‹ Une mission médicale en KabylieChapitre 5 sur 44 · IV. — nvDnoLOGiE · texte numérisé non relu

IV. — nvDnoLOGiE

Les sources sont abondantes en kalùlie. Il en existe dt petMesà la iKÙssance de tous les grands ravins. Ccst dans les pejiiu, ravins, à unealtiiudc moindre, que jaillissent les plus ptiissantes.

Les.saisofis exercent une influence très marquée sur le réghue des eaux. Fn biv^r, la plupart des ravins se transforment en torrents. En été, les rivières nedonnçnt piusqu^un miite<î filei d'eau. Dans la gi>igq où coule le Sébs»>n. grossi de rOued Ais$t Ton ne rencontre plus en été qu*une nappe

d'câu de quelques mèlres de largeur et que Ton Iraverse en ayant de Tcau quelque peu plus haut que la cheville.

En ëlé, quelques sources seulement débordent de leur bassin.

Le long des cours d*eau, sonlconsirutlsde nombreux moulins. Beaucoup de canauxdlrrigaiionsoiit détachés des cours d'eau pour Varrosement.

Toutes les fontaines d'une ceriaine puissance sont entourées de plantations, particulièrement de courges et de poivrons.

La position des villages est une condition défavorable pour Tappi^ovisionnemcnt d*oau.

Quelques fonininesà mi-coïc, malgré Tabondance de leurs eaux, ne peuvcni être exploitée^ que pour Tarrosemcnt des jardîr.s.

L'année 1838 fut d'une sécheresse notable. Fort-Nâp^^léon dût ménager ses eaux quelque peu insuffisantes. Nous nous rappelons que les femmes d'Aït-Frah, village d'une population de mille habiianis, olaieni forcées d'employer une partie de la nuit à la fontaine, tandis qu'il suflii ordinairemeni de quelques heures de l'après-midi pour compléter Tapprovisionnement.

Généralement, un travail de maçonnerie est praiiqué pour contenir les eaux des sources.

Quand leur éloignement ne permet de les employer que pour rirrigation des jardins, ce travail est en maçonnerie sèche. Quand le village vient s'y approvisionner, la source est recouverte d'une construction solide à la chaux, toujours pittoresque et souvent élégante. Telle est la forme la plus ordinaire de ces constructions. Les terres sont soutenues par une muraille de deux à trois mètres de longueur sur une hauteur un peu moindre, et d'une épaisseur d'un demiinètrè. Contre cette muraille, s'élève un massif de maçonnerie d'une hauteur et d'une largeur légèrement inférieures saillant d'un mètre ou plus et se terminant supérieurement

en voiiie. Dans ce massii, sont percées deux ouvertures d'une hauteur qui permet d* entrer sans se courber pour puiser. Dans le fond règne, de part en part, un bassin sur lequel n*empiète pas la portion de maçonnerie percée d*une arcade comprise entre les deux ouvertures. La plupart de ces bas • sins contiennent près d*un demi, d*un quart de mètre cube d*eau. Tel est donc Taspecl sous lequel se présentent ces fontaines vues de face : deux U renversés, et accolés, inscrits dans un plusgrand, lequel est lui-même inscrit dans un carré. Ces constructions bien entretenues, d*une blancheur cclatunte, ombragées pnr de grands arbres, avoisinéesde pentes raides, nues ou semées de frênes, sout en outre piltores quement encadrées et d*un très bel elTei.

Quelquefois la construction diffère par la nature et la forme de son couronnement. Au lieu d'une voûte simplement, il existe un toit et alors les proportions sont plus fortes. Chez quelques-unes de ces fontaines, le toit se prolonge eu avant, supporté par des poutres. Bien souvent le long du bassin et en avant, une poutre creusée permet d'y verser un peu d>au au moyen d'une grosse et massive cuiller qui reste là à demeure et au service des passants»

Parfois des fontaines sont exclus' vcment réservées aux femmes pour Tapprovisiounement de Teau et cela par me* sure de jalousie.

C'est habituellement vers trois heures de l'après-midi que les femmes vont à la fontaine faire la provision d'eau.

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