livre, ne craindra ni les lions ni sesenoenfiiSf.et sera«ous la garde de Dieu jusqu'au lendemain. Or ices .versets sont les quatre qui commeacent la Vaçbe» (Ih spuraie), le verset du Trône (mémesouratey verset.St^G), ie& deux. «versets qui suivent, les trois versets qui terminent ccHe:,S0iUjatc, etc.

Ces .versets, dit-on, sont des versets proiecieurs. t^^r simple lecture préserve de cent, maladies, comme rél^pban* tiasis, la.ièpre, elc. Je les ai. lus. dit Mobamined ben,,Âli, sur un vieiUard paralytique, et Dieu le guérit de soninfiriv^té.

Tel est le verset du Tnône, qu'il suffît de lire sur la tèHe d'un -éi^i Implique, pour obtenir sa guérison : « Dieu est le.seul Dieuj il n'y a point d'autre Dieu que lui, le vivant, l'imoiuable. Ni l'assoupissement ni le sommeil n'ont .de prise sur lui. Tout ce ^qiii est dans les cieux et sur la terre lui appartient. Qui peut intercéder auprès de lui sans, sa permission? Il connaît ce qui est devant eux et ce qui est derrière eux, et les hommes n'embrassent de sa science que ce qu'il a voulu leur apprendre. Son trône s'étendsur les /(èi^ux et

sur la tèrrei et- \mt garde ife lui ccHUle aueune peine. If est kf Tj^è^Haot, le Grand. »

Ponr comballre un sommeil excessif, on lira les versets : c'Vdtire Séîgnenrii, jusqu'aux mots : « Ceux qui font le bien.»

Tels sont ces versets, de la sourate el Araf :

4 Votre Seigneur est ce Dieu quîcrëa les cieux et' h terre in ÛJi jours, et alfa ensuite se rasseoir sur le trône de Saf Majesté; il couvre la nuit avec le jour, qui, à son tour, la poursuit rap!dtemènt ; il créa le soleil et la lune et les étoiles, iàifftûsp^r son ordre à certaines lois. La création et la suprême modération de tout de lu! appartiennent-elles pas? Béni soit Diet), maître de Tunivers.

f Invoquer Dieu avec hunrilité et en secret, fl n*aime point leà tran^gresseursr.

c Ne propagez point le mal sur la terre rendue naguère à ïïn ftielHeur état ; invoquez Dieu par crainte et par désir, car la miséricorde de Dieu est proche de ceux qui faut le bien. »

Pbur éij*e sflr de ne pas mourir dans la journée, il faut lire (es versets: <t fl vous e^t venu un Piroptiète,)» jusqu'à la fin dèf Isi éoorate. Tels sont ces deiix versets ; « Un Prophète est venii trcrs vdus, nn Prophète pris parmi vous. Vos iniquités liTi pèsent, ii désire ardemment vous voir croyants II est plein débouté et de miséricorde.

« S^s se détournent de tes en^eignif^ments, drs-Yeur : Wm ifie !i^flU. Il n*y a point d'autre Dieu que tni. Tai mfs tnfa confiaheè en fui ; il est le possesseur du grand trône, a

Celui qifî désire voir le Proph'ète en songe lira mîU'e fois le Kauiber. C'est la sourate €VIH.

«r Nous l'avons donné le Kauther.

« Adresse ta prrère au Seigneur, et immole-^lui des vierftftes.

< Celui qui te hait mourra sâms postérité. >

tl êstdesèouràieë qn*iine suffit pas délire, mai^ ^"rl faut étrire ou poner stnr éoi.

— tfO —

Pour être sûr de n*éire jamais vaincu, on écrira la sourate lloud (lu XI') sur du parchemin de peau de gazelle et on la portera.

La sourate el Kauiber protège également contre les ennemis.

Celui qui écrira la sourate el Âraf, (la Vll«}, avec du safran et de l'eau de roses sera préservé de Dieu contre toutes les maladies.

Celui qui écrira la sourate de Joseph sans rature et la donnera à porter à une femme enceinte, la fera accoucher d'un enfant mâle qui sera beau et prospérera.

Nous allons voir un emploi du Koran plus compliqué.

Un grand nombre de recettes portent ce titre : Pour l'amour, c'est-à-dire pour inspirer de l'amour à quelqu'un ou à quelqu'une.

En voici une: Écrire la fatah (la première sourate), sur sept dattes ou sept figues et faire manger.

En voici une autre : Écrire sur la main droite, le vendredi, avant l'aube et avec du sang de coq blanc, les caractères suivants : fekh, (ehhy aknich^ aqnioh, afnich. En frapper qui l'on aura en vue et on verra merveilles . Si Ton en doute, dit le copiste, qu'on essaye sur un âne et on s'en fera suivre.

Nous en doanerons un troisième ayant trait à un sujet analogue. Pour accroître l'ardeur d'une femme, écrire le long du pénis avec une plume en tige de fenouil les caractères suivants : sma, «ma, s6ra, $bra akladj akhlad^ thif adjug; voir la femme et elle s'attachera au point qu'elle regrettera l'homme même après sa mort. Cette recette est du cheikh Abderrahman el Masmoudi.

Ces dernières recettes sont suivies dans plusieurs de nos écrits de la réflexion suivante : vous entre les mains de qui tomberont ces recettes, ne les employez jamais que pour des choses licites et dans la voie de Dieu.

Nous ferons remarquer, à propos des deux dernières, les paroles ou plutôt les caractères insignifiants qu'il faut écrire.

-ut -

Cectnppelle les expressions incohérentes employées par nos guérisseurs du secrci, lelles que : baré^ karéf brancnus Deus.

Beaucoup de rccellcs oni pour but de renforcer les facultés viriles. Nous en avons trouvé une seulement d*un caractère dflTérent. — Pour détruire la graine de la concupiscence char* nelle. — Pour ce, écrire snr un vase neuf tous les noms de Dieu dans lesquels il eu ire un i, et boire dans ce vase une fois chaque matin pendant sept jours. Nous ajouterons comme éclaircissement que Dieu a quatre-vingt-dix neuf surnoms, lesquels on récite sur le chapelet musulman composé de quatre-vingt-dix-neuf grains. Les noms dans lesquels il entre un i sont tels que les suivants : a/tm, ralUm, adhimf Aaltm, etc.

11 est une recette, la plus fréquemment reproduite peutêtre, et qu'on peut assimiler à celles qui ont trait aux rapports sexuels et à leur accroissement de puissance, c'est celle qui a pour titre c Pour délier le noué > c'est-à-dire pour dénouer l'aiguillette.

Le procédé suivant est en quelque sorte classique, attendu qu'on le trouve mentionné presque partout avec ses préliminaires : aussi nous n'en reproduirons pas d'autres.

f Sachez que les nœuds ont trots provenances : le souffle des génies, le sort des hommes et l'œil froid. S'il provient du souffle des génies, et on le reconnaîtra à ce que le sperme est émis avant l'union sexuelle, voici ce qu'il faut faire : écrire ce qui suit sur trois œufs. Sur le premier : nous avons édifié le ciel par Teffet de notre puissance et nous l'avons étendu dans l'immensité (sourate XLI, verset 47). L'homme le mangera. Sur le second : et la terre nous en avons fait un lit pour votre repos (même sourate). La femme mangera cet œuL Sur le troisième : Et de toute chose, nous avons fait un couple afin que vous réfléchissiez (même sourate). On divisera cet œuf avec les cheveux de la femme et chacun en mangera la moitié.

GABtre la fièvi^ Une la siwniiie « ii'»i-j^ pas <mi4é ^s l^r trJne » (sourato LXXliXlV^» prendra mi fil^el loufA^tt^ fiH% que Ton rencontre un k, faire un nœud à ce lil, puis en iMPi la main gauche.

Goolre. Le laquya : écrire sur la m:iia du siidade et qu'iji; t^ tienne ensuiie suspendue en écUar)>e : « Am nom 4^ ^f»^ eiiéinenl et miséricordieux. Keffou^ thaim djttna lufoa ; ^^ àlaquya^ par la Yoloaté de Dieu! »

Centre le mal de denjts. Écrire sur la tevre» tes i^Mr^i». Vj kt L Planter un cloiidsaos la première et lire la soQratU) :. ç^-. tèbre le nom de ton seigoeur (souraie LXXXVIl)» sept fpîi. Si la douleur ne se. ealme pas, replanter te eloii i^9^ (% deuiième et eeniinuec jusqu'à la irois^me s!U c^t 9é(i^iisaire.

CoQtre les maux de seins.

Écrire sur les seins : « Ne vois-iu pas comiHie ton seîga^r étend Fombre ? t (sourate XXV).

\qid une recette d*un caractère œabeillapi;. Pour Aiviai^^ deux amis :

Couper une branche d'urbre vert, proniMioer un <tes npins en question et celui de s^ «ère et dire : q^'un tel 6te 4'¥9A telle soii séparé d'un lel comme j*ai séparé eette branche 4e l'arbre qui la p^M-iali. Établir «a talisouui et l'epierter dans une téie de mort. (Suit le laiisman) .

Comme mms l'aTons dit, un grand iioml>Fe de seeêiiea eonsislént essemteltenrant ëans le par« d'une amutotte, e^est-' à-dire d'un émt contenant des mots, des paroles, dea4ig4|rea déterminées disposées d'une certaine façea.

he talisman, tehem, se dit généralement heurz, en Algérie : en dit encore hedfab.

La matière sur laquelle on écrit l'amulette n'est pas toujours indifférente. Le plus souvent on emploie te papier. B'aotres fois il est prescrit d'employer te parchemin, v^e même du parohemin de gazelle, du plomb, de r<argile, une feuille, de Targent, etc.

eaeM de rtmdleilA. Qii«li|iieMnmr éolhm étite ttiiiJMlM' afèe de l'eftd dé nfriii» de feaa dé rtwet, â^Vét» ÈM f Ê é é f dtt sattgV' etc.

Enfin U< d'est IMS jmM|«*à le j^lume qui pe«l étté MW' d'ane matière déiermiaée.

Le jear et l^hewe de l'éerliMre sont eneore dee eendiftoàs iadisipeossfcles,

Tentdt il fini slmplenie&t porter rsttliieite, taAl6l il Mi la porter sur certaines parties du corps^ flftteiqaés^ynef i^ latirek ana fbnetions' géoitsle» doivent ôtre peirtlées ênë la cuiMe. C'est le pins souveM à la tété,, h la ealocte'oa aàeoir ipie se-perten^les atanleues. Les Ankes e< les . KaWei lis ploient en petits rarnîs enfermés dans wà petit sae de eolK siispeedu pat nli fif on nne tresse. Les riches en pdrtént dans nà étui laivs et plat en arfent : les'pauftes^enpdriettt^ daus dès étuis en far blanc. H n^est pus rare' de Tolr surtout dr jednes Aratuet du Kablles pofter qfaawïie on ehiKq peii» sachets en cuir suspendus à la calotte ou au cou, à rifistàr âé et' qui se fiiiohei nous poni! M médaKIes et les scapefeirés. Oirci irnir aussif fréftiemmédii au eon dès aulMsuav dès cbe^ ▼aui piMceiièreiheHi. Comme' noiâs Nnms dit^, les iterélei inscrites sentie plue asntenteairaIssB dtt GerSnr*

Ile tallsmaa comprend i^néralement deda parties dfli^ tiaemt : un telle étude flgnre. Getiaf figure s'appem é^9daàiùû hkatem. Elle est censAtuëe par un ceiisin tfsïnMf de ligiies Terticales et boriaDiiiales qnl se croisent perpen-diculairement Omne œs lignes» quand elleli tùni corps at^ les mots, il en est d'obliques.

Ces lignes peuvent donc être ou bie^de^rilmt^N fraiiiCl^* conscrivant un certain nombre de petits carrés, ou bien elles ne sont autre chose que des mou prolongés. On sait que récriture arabe se prête roerreilleuscment à cette disposition.

Dans le premier cas, c'est-à-dire quand les lignes sont de

simp)^ .trakSf les i;ase8 qu'eltes formeni |Mir leur ealrecrois^in^Ql 909i 4<e8i>iiée6 à recevoir des lettres ou dés paroles.

Tamôlçes lettres sonl. des caractères .isolés et insSgirifiants, tantôt leur réunion peut former un sens, tantôt les carrés contiennent des mots complets, formant: oii non lin corps de phrase.

Ces mots ou ces caractères ont encore une certaine manière d'être disposés. Fréquemment ils s*enireerôisent obliquement et se répètent. piusieiirs fois. Telle est la manière des figures d £l-Abbassi.

; Da^ns les figures talismanîques le nombre des figures horizontales est toujours égal à celui des lignes Yerticalës, et la figure peuC pretidre soa nom du nombre de ces lignes. Nous allons donner un échantillon de la m.inière d'El-Abbassi. ' Telles sont les paroles de la figure. < Versets de cheUch EddimiAthii que Dieu nous protège par. son. intercession ! »

c Donne-moi, ô Donateur, la science et la sagesse. enrichisseur, donne-moi la richesse et rends-moi les choses

faciles. > . .

On écrira le talisman sur du parchemin propre, avec la Faiha (i" sourate du Coran), « le besmeUah (au nom de Dieu clémeut et miséricordieux) ; la prière sur le Prophète (que le salut et les bénédictions de Dieu soient sur Notre Sei«gneur ^Mohqnimed, sur sa famille et ses compagnons). Le jeudi matin « après la prière, on. lira mille fois le talisman. Ofi le lira mille fois après la dernière prière de ta journée ; on lira l'objet de la. demande 4 on placera ramuleite sous sa tête, on s*endorniira en récitant les paroles inscrites et 00 réussira. »

..Or, telle est la figure :

«Çvi

D'autres fois, avons-iioas dit, les ligaes des carrés ne sont autre chose que des lettres prolongées. Il est une figure assez fréquemment reproduite, constituée exclusivement par tous les mois de la sourate el Âkhlâs (la GXIl*), sans interposition d'autres mots ni caractères, dans les carrés ou triangles qui résultent de l'entrecroisement des lignes.

Cette sourate a traita l'unité de Dieu dont elle est la profession de foi explicite. Elle jouit de vertus spéciales et nous l'avons déjà vu recommander. Il n'est pas de musulman qui ne doive la savoir de mémoire. Telle est sa traduction : « Dis : Dieu est un. C'est le Dieu éternel. Il n'a pas enfanté et n'a pas été enfanté II n'a point d'égal» >

Telle est la figure engendrée par cette sourate ainsi dé« membrée :

-If*^

c'égir-a -dirê coàlsmilêlr l%s ffifdH^, pM èii rbmplir tes \fûkt'

h' if ësï pas rare de vdii^ dàhis^ des Qgmitf éoftbtlhiééîT pâi* d%^ liîe^è^ ^ébtiiëtriqàes; d'autres Hgnes lUhnééiÉ* dm mots prolongés el fôs inscrîtàbt' eii' se éroi^siii obliqtiemèni. liiis Hîàtd qiii sont ordinâiremehl employés à cet usagé sont t^i ééi ^àatVé ââges : Hfkail, D}èbrail; kttùW, kÉtm, d^b (ifiSifé pi^eniférs khsilifèé, A!>out)fekti)r, Onlarl Oisntâii, AH, de'flbfoûl à lHàn>ûi\ <fé Yàdjbudj et Madjoudf, (Go« et! Mag&^'. Ce siJài èàtoté dies paroles tiélléâ ^ les sbtv*ant^s : sa parole — e Ji \i vérité — ai lut' — là souveraineté; Lesr mots ou paroïéli, au lieu de ^e (ii^olôâ^ëf^, pëdvèUt' iussi être i'nserlts dans des carrés ou triangles.

Tçlles ^,91 ces %ur,es :

floaveot invoquée par les fabricaou 4'Ai|iii{|i(ff^.

Nous aypos dit qf^p des q)ivf9\(^.fif:aijei^i léié .cf^q^fésjur les juropr^jét^s miraculeuses 411 Qora^ et 4e PbpûHi^e de,f;f^ sourates. Lies i^êipes p^p^jé^ ppt. jé>é.ai^|l^ii^es juoqi |q^* ract^jres ^e i;alpliaJl^et ai^be,^t opji^ p<>ss^dofis jup pfjt|it iipiffpule «m iiiali^ de ppue. o^llèr^. Ifm^ ep exujajur^i^ quelques recettes.

Au dire de KbPMarezmi, écrire qn^^e i^. ie^ uo^ au^^dcis^us des attires, ajouter bs .paroles suivîtes : ^a ,f^\t fifi ftf^^ bj||(me, etc.; i;ur duparc^egiin de giize)|e.. F|aire des fffffxj gjitioQs» pour le^qi^eUes oa mêlera du j^\yrf^ et de l'^^pp^f mâle. Porter le talisjnan, çt pa se fiQra aiquQrjçperd^mef t.

Autre recette, écrire viii{;t f^îs s^r uoje feumedç Çimoft* jijer mâture 5ad ; ,^o\iier i^u mtm, pf is les parois âw^ >;fj^|es: Dieu fa lumière desrjeux etde la terre. Faj|;ej^9|r7 1er pour la lippiti^de» et ou guérira.

Epire tous les t^JUsmaiis, il enesiuD <|(Vi,j,9H^t d*upe gffijD^dç répjfiation eni^lgémf et que ppMr^e,m|(|^rjuoiiscrQjQiis djevoir reproduire» en même temps que Fayeini^e ^qv[i le ^^f>ft lumi^e . 11 porlê le Af m de M<Mçdjffnfi .

Telijet^st sonoiigine :

Le cheikh %9ioljifldin ben Voucef rappçç^. çç qpi f^^ d'flWès fçnmaitçeN^iuifjym^l^

Notre sÔQTeraio, le vicaire de Dieu sur la terre, avait trois favoriies, dont Tune s'appelait Quaouàt et quelb (force du cœur)» la seconde Badl^aUzze%nar (beauté du siècle), et la troisième Reidoura^ d'une beauté accomplie, ayant éic achetées par le khalife, au prix de 60,000 dinars. Il y avait aussi chez le khalife une jeune négresse laide appelée Mordjâna, Le khalife en était éperdument amoureux; il ne lui refusait rien, au point que sa famille et son entourage en étaient jaloux. Ils se disaient : qu*a donc celte vilaine négresse, pour que le khalife la préfère à Reidoura et aux autres^ Ils la poursuivaient de leurs Imprécations, mais sans succès : la faveur de Mordjâna se maintint Inaltérable auprès du khalife pendant nombre d'années.

Or, Dieu voulut que Mordjâna fût atteinte d'une grave maladie, dont personne ne put la guérir. Sa faveur toutefois auprès du prince des croyants n'en était pas ébranlée. Il ne fut pas un médecin dans la ville qu'on ne l'appelât pour la traiter, mais Mordjâna mourut ; Que Dieu iui fasse miséricorde !

Le prince des croyants fut très affligé de sa perte. Pendant trois jours il ne voulut ni boire ni manger. 11 ne voulut pas qu'on Tenseveltt. Il ne donnait d'ordre à personne . Aucun des grands de la cour n'osait lui parler de l'ensevelissement de Mordjâna, quand son oncle Mansour vint le trouver. C'était un vieillard très-âgé, pour qui le khalife possédait une grande affection. Mansour lui dit : Fils de mon frère, que Dieu bénisse ton affection pour Mordjâna ; mais n'as-tu pas une consolation dans le Livre et le Prophète : Toute âme goûtera la mort. C'est honorer les morts que de les ensevelir. A ces mots le khalife se prit à pleurer abondamment, puis il donna dos ordres pour que le corps de Mordjâna fut lotion né et enseveli ; une laveuse qu'il avait envoyé chercher se présenta et lui dit: J'ai entendu, j'obéis à Dieu, puis à loi, ô prince des croyants. La femme alla vers Blordjâna, remplit son devoir, et pendant qu*elle s'occupait à la laver, elle trouva

— ii9 —

sur sa létc ce talisman écrit en lettres cl*or, enveloppé dans un lambeau de soie verte. Après avoir terminé ses lotions et mis le corps de Nordjâna dans un linceul, elle lui piratiqna dts onctions avec du musc, delà galié, dii camplirCt de Teau de roses et du safran ; puis elle se rendit auprès du khalife pour lui rendre compte de ce qu*elle venait d*exéeuter.

Le khalife s'approcha du corps de Mordjàna, découvrit sa figure et la trouva noire. Alors îi se prit à pleurcîr abondamment. Serait-il possible» s'écria ^^t-il, qu'elle fut ainsi pendant sa vie? Aucun des assistants ne put lui dire qu'elle fut antérieurement noire. Peut-être, ajouta-t-ll, qu'elle aura commis quelque grande faute et c'est ce qui l'aura fait noircir à sa mort.

Ii se tourna ensuite vers la- laveuse et arrêta sur elle 6és regards en souriant. Cette femme portait alors le tallsmav.

Tu vas m'épouser, lui dit le khalife. Que Dieu prolongé te puissance, 6 prince des croyants, lui répondit la lave^se^ mais cette faveur est au-dessus de ton esclave. Sur Dieu, réplique le khalife, ce que je dis est sérielix. La laveuse fût aii comble de la joie.

Aussitôt que le corps de Mordjàna fut enseveli, od appela un cadhi, on fit comparaître des témoins, et on dressa l'acte de mariage avec la laveuse . Le khalife consomma le mariage et cette femtne (ut en faveur auprès de lui plus eneore que ne l'avait été Mordjàna. Elle devint sa compagne intime : les faveurs et les trésors lui arrivèrent pareillement.

Elle eut du khalife deux enfants.

Quand le khalife mourut, que Dieu lui lasse miséricorde ! la laveuse vécut encore quelques années. Sentant sa fin approcher, elle envoya une dépêche à l'imam Noureddtn el Isbahani. L'Imam lui était cher, à cause des rapports qu'il avait avec ses enfants; aussi lui fit-elle abandon d'une partie de ses biens.

Elle lui montra le talisman précieux et lui dit : Noureddin, cdùnais*tu ce talisman? — Non, répondli^l. -r- Eh bien! ce

,f!0^mfffé jmpi'k ^ joiir, p| je |be prie, fur 1^ Mff^ rela- Hifpii ' el r Jf9ili& (|ii «Mfl^ fptie iNfmr A» inf'iini innserav don ffiMjt^iy <^' gpi W li Tmtecwp ginWM e|ic^ toi 4|l

bam ce MN^i^ Ri^cieiii m le gfimd ji^m d^ Dieu §ffkP ïpa |i'|Dvoqii6 îai^ais $iuis ftire naoeé.

4#ite||^Miipa]|.

l9ir>^oMia.|j9Qifi^ ^^mr^i ; 4M0 INe.« lui fiia«e fniaéfncof^e !

La renommée de ee talisman se répandît dans les enviiPf'lsjl'Alliif m^ ti9M fiayf 4pïM^m/ Itoaraplp savant^ le ,VflimHvir|op| f$l)e (OtH^senr^ent.

«9 Mtf«fi|p4f^tfiNt l.es f((^aMg90» 4<poiie les nœuds, l^cU lîl^aV^^t^api^,a)de k |a TMe^t gvéeît l«s oiaux de «mur, JMli8V9rtBf>4esaff»^Qiia du d^ etdea iHrtk«latioiis» tetti«s .)f s ffaladJief » fn «9 nm. $c# efantagfis fo.ni 4els «pe Dfea seul en connaît le nombre.

C#liirt(mi te p4»r4e:0'af»»ii:à fedoMtfw dea ro#f, Ueai à l'a-

iCAlffl qui J> éeijii el qiiI le por^ dans un leml^ea» de soie n^f «ena prés^rré de mtfsdissri^a^ de toel accideni.

Qàm vi te fNwrtAdaAa tes e^sMiblée& «v>^a te pm>le persaasiye.

Celai qui récrit, en faUjiine.infnstenetlMlmînislrei un fiMted^f 4<9^ftt4iift d^ l<Hi$ «es fljiaiiy.

«^ «v^iilaiassoiitionomkffabtes. Lenésoîi Dieu, le «oui^rate'id0# M>ildes.

«i;elte)#M te manière. denA U «tfNnmence :

f 4«JNm i^^Ote» «Minfiitrei odaérîconiieex.

« mon Dieu ! je te prie par VÉlre et sa grapdewr* V^r \?

0afii^>n^:i1$^âl^ft• par^te Vjr^fM'^tii m» éteffaiten» fpr te

— ni —

écritioir^, pfr la T^ble ^ sji çf^tmty^fion, par 1^ JSmih^l^n

par Àzrafi^ et safii^rté, p^ Azroïl et ^ 3^rjié» p^r U^s (wt^X^ pji Ijçqr pfir^djs, pfir Vf^ïfge pt ^ ^UT^raipelé, p^ Â<)apii fitça /ornjifUoi^, par %Yfi ^i sa fautes par l,4rU et ^o/i enlévf^mçot, par Sal($b ei ça cbameU^) pi^r Naé, .^ barque et ses prières, par Moïse et ça pairole> p;^r ^afpo et sa grainte, par David et sa gloire, par 3aloi|iOD et .çfi puissance, p^ Zachajrîe et ;boq aôponçiatHiii, par l^l^)dj$r et sa source, par Abraliamjçt ^n i|i}iinitç, p9.r Jé$u3 et sa çqp^rioriié, par Jacob et son isolèfn<Dl, j^ar J9sppb ,et .ses aYen^tufes,par Mohamnied (^ue le salut de Dîeii sojt sprliiî) çt spn intercessioi^, par )e ^Qjn^ et ça Jj^çlpr^, par la siApwe et son étendve, par Aboq B^kf )çt sa ;r^tria|te, ^i^r .Ôgjwr eJi^s^ juslice, par ûtsman et ça paifenie, pi^r Ali jt^en J^ it^le^ et fm W^ge, par Ips premiers et les derniers, par les Mobadjériens et les Âji^ça-

«P nti^n piejQÎje VinjTQ^e py \f.iif^i dp Ift» nom, le plus grand de ip^s...

€ A^ii poyn ,dç Pjftt pjlf iQçpt ^»;n|^icpf:4|(^x ! € f> jçppD Çiç^ ! jp t'ii[^|j9g|iie p/ir Ifi yçrMé djç.ia StPjurate cl

c Ô mon Dieu, Je le prie par la vérité de J^ ^,\m^Ui l^-yf^"

• JO n^A JO^^v, jfO tlpYOoyepajr l? véi^iç idç )a Sc^^ratç Amran.

(Suivent les autres sourates, dont nous nous abstiendrons de donner la longue énumération.)

< mon Dieu ! je te prie par le sublime Coran .

«t mon Dieu! je te prie par la vérité de ton nom grand et suprême que tu as fait descendre sur ton prophète Mohammed (que le salut et les grâces de Dieu soient sur lui !)

« Je te prie, ô mon Dieu, par ton nom suprême qu'invoqua Noé et tu le tiras du déluge. Je te prie, ô mon Dieu, par la vérité de ton nom qu'invoqua Moïse, fils d'Amran et par lui

il fendit la mer. Je te prie, ô mon Dieu, par la vérité de toa nom suprême qu'invoqua Zacharie et tu lui fis don d'Yahya. Je te prie, ô mon Dieu, par la vérité de ton nom suprême qu'invoqua Khider et par lui il marcha sur les eaux sans mouvoir les pieds. Je te prie, ô mon Dieu, par la vérité de (on nom suprême qu'invoqua David et il amollit le fer. Je le prie, ô mon Dieu, par la vérité de ton nom suprême qu'invoqua Jacob et tu lui rendis la vue. Je t'invoque, ô mon Dieu, par la vérité de ton nom grand et suprême qu'invoqua Jésus, fils de Marie, et par lequel il fit revivre les morts. Je t'invoque, ô mon Dieu, par la vérité de ton nom grand et suprême qu'invoqua Joseph et tu le retiras de la citerne et de la prison et tu lui confias un grand empire. Je t'invoque, ô mon Dieu, par l'Ecriture, par l'Évangile, parles Psaumes, par le Coran sublime. Je t'invoque, ô mon Dieu, par la vérité de tous tes noms.

f Fais que le porteur de cet écrit s'enrichisse sous ta sauvegarde et ta protection, qu'il soit chéri de tous, qu'aucun ne le frappe, ne le blesse, ne le tue, ne l'afilige en rien...

« Je te prie, ô mon Dieu, par tous les Prophètes, par tous les Saints, par toutes les révélations, que le porteur de cet écrit soit en faveur auprès des chefs, des visirs^ des princeiB et des souverains

a Ecarte du porteur de cet écrit tous les maux, la migraine, le crachement de sang, les maux de tête, de poitrine, du dos de l'épine, etc., etc. >

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